22 mai 2008

Le foetus est un être à part

Une des choses qu'on devraient se méfier est la fiction dont les féministes se servent pour préserver le "droit" des femmes d'avorter.

Si on a besoin d'une fiction, n'est-ce pas le signe que cette loi est injuste et n'est pas basée sur les faits?

D'après Jeanne de Coucoumellisms:

Il est temps de se réveiller mes chères soeurs féministe cyniques, la majorité des femmes saines considèrent déjà que leur foetus est un être à part. Quand une femme est enceinte, elle se frotte la bedaine tendrement. Elle lui parle. Elle lui chante parfois. Ses proches lui donnent des becs, lui parlent aussi et la caressent. Si on voyait un homme parler à sa bedaine comme s'il s'agissait d'une autre personne on l'enfermerait. Pourtant on ne trouve rien de bizarre quand une femme enceinte le fait. Et quand elle n'est plus enceinte, elle ne lui parle plus, pas plus qu'elle parle à ses bras ni à ses pieds. Pourquoi? Parce qu'elle ne parle pas vraiment à sa bedaine mais à l'être à part qui vit temporairement dans sa bedaine. Elle sait que c'est un être à part. La société entière reconnaît que c'est un être à part. Franchement, sur quelle planète vous vivez?


Pourquoi que PERSONNE dans la presse francophone ose dire ce que tout le monde pense tout bas?

Baisse du nombre d'avortements au Québec

En 2005, il y a eu 29 259 avortements, comparés à 30 616 avortements en 2004. Ça représente une baisse de 4.4%.

Le taux a baissé de 19.6 à 18.8.

Au Canada, le nombre a baissé de 100 039 à 96 815, une baisse de 3.2%.

Mais je ne suis pas certaine que ça compte les avortements "chimiques" et je suis certaine qu'un grand nombre d'avortements tardifs sont exclus, parce qu'ils sont codés comme des "mortinaissances" et non des avortements.

Selon une avorteuse de Toronto, il y a peut-être 10 000 avortements qui ne sont pas comptés uniquement dans la ville.

Les avortements dans les bureaux de médecins et dans les cliniques non-financés par l'État ne sont pas comptés.

Il devrait avoir une loi qui oblige les avorteurs à transmettre cette information au ministères de la santé provinciaux pour qu'on puisse avoir une image exacte de la situation.

21 mai 2008

Mise à jour

Je suis maintenant enceinte de 31 semaines et je suis en panne d'énergie. La bonne nouvelle: je vais avoir ma césarienne le 7 juillet. Yé! Au moins je sais quelle date que je vais accoucher.

Je ne sais pas ce que l'avenir me réserve concernant ce blogue. Il y a des jours quand j'ai le goût et l'énergie d'écrire, et d'autre ou je m'en fiche complètement. Mais, je vais être de retour en forme, à un moment donné-- mais je ne sais pas quand.

Pendant ce temps-là, voici quelques photos de l'échographie de ma petite. Elles ont été prises le 20 mai, à 31 semaines:




16 mai 2008

Une décision d'une Commission des droits de la personne n'est pas de la "jurisprudence"

L'émission de l'opinion de la Commission des droits de la personne concernant la prière dans les conseils municipaux devrait soulever des questions, qu'on soit en accord avec cette décision ou non.

Une commission des droits de la personne est gérée par des fonctionnaires. Pas nécessairement des avocats ou des gens avec une formation légale. Les mêmes gens qui mènent les enqûetes siègent sur le tribunal comme juges-- pas de formation légale nécessaire, bien entendu. Donc les enquêteurs sont les juges. Ça va à l'encontre des principes de notre système légal: le juge, les enquêteurs et le jury devrait être trois entités séparées.

Donc, un département du gouvernement-- non-élu, avec un personnel qui n'a pas nécessairement de formation légale, et ne faisant pas parti de notre système judiciaire (parce que c'est une commission et non une cour)-- décide pour les citoyens ce que la loi devrait être.

Ça n'a pas de bon sens.

La Commission a émis sa décision sans qu'il y ait eu une audition. Donc, même avant d'avoir entendu le cas, elle a décidé que la Ville de Saguenay était coupable. Il me semble qu'on est innocent à preuve de contraire. Bien sûr qu'il n'y a pas eu d'amende ou d'autres sanctions, mais si les plaignants traînent le cas devant le tribunal, on connaît déjà le verdict.

Ça ne marche pas comme ça un système de justice. Un juge ne trahit pas sa décision avant même d'avoir entendu la cause. Ça s'appelle l'impartialité.

Les règles de procédure ne s'appliquent pas lors de l'audition. Lorsqu'il s'agit d'un crime, le procureur doit prouver son cas hors toute doute raisonnable. Mais avec la Commission, il s'agit de simplement de présenter le cas le plus politiquement correct.

Il y a des violations flagrantes de la démocratie et des principes rudimentaires d'un système légal moderne. Des lois, ça devrait être votées par des élus. Son application devrait être déterminée par des juges, pas des fonctionnaires. S'il y a une cause, il devrait avoir des règles de procédures.

Il faut commencer à se poser des questions sur ces commissions et demander des comptes.

11 mai 2008

Le gros bon sens, c'est rafraîchissant

Quand un bloggeur fait un bon argument, ça ne de dérange pas d'être une "copieuse" et de simplement faire du copie-collé. De toute façon la plupart écrivent mieux que moi. Aussi ben comme ça.

De Brouilleur d'Ondes, sur "l'agenda conservateur" selon les gauchistes:

Vous le savez peut-être déja tellement on en parle au Téléjournal de Radio-Canada, "L'Agenda" et "L'idéologie" des conservateurs, de la "droite", constituent une sorte d'argument-massue sans argument, c'est un code. Ceux qui utilisent ce code semblent ignorer qu'eux-mêmes sont affectés d'une idéologie, qui me semble de plus en plus écrasante. Crier à l'agenda et à l'idéologie, c'est comme si je me mettais à crier "Voici un éléphant" en pointant du doigt un éléphant.


Sur la marijuana:

Aujourd'hui, pour les Marco Fortier des médias mous et gauchisants c'est pas "cool" seulement que d'avertir les jeunes que la marijuana ça n'amène rien de bon dans la vie, que c'est pas avec ça que tu vas devenir un bon médecin, journaliste, ou soudeur. L'usage de la marijuana peut se limiter à quelques expériences, mais j'en sais assez sur le dossier des fumeurs "cool", que la marijuana sans t'amener dans le gouffre de l'héroïne, peut souiller le parcours d'un jeune vers la vie adulte, gâcher ses études, faire prendre des décisions stupides qui auront des conséquences stupides le restant d'une vie.


C'est comme la cigarette. Peut-être la majorité des gens qui fument ne suffiront jamais de maladies chroniques. Mais il y a une méchante gang qui en souffre. C'est la même chose pour la mari. Il y a peut-être des gens qui en fument qui gèrent bien leur vie, mais le nombre de gens qui se causent des problèmes parce qu'ils se droguent n'est pas marginal.

10 mai 2008

VIDÉO: Des médecins commentent l'avortement

Voici un vidéo d'environ quatre minutes. Il montre un diagramme illustrant le déroulement d'un avortement à suction-- le moyen surgical le plus commun pour les avortements du premier trimestre.

Les deux médecins parle de l'avortement dans le contexte français.

L'obstétricienne/gynécologue mentionne qu'en France, l'avortement est légal pour toute raison avant 12 semaines d'aménorhée. Au Canada, il n'y a aucune loi. Il est légal de se faire avorter jusqu'à la naissance. Certes, c'est difficile de trouver des médecins capables et désireux de commettre des avortements après 20 semaines, mais j'ai déjà documenté des avortements allant jusqu'à 36 semaines. Lors d'une émission d'Enquête de Radio-Canada, l'avorteur Claude Paquin a parlé d'avoir envoyé une patiente enceinte de 31 semaines se faire avortée aux États-Unis parce qu'elle menaçait de se suicider. Franchement, c'est pas un avortement dont elle avait besoin!

Les adhérents à l'idéologie pro-avortement insistent que les femmes savent ce qui se passent pendant un avortement. Ce n'est pas toujours vrai. D'après mon expérience, il y a une énorme ignorance concernant le développement de l'embryon et du foetus pendant la grossesse. Les idéologues continuent de faire à croire que le foetus est un "amas de cellules".


6 mai 2008

Le député Ken Epp répond aux critiques de la loi C-484: il ne criminalisera pas les femmes enceintes

Lors de leur campagne contre le projet de loi C-484, bien des féministes citent des exemples américains pour dire que les lois qui reconnaissent une victime non-née sont utilisées pour criminaliser les femmes enceintes.

M. Epp dit son projet de loi ne se compare pas aux exemples américains-- premièrement parce bien des exemples cités ne sont pas des lois sur l'homicide de l'enfant non-né; et deuxièmement parce ces lois ne contiennent pas d'exemption explicite pour l'avortement ou les gestes de la femme enceinte.

Il dit en conclusion:

Les prétentions alarmistes de l’association National Advocates for Pregnant Women, selon qui « [TRADUCTION] les lois sur la violence faite aux enfants à naître (…) deviennent des instruments pour assujettir et punir les femmes enceintes8 », et sur lesquelles la Coalition pour le droit à l’avortement au Canada s’est appuyée pour discréditer le projet de loi C-484 sont sans fondements compte tenu des faits de l’expérience américaine et ne s’appliquent pas à la modification qu’il propose du Code criminel. Ces prétentions ne sont qu’un écran de fumée visant à dénaturer l’objet effectif du projet de loi, qui est de protéger les femmes enceintes et leurs enfants à naître contre les attaques de tiers et de condamner les actions de quiconque ferait du tort à l’enfant à naître d’une femme enceinte ou causerait sa mort contre la volonté de celle-ci. En faisant une description alarmante de la situation aux États-Unis et en faisant un parallèle avec le Canada, ces organismes cherchent à susciter la crainte irrationnelle que le projet de loi C-484 puisse être employé contre les femmes enceintes au Canada, alors qu’il est un effort manifeste et sans équivoque pour veiller à ce que le choix de la femme enceinte soit respecté. En termes simples, le projet de loi C-484 n’est pas conçu pour limiter les actes de la mère à l’égard de son enfant à naître ni à permettre qu’elle soit poursuivie en raison de ses décisions en la matière, et ce n’est ni son but ni son sens. Il vise strictement et explicitement les tiers qui attaqueraient une femme enceinte et, ce faisant, feraient du tort à l’enfant à naître ou causeraient sa mort.

C’est à ceux qui prétendent que le projet de loi C-484 pourrait servir à « assujettir » et à « punir » les femmes enceintes de prouver comment cela est possible.

4 mai 2008

Le projet de loi C-482

D'après I love loi 101:

Le Projet de loi C-482 sur les langues officielles demande notamment que « Le gouvernement fédéral s’engage à ne pas entraver l’application de la Charte de la langue française, L.R.Q., ch. C-11, sur l’ensemble du territoire du Québec ». Donc, tous les parents francophones qui veulent envoyer leurs enfants à l’école anglaise seraient mieux de le faire tout de suite, parce qu’après, il n’y aura plus de chance à utiliser la Constitution pour protéger vos droits.


Donc, la loi sur les langues officielles seraient subordonnées à la loi 101.

No thanks.

Mais j'ai de la misère à croire que ça va passer.

3 mai 2008

VIDÉO: Angleterre-- 66 bébés survécurent à l'avortement



Au Canada, on commet des foeticides, c'est-à-dire, on injecte du chlorure de potassium dans le coeur du bébé avant l'expulsion. Pour ne pas avoir à confronter des problèmes d'éthique si le bébé survit à l'avortement.

2 mai 2008

La vraie démagogie

Cette chronique de Richard Martineau date de quelques jours, mais je trouve que ses propos méritent d'être répetés:

Mario Dumont a raison d'exiger des excuses de la part du candidat péquiste Maka Kotto. On n'est pas un adepte de Jean-Marie Le Pen parce qu'on se demande comment le Québec peut à la fois augmenter le nombre d'immigrants et couper dans les cours de français et le support aux organismes d'intégration !!!

C'est une question parfaitement légitime.

AU LOUP !

Savez-vous c'est quoi, l'extrême droite ? Savez-vous c'est quoi, un raciste ?

On utilise tellement souvent le mot «raciste», au Québec, qu'on est en train de le vider de tout son sens.

Vous vous posez des questions sur le port du voile ? Vous êtes raciste ! Vous dites que les Français qui passent leur temps à insulter les Québécois sur le site immigrer-contact.com devraient peut-être songer à retourner chez eux s'ils détestent autant leur patrie d'accueil ? Vous êtes francophobe !

Les bien-pensants disent que Mario Dumont est alarmiste, démagogue, populiste. Moi, je trouve que c'est Maka Kotto qui jette de l'huile sur le feu et qui excite les foules en utilisant un mot lourd de sens.


Entièrement d'accord.

J'ajouterais que "misogyne" et "homophobe" sont aussi surutilisés dans le discours politique. Suggérer la moindre restriction sur l'avortement ou exprimer la moindre opposition au mouvment gai méritent ces étiquettes au Québec, mais ça n'a pas de bon sens. On met dans la même catégorie une personne qui pense que l'état ne devrait pas payer pour l'avortement avec une personne qui pensent que les femmes ne valent rien (comme dans certains pays du Tiers-monde).

La chronique de Martineau me fait penser à cette chronique sur l'hypocrisie de la scène artistique québécois.

Les politiques savent qu'il est mal vu d'afficher ouvertement ses sympathies de droite. La droite s'assume autant au Québec que les artistes qui prétendent ne pas regarder la télévision. Elle voudrait même nous faire croire que le concept d'échiquier politique est éculé. Il n'y aurait pas de droite au Québec, comme partout ailleurs dans le monde. Qu'une gauche plus ou moins ouverte à l'intervention de l'État, à la sauvegarde des valeurs traditionnelles et à l'immigration. Comme ce grand libéral Mario Dumont...


Ça reflète mon expérience. Les Québécois se croient très ouverts, très progréssistes, mais le commun des mortels est beaucoup plus conservateur qu'il s'imagine. Il ne faut surtout se situer dans le mauvais camp politique, parce que c'est mal vu. Il ne faut pas se faire étiquette de raciste, de misogyne ou d'homophobe, même si ce qu'on pense est la vérité.

1 mai 2008

Art foetal

Voici une série de tableaux incorporant l'image du foetus. Selon l'artiste, il s'agit d'autoportraits psychologiques. Je les ai trouvés interessants.

Un blogue pro-vie qui vaut le détour

AvortementIVG.com.

On aurait besoin de plus de blogueurs pro-vie francophones.

29 avril 2008

Manger du chocolat serait bon pour la grossesse

Ça c'est le genre de nouvelles que j'aime lire, étant enceinte de 28 semaines.

Bien que, ça pourrait contribuer au développement de la diabète. M'enfin!

Les pires chansons des années 80

Je suis vraiment pas d'accord avec cette liste. En fait, j'ai aimé presque toutes les chansons #1 des années 80.

Bien que je suis d'accord que les New Kids...c'était pas fameux comme musique.

Franchement, la musique des années 80 me manquent.

27 avril 2008

Le débat sur l'avortement (ou le foetus) n'est pas clos

Moi, ça m'agace quand des gens essaient de faire taire des gens en disant un débat est "clos" quand c'est clair que ce n'est pas le cas.

Comme, par exemple la députée Carole Freeman:

Tant et aussi longtemps que les gens contestent l'avortement et la complète absence de lois protégeant le foetus, le débat n'est pas clos, et un élu n'a pas d'affaire a déclaré (et quasiment dicté) qu'un sujet est clos.

Personnellement, je refuse de me taire.

Voilà maintenant vingt ans que le débat sur l’avortement est clos. Or, le gouvernement veut remettre en question ce droit des femmes, lequel a pourtant été attesté par la Cour suprême à maintes reprises.


Qu'on en finisse avec les mythes légaux. La Cour Suprême n'a pas affirmé que l'avortement était un droit. La Cour Suprême a même invité le Parlement à légiferé sur l'avortement. Le Bill C-43, qui a était défait au Sénat par un vote à voies égaux-- était le résultat de cette invitation.

Qu'on arrête de se conter des histoires.

La Cour a dit que le foetus n'a pas de droits. Mais c'est parce que, dans l'absence de législation sur le foetus, elle ne pouvait pas en inventer. Mais elle a dit que c'est légitime pour l'état de créer des lois pour protéger le foetus.

En tant que députée, je me dois d’informer mes concitoyens ainsi que les groupes de femmes sur les impacts de ce projet de loi. C’est pourquoi nous sommes réunis aujourd’hui afin de comprendre et manifester notre profond désaccord envers C-484 », a déclaré Mme Freeman lors de la rencontre le vendredi 18 avril dernier.


On voit la députée dire son avis sur la loi. Mais est-ce qu'elle veut savoir l'avis des femmes? Voilà une autre chose qui m'agace. Les féministes aux femmes ce qu'elles devraient vouloir. Mais qu'est-ce que les femmes veulent? Je ne doute pas que la majorité des femmes veulent qu'une aggression contre le foetus soit considérée comme un crime, et non pas comme un "facteur aggravant".

On dit avortement, avortement, avortement. Mais les femmes enceintes, elles? Qu'est-ce qu'elles veulent. On semble se soucier uniquement des femmes qui veulent avorter et on ignore les femmes qui veulent poursuivre leurs grossesses (la majorité!). On voit les priorités des féministes.

La représentante de l’organisme Re-Nou-Vie, Chantal Brasseur, s’est dite indignée face au projet de loi C-484. «Pour moi et plusieurs autres, ce projet est un moyen détourné de criminaliser de nouveau l’avortement.»


Sauf que l'avortement est exclus de toute poursuite.

Mme Brasseur a tenu à ajouter que cette loi entre directement en conflit avec le statut juridique du fœtus selon l’article 223 du code criminel.


La preuve? Aucune! Beaucoup d'affirmations, mais pas d'arguments.

« Je souligne que tous les élus bloquistes ont voté unanimement contre le projet de loi C-484. D’ailleurs, ce même consensus s’est produit à l’Assemblée nationale du Québec où tous les députés n'ont pas hésité à voter en faveur d'une motion dénonçant le projet de loi défendu à Ottawa par le gouvernement de Stephen Harper. C’est une preuve indéniable que nous sommes à l’écoute des besoins du Québec et que nous comprenons les priorités des Québécoises», allègue Mme Freeman.


Quelles Québécoises? Le dernier sondage démontre que la majorité appuient la loi.

Je remarque que l'article contient aucun commentaire des supporteurs de la loi. C'est carrément de la propagande.

25 avril 2008

Le pape lira sermon au Congrès Eucharistique?

Le cardinal Marc Ouellet a dévoilé aujourd’hui les détails de la cérémonie de clôture du 49e Congrès eucharistique international qui se tiendra à Québec cet été. Une homélie sera prononcée en direct de Rome par le pape Benoît XVI.


Lire la suite.

23 avril 2008

Médecin Québecois: On n'a pas été consulté sur C-484

Le Dr. Roy Eappen est un endocrinologue qui travail à Montréal. Selon son blogue, la FMSQ n'a pas consulté ses membres avant de prendre position sur le projet de loi C-484.

On peut se demander si les propos du Docteur Gaétan Barrette son vraiment représentatifs des membres de sa profession. Et même si une majorité en sont d'accord, est-ce légitime d'un corps médical de prendre position sur une question qui risque d'être aussi controversée?

C'est ce qui m'agace dans tout ça. On dit "les femmes" et "les médecins" et "les députés" se mobilisent contre le projet de loi. Mais est-ce vraiment le cas? Comment ça se fait les journalistes ne sont pas capables de trouver des gens parmi les femmes, les médecins et les députés qui sont contre? Est-ce que l'opinion est aussi unanime que ça? J'ai de la misère à croire ça.

Je crois que peut-être il y a des journalistes qui font partie de la mobilisation. Bien sûr qu'un journaliste peut avoir son opinion, mais il me semble qu'une publication qui se dit "objective" a le devoir de trouver des opinions contraires. Selon un sondage Angus Reid, 60 pour cent des Québécois sont d'accords avec la loi. Coudonc, ils n'ont pas chercher loin, eh?

21 avril 2008

VIDÉO: Un Avortement

J'ai crée ce video à des fins éducatives. Il s'agit d'un extrait d'un documentaire diffusé sur le réseau PBS.

Je l'ai crée parce que les pôvre-choix accusent les pro-vie de "truquer" les images de foetus avortés. (C'est drôle, mais ils ne sont jamais prêts à montrer des images eux-mêmes, m'enfin). Alors, j'ai décidé de diffusé ce clip, qui vient d'un documentaire qui n'était pas forcément pro-vie.

Sa force est sa provenance: personne peut dire que c'est de la propagande pro-vie. Sa faiblesse est qu'on ne voit pas le foetus reconstitué à la fin. Je crois voir deux bras et une tête, mais c'est ambigu. Malgré cela, je crois que les images sont assez éloquentes.

19 avril 2008

L'ex-juge Andrée Ruffo en faveur du projet de loi C-484?

Je fouinais sur l'internet quand j'ai tombé sur les forums de Châtelaine. Une des participantes mentionne que l'ex-Juge Andrée Ruffo est en faveur du projet de loi C-484.

Ça serait ben interessant de lire ce qu'elle a à dire concernant cette loi.

Avortements Selon le Stade de Gestation en 2004

Toutes les informations ici.

Sauf que les hôpitaux du Québec n'ont pas subi d'âge gestationnel. Ça devrait être obligatoire, d'après moi.

Les dérives de la présidente du Conseil du statut de la femme

Des fois, j'en reviens pas de la démagogie et de l'hystérie de la part des féministes pour avancer leur agenda.

Christiane Pelchat a écrit un article contre le projet de loi C-484, dont le titre est: "Projet de loi C-484 et avortement - Allons-nous retourner en prison ? "

Lis la loi. Tout geste de la part de la femme est exclus de toute poursuite.


(7) Il est entendu que le présent article ne vise pas : Exclusions — interruption de grossesse et actes commis de bonne foi


a) un acte posé relativement à une interruption légale de la grossesse de la mère de l’enfant avec le consentement de celle-ci;

b) un acte ou une omission qu’une personne agissant de bonne foi considère nécessaire pour préserver la vie de la mère de l’enfant ou la vie de l'enfant;

c) un acte ou une omission commis par la mère de l’enfant.


C'est-tu clair? La femme ne peut pas être entraînée en justice!


Il faut se rappeler que c’est en vertu du droit des femmes à disposer de leur corps et de leur droit à la liberté de conscience que la Cour suprême du Canada avait jugé illégale la criminalisation de l’avortement.


Pas du tout. La décision Morgentaler a simplement décreté que les comités d'avortements thérapeutiques étaient anti-constitutionnels.

Si la Cour Suprême interdisait toute forme de réglementation sur l'avortement, pourquoi a-t-elle invité le parlement de passer une loi? Les conservateurs de l'époque avaient présenté la loi C-43 en Chambre. Elle a été défaite dans le Sénat.

Elle en invente!

Dans l’arrêt Morgentaler, la juge Wilson avait pris la peine de signaler que le droit à l’avortement découlait du droit à la liberté garanti par l’article 7 de la Charte canadienne : l’article 251 « affirme que la capacité de reproduction de la femme ne doit pas être soumise à son propre contrôle, mais à celui de l’État. C’est aussi une atteinte directe à sa “personne” physique... La décision d’interrompre ou non une grossesse est essentiellement une décision morale et, dans une société libre et démocratique, la conscience de l’individu doit primer sur celle de l’État. »


C'était la seule juge de se prononcer pour l'avortement, et uniquement pour le premier trimestre. La Cour n'a pas crée de "droit à l'avortement".

Mais mêle-la pas avec les faits!

L’adoption du projet de loi C-484 entraînerait une accusation criminelle pour les médecins qui pratiquent un avortement puisqu’ils auraient causé la mort du fœtus. Il y aurait donc deux criminels : la femme qui subit l’avortement et le médecin qui le pratique.


Comment se peut-il? L'AVORTEMENT EST EXCLUS DE TOUTE POURSUITE. Les actes médicaux faits en bonne foi sont excluses. Les féministes ne prennent même pas la peine de s'informer!

On croyait que le droit des femmes à disposer de leur corps sans l’intervention du conjoint, du père, du frère ou de l’État était bel et bien acquis. Nous revenons aux diktats patriarcaux sur la propriété du corps des femmes.


Moi, je veux que le gars qui tue mon foetus soit accusée d'un homicide. Rien de patriarcal là-dans. Ben plus patriarcal de dire que le foetus désiré d'une femme ne vaut rien et on peut le tuer sans que ça soit un crime!

Les défenseurs de ce projet de loi sont convaincus que le système reproductif des femmes est un moyen mis à la disposition de la société pour la reproduction de l’humain et que l’État aurait le pouvoir d’obliger les femmes à mettre des enfants au monde.


Gros rapport. Mon système réproductif n'est pas à la disposition de la société, et je crois fermement que l'état n'a pas le droit d'obliger les femmes à avoir des enfants.

C'est de la démagogie.

On dirait un discours des années soixante-dix. Aïe, on est en 2008!

Lettre – Projet de loi C-484

Le 17 avril 2008

Chers amies et amis de l’OCVF,

Le 29 février 2008, le député conservateur Ken Epp a déposé un projet de loi d’initiative parlementaire (C-484) intitulé Loi modifiant le Code criminel (blesser ou causer la mort d’un enfant non encore né au cours de la perpétration d’une infraction). Mieux connu sous le nom de Loi sur les enfants non encore nés victimes d’actes criminels, ce projet de loi prévoit qu’une double accusation puisse être portée contre un assaillant qui s’en prend à une femme enceinte et à son enfant en gestation.

Le 5 mars 2008, le projet de loi C-484 a passé l’étape de la seconde lecture à la Chambre des Communes par un vote de 147 à 132 et a été transmis pour étude au Comité permanent de la justice et des droits de la personne. À l’heure actuelle, le débat public s’échauffe et de nombreux citoyens allèguent que ce projet de loi menace le « droit à l’avortement ». Cela est inexact puisque le projet de loi est formulé de façon à préserver la possibilité pour une femme de choisir l’avortement et n’accorderait aucun droit à l’enfant à naître dont la mère a choisi d’avorter.

Le projet de loi C-484 constitue un développement intéressant, en ce sens qu’il reconnaît – au moins dans le cas d’une infraction violente contre la mère – la dignité humaine de l’enfant à naître et la valeur de la vie humaine. S’il devait être adopté, l’enfant en gestation qui a été blessé ou tué bien que sa mère ait choisi de le porter jusqu’à sa naissance serait aussi considéré comme victime d’un acte criminel.

Pour cette raison, l’Organisme catholique pour la vie et la famille (OCVF) encourage les catholiques et tous les Canadiens et Canadiennes à contacter leurs députés pour leur demander de voter en faveur du Projet de loi C-484, et à faire circuler la pétition que le député Ken Epp a affiché sur son site Web (en français et en anglais) à l’adresse suivante : http://www.kenepp.com/issues/insidepage.asp?ID=84 Cette pétition (dont il ne faut pas modifier le format et dont chaque feuille de signatures doit inclure le texte de la pétition) peut être postée sans frais à M. Ken Epp à son bureau d’Ottawa.

Sincèrement,

† Mgr Jean Gagnon
Président du conseil d’administration
Organisme catholique pour la vie et la famille

L’Assemblée nationale du Québec est victime d’une campagne de désinformation à propos du projet de loi C­484, Loi sur les enfants non encore nés victi

Pour publication immédiate
Le 18 avril 2008



L’Assemblée nationale du Québec est victime d’une campagne de désinformation à propos du projet de loi C­484, Loi sur les enfants non encore nés victimes d'actes criminels

(Ottawa) – Ken Epp, député d’Edmonton – Sherwood Park, a réagi aujourd’hui à la nouvelle selon laquelle l’Assemblée nationale du Québec a adopté hier une motion dénonçant son initiative parlementaire, le projet de loi C-484, Loi sur les enfants non encore nés victimes d’actes criminels.

« D’abord, je voudrais souligner, a dit M. Epp, qu’il ne s’agit pas d’une initiative ministérielle. C’est un projet de loi d’initiative parlementaire qui fera l’objet d’un vote libre, comme l’a déclaré le gouvernement. »

« Débattons la vraie teneur du projet de loi, et non l’interprétation erronée que certains en ont fait », a déclaré M. Epp. « Mon projet de loi exclut explicitement et expressément l’interruption légale de grossesse. En effet, le projet de loi C-484 ne vise qu’à protéger toute femme enceinte et le foetus que celle-ci a choisi de mener à terme. C’est son choix de donner la vie à un enfant, de l’aimer et d’en prendre soin. Pour la femme enceinte, le bien-être de son enfant est primordial, et mon projet de loi corrige une lacune de notre système de justice, celle où la femme enceinte doit se porter toute seule à la défense de la sécurité de son enfant. Il prévoit que des accusations ne seront portées que si la femme enceinte est victime d’un acte criminel. Comme chacun sait, ce n’est pas un crime pour une femme enceinte que de demander l’aide du personnel médical afin de mettre fin à sa grossesse; cette situation est donc exclue du projet de loi C-484. L’objet du projet de loi est de plus clarifié par le libellé suivant : ‘Il est entendu que le présent article ne vise pas un acte posé relativement à une interruption légale de la grossesse de la mère de l’enfant avec le consentement de celle-ci.’ Il exclut aussi ‘un acte ou une omission commis par la mère de l’enfant’. IL NE S’APPLIQUE PAS À L’AVORTEMENT. IL NE S’APPLIQUE QUE SI LA FEMME ENCEINTE A ÉTÉ VICTIME D’UN CRIME ET SI SON ENFANT EST BRUTALEMENT BLESSÉ OU TUÉ. »

Soixante-douze pour cent des Canadiens -- 70 p. 100 au Québec -- appuient ce projet de loi, selon un récent sondage Environics. D’après un sondage Angus Reid, le niveau de soutien est de 70 p. 100 dans l’ensemble du pays, et de 63 p. 100 au Québec. « Il est évident que l’Assemblée nationale du Québec ne parle pas au nom de la population du Québec, qui appuie majoritairement le projet de loi », a dit M. Epp. Et elle ne parle certainement pas au nom des femmes, selon M. Epp, qui a ajouté que l’appui chez les Québécoises s’élevait à 75 p. 100 d’après un sondage Environics, et à 74 p. 100 d’après un sondage Angus Reid.

M. Epp croit que la réaction de l’Assemblée pourrait avoir été provoquée par les affirmations alarmistes du président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec, le Dr Gaétan Barrette, qui a complètement dénaturé et les faits et l’objet du projet de loi durant une conférence de presse tenue récemment. « Si nous n’adoptons pas le projet C-484, nous tournerons le dos à toutes les femmes dont le meurtre de l’enfant qu’elle portait par un criminel violent a brisé le coeur et nous dirons, essentiellement, que cela n’est pas important » a dit M. Epp.

En guise de conclusion, M. Epp a dit : « Toute femme enceinte a le droit que la sûreté et le bien­être de l’enfant qu’elle veut et qu'elle aime soit protégés par la loi. Il est inacceptable que l’objet du projet de loi C­484 ait été dénaturé de manière aussi flagrante. Je vous prie donc de lire le projet de loi. »

-30-

Renseignements

Ken Epp, (613) 995-3611 ou (780) 467-4944
www.kenepp.com

Encore des mensonges et des contradictions des anti-C-484

J'en reviens pas comment les opposants à la loi C-484 sont mal informés à ce sujet. Ils prennent les "talking points" du lobby pro-avortement et les regurgitent sans confirmer si c'est vraiment le cas. Prenons par example, l'article de Marie-Andrée Chouinard:

En ce domaine, les acquis sont trop fragiles pour permettre quelque recul que ce soit.


Mais je croyais que la Cour Suprême du Canada avait déclaré que l'avortement était un droit. Est-ce vrai ou faux? Si c'est un droit, il n'y a aucun danger, non?

Sous des dehors vertueux -- que l'assassinat d'une femme enceinte soit pénalisé à la hauteur de ce qu'il est, c'est-à-dire un double meurtre --, ce projet privé porté par le conservateur Ken Epp ouvre hypocritement une brèche vers la criminalisation de l'avortement.


Ils ont peur de dire les choses comme elles sont: ce n'est pas la mort de la femme qui serait pénalisée, mais la mort du foetus. Même si la femme demeure en vie, si son foetus meurt, l'aggresseur serait coupable de sa mort.

C'est pourquoi les pro-choix, les groupes de femmes, les médecins spécialistes et jusqu'aux députés de l'Assemblée nationale, qui ont voté hier à Québec une motion unanime dénonçant le projet de loi, ont tout à fait raison de craindre que le projet de loi C-484 ne consacre de façon détournée des droits au foetus en reconnaissant le meurtre foetal.


Lis la loi. Il n'y a pas de reconnaissance de "meurtre". Peu pas, le foetus n'est pas consideré comme un être humain.

Les nouveaux articles, qui passeront à l'analyse en comité parlementaire, font d'un criminel accusé de l'homicide d'une femme enceinte un double meurtrier, ce qui alourdirait sa peine.


Il n'y a pas de double meurtre. Impossible-- l'enfant à naître n'est pas une être humain.

Il a beau brandir une disposition qui précise que la proposition ne porte pas sur «un acte posé relativement à une interruption légale de la grossesse», cette mise en garde n'est pas suffisamment rassurante. Des juristes craignent que les gains du passé -- notamment les refus de la Cour suprême de considérer le foetus comme une entité juridique -- soient peu à peu érodés par une telle ouverture.


Ce n'était pas un "gain". La Cour Suprême a dit qu'en l'absence de législation sur le foetus, la mère et le foetus sont considerés comme "un". La Cour n'a jamais écarté la possibilité de légiferer là-dessus, et a même invité le parlement à le faire en 1989. En réponse, le gouvernment Mulroney a présenté la loi C-43, qui a été défait dans par un vote dans le Sénat en 1992, si ma mémoire est bonne.

Aux États-Unis, où les acteurs pro-vie jouissent d'une imposante tribune, 37 États invoqueraient l'argument du meurtre foetal. Et, parfois, entièrement au désavantage de la femme, qu'on prétendait pourtant vouloir protéger en passant par le droit du foetus à la vie. Très médiatisé, le cas de cette adolescente texane de 16 ans, dont le conjoint purge une double peine de prison à vie, illustre bien la fabrication de précédents. À la demande de son amie enceinte de jumeaux, le jeune homme avait sauté sur son ventre, provoquant la fausse couche souhaitée. Au Texas, où des dispositions juridiques protègent le foetus, le jeune homme a été condamné pour double meurtre.


Mais aucune femme a été poursuivie à cause d'une loi reconnaissant une victime de crime non-née. Tous exemples présentés par les pro-avortement n'étaient pas en rapport avec des lois sur les victimes non-nées du crime.

Le NPD et le Bloc québécois s'y sont ouvertement opposés, mais on s'étonne: prétextant le choix du vote libre pour tout projet de loi privé, plusieurs des libéraux de Stéphane Dion, sans ligne directrice, ont cautionné le projet de loi C-484.


Donc, on va forcer les députés à voter contre leur conscience sur une question très contreversée?

En effet, pour tous les risques qu'il présente, ce projet de loi ne fait miroiter aucun gain mirobolant.


Ben non-- perdre un foetus, c'est pas plus grave que se couper un ongle, voyons! Ça mérite pas d'être un crime.

Un criminel jugé coupable du meurtre d'une femme et de son foetus aurait droit à une peine d'emprisonnement plus lourde? Il existe des voies moins risquées pour atteindre le même objectif: par exemple, transformer en facteur aggravant le fait de commettre un crime contre la personne d'une femme reconnue comme étant enceinte.


C'est déjà le cas, madame.

Après des années de lutte -- et de lutte âpre --, les droits des femmes reposent sur de trop friables acquis pour qu'on les réduise à néant, surtout avec ce projet de loi qui prétend sournoisement se faire leur protecteur.


'Scuse, mais tuer son enfant à naître est un droit féministe et non un droit de femmes. Je m'indigne qu'on promouvoie l'avortement en mon nom.

18 avril 2008

C-484: Aucune menace pour le droit à l'avortement, estiment des juristes

Les critiques du projet de loi C-484 font fausse route lorsqu'ils affirment qu'il mettrait en péril le droit à l'avortement, selon des juristes interrogés par La Presse.


Enfin, un peu d'effort de la part des médias pour démontrer la vérité.

Mais le professeur Michel Morin, de la faculté de droit à l'Université de Montréal, juge ces propos alarmistes. Selon lui, cette notion d'enfant «non encore né» contenue dans le projet de loi est déjà employée à trois reprises dans le Code criminel. «Ça n'a rien de nouveau», dit-il.

M. Morin fait remarquer que le projet de loi exclut explicitement les avortements légaux de son champ d'action. Ainsi, il est peu probable qu'une poursuite survienne sur cette question, et encore moins qu'elle se rende en Cour suprême, note le professeur.

(...)

Mais d'autres sont moins confiants qu'eux. Le Bloc québécois a déjà posé plusieurs questions au gouvernement Harper à ce sujet. Hier encore, la députée Carole Freeman dénonçait: «Les groupes pro-vie s'en vantent. Le projet de loi C-484 est un gain qui pourrait reconnaître des droits au foetus. On le voit bien, le vieux fond réformiste des conservateurs refait surface.»


Et l'agenda pro-avortement, lui? Si on perçoit la moindre menace à l'avortement, même quand il est exclus du projet de loi, on le protège même si ça veut dire que les femmes qui perdent leur enfant souffrent d'une injustice?

C'est immoral à mon avis.

La Fédération invite entre-temps la population à protester en signant une pétition sur son site Internet.


Pas d'idéologie du tout derrière tout ça.

16 avril 2008

Des juristes induisent les gens en erreur sur C-484

Je me demande si ces juristes ont lu le projet de loi C-484:

Il reconnaît plutôt un statut juridique au fœtus, ce qui, inévitablement, porte atteinte au droit des femmes de disposer de leur corps et ouvre la porte à la recriminalisation de l’avortement.


Le seul statut que la loi attribue au foetus, c'est de reconnaître son existence. Point.

La Cour Suprême du Canada a dit à plusieurs reprises que l'État avait le droit de légiférer sur le foetus.

Le meurtre est le fait de causer la mort d’un être humain. En statuant que le meurtre d’une femme enceinte est un double meurtre, on admet que le fœtus est un être humain. Accorder un statut d’être humain au fœtus est contraire à notre droit.


Mais le projet de loi ne reconnaît pas la mort du foetus comme un meutre. Il le reconnaît uniquement comme une infraction.

Mettant fin à une saga judiciaire qui a secoué le Québec et le Canada et qui a mobilisé des femmes et des hommes attachés au droit au libre choix des femmes en matière de reproduction, la Cour suprême a, en 1989, dans la célèbre affaire Tremblay c. Daigle (1), rappelé que le fœtus n’acquiert le statut d’être humain que lorsqu’il est sorti vivant du sein de sa mère. Quelques années plus tard, en 1997, la Cour a clairement exprimé que, avant la naissance, la mère et l’enfant qu’elle porte ne font qu’un en ce sens que la vie du foetus est intimement liée à celle de la femme enceinte et ne peut être considérée séparément. Par conséquent, le droit a toujours considéré que la mère et l’enfant qu’elle porte ne formaient qu’une seule et même personne. (2) Édicter le contraire va contre le bon sens puisque ce n’est qu’après la naissance que le foetus acquiert une personnalité distincte.


Mais la loi ne décret pas le foetus est une personne. La loi ne fait que reconnaître son existence.

Trente-six États américains ont adopté des lois rendant criminel le fait de faire du mal à un fœtus. L’adoption de ces lois n’a en rien résolu la violence remportée dont les femmes sont victimes. Au contraire, ces lois se sont retournées contre elles.


Pas du tout vrai. Les femmes ont été poursuivies pour des lois autres que des lois sur l'homicide foetale. Aucune femme n'a été poursuivie à cause d'une loi reconnaissant des victimes non-nées.

Certaines femmes ont été accusées d’actes criminels et ont été emprisonnées pour avoir donné naissance à un enfant mort-né après avoir refusé une césarienne, être demeurées dans une relation de violence conjugale ou avoir eu des problèmes de toxicomanie.


Et la loi C-484 dit que les gestes de la femme. Il n'y a rien que la femme peut faire qui la rendrait coupable sous la loi.

J'ai l'impression que les opposants à C-484 disent n'importe quoi pour faire peur aux gens, au lieu de baser leur opposition sur des faits.

Article biasé contre la loi C-484-- surprise!

Remarque le langage de cet article:

Les femmes et les médecins se mobilisent contre le projet de loi privé C-484,


Pas les féministes et les médecins, mais les femmes.

Je suis tannée que les femmes soient traitées comme ayant une seule idéologie.

Les femmes ont toutes des idées divergentes.

C'est pas un mouvement de femmes, mais une mouvement de féministes, pis pas toutes les femmes en sont d'accords!

À son avis, le projet de loi violerait le droit à l'égalité des hommes et des femmes (art. 15) et le droit à la liberté et à la sécurité (art. 7) inscrits dans la Charte des droits et libertés. «Le projet de loi C-484 est dangereux, un pas en arrière», soutient la juriste.


Gros rapport! La Cour Suprême a dit que le Parlement pouvait légiférer sur l'avortement, encore ben plus sur le foetus lui-même.

La Fédération des femmes du Québec et la Fédération des médecins spécialistes ont indiqué l'intention de se faire entendre devant ce comité permanent, pour dénoncer ce projet de loi «qui nous fait reculer de 20 ans. J'ai vu l'ostracisme des femmes quand elles devaient passer devant un comité pour obtenir l'avortement », dit le Dr Gaétan Barrette, président de la FMSQ. Plusieurs centaines de médecins spécialistes ont signé la pétition que la FMSQ a mis en ligne.


La journaliste ne questionne pas l'affirmation du médecin. C'est pris pour acquis qu'il a raison.

«Ce type de loi ne protège pas les femmes enceintes, bien au contraire. Celles qui ont un problème de drogue ou d'alcool sont plus susceptibles d'être accusées de porter atteinte à leur fœtus et d'être emprisonnées», déplore Michèle Asselin.


Faux. La loi stipule que les gestes de la femme sont exemptés de toute forme de prosécution.

Mais les faits ne sont pas importants. L'important c'est de préserver le "free-for-all" de l'avortement au Québec.

Que la femme perd sont enfant à naître par la violence et le coupable est accusé de voies de fait, ben de valeur madame, ta perte ne vaut rien!

15 avril 2008

La Machine à propagande pro-avortement bat son plein

La Fédération des médecins spécialistes du Québec condamnent la loi C-484.

Ce projet de loi, intitulé "Loi sur les enfants non encore nés victimes d'actes criminels", a pour but d'alourdir les sentences lors de crimes contre des femmes enceintes, mais il ouvre aussi la porte à la reconnaissance des droits du foetus et, donc au débat sur la légalité de l'avortement.

(...)

Le docteur Barrette précise que la Fédération doit intervenir pour protéger ses membres contre d'éventuelles poursuites, mais surtout, pour éviter un retour à l'époque des avortements illégaux dans les sous-sols et les garages avec des broches à tricoter, véritable désastre médical, selon lui. "Revenir à ces conditions-là, c'est du délire politique, c'est insensé. Alors si un politicien ne voit pas cela, à quoi ça sert d'être politicien."


Donc, ils ont peur de perdre une bonne partie de leur revenue. Pas surprenant. Ils voient en C-484 une menace à une source de revenue. Avec 30 000 avortements par année au Québec, ça fait du bacon.

Mais l'idée qu'un docteur ne veut pas reconnaître que tuer mon enfant à naître ne devrait pas être un crime, c'est atroce. Franchement, ils reconnaissent eux-mêmes que le foetus est un patient. Si le foetus peut être un patient, pourquoi qu'il ne peut pas être une victime du crime? Si la mère et le foetus sont un, comme disent les féministes, bien le foetus ne devrait pas être reconnu du tout, nulle part dans la société?

Mais c'est pas ça la réalité. On sait que le foetus est distinct de la mère.

Il note que le Bloc québécois et le Nouveau Parti démocratique (NPD) ont voté contre le projet de loi privé du député albertain Ken Epp, mais se dit stupéfait de voir que le chef libéral Stéphane Dion était lui-même absent lors du vote et qu'il n'a pas donné de ligne de parti à son caucus, permettant ainsi au projet de loi de franchir la deuxième lecture.


Attend une minute. Les médecines ont le droit de conscience de refuser de faire des avortements, mais un député n'a pas le droit de voter sa conscience sur une question qu'on pourrait caractérisr comme épineuse?

Voyons.

La Fédération entend mobiliser le milieu médical, la population et le Sénat, s'il le faut, pour bloquer ce projet de loi.


Franchement, les docteurs n'ont pas d'affaire à se mêler dedans. Ils traitent les foetus comme un patient, mais ils ne veulent pas qu'il soit reconnu comme victime?

Deux poids, deux mesures?

Le message dans tout ça: si tu perds ton enfant à naître par un crime violent, too bad for you! On s'en fout, on se préoccupe seulement de l'avortement.

Franchement, ils ne font même pas semblant de sympathiser avec les victimes.


De Radio Canada:

Si la Fédération a décidé d'intervenir, c'est parce qu'elle veut protéger ses membres contre d'éventuelles poursuites, mais aussi pour prévenir un retour à la pratique illégale des avortements « dans les sous-sols et les garages avec des broches à tricoter ».


Les actes de gens médicaux sont exclus. L'avortement est exclus. Les gestes des femmes sont exclus.

C'est de l'hallucination, franchement.

6 avril 2008

L'intégration scolaire

J'ai lu avec intérêt des articles sur cyberpresse sur l'intégration scolaire.

C'est un sujet qui me concerne puisque ma fille de 6 ans est autiste. En ce moment, le matin elle fréquente la première année, et l'après-midi elle fréquente la maternelle.

Normalement c'est une fille qui se comporte bien. Elle est bien encadré à l'école.

Je crois que les parents devraient avoir le choix d'envoyer leur enfants à une classe régulière ou adaptée.

À Ottawa, dans la commission scolaire catholique anglophone, il y a des classes spéciales un peu partout dans la ville. Si ton enfant souffre de déficience intellectuelle, il va à une telle école; s'il est aggressif il va à telle école.

Et ainsi de suite.

J'haïrais pas ça qu'il y ait une classe pour les autistes. Ma fille ne qualifie pas pour les classes spéciales.

Ce qui est difficile est que ma fille a des problèmes sur lesquels l'éducation traditionnelle ne s'attarde pas. Par exemple, ma fille a des problèmes de musculature (ce qui est commun parmi les autistes). D'après moi, elle devrait avoir une classe pour aider ses problèmes de motricité. Ses problèmes physiques ont des conséquences sur sa capacité de jouer avec les autres enfants. Elle a aussi une déficite d'attention. Elle n'est pas capable de porter attention à un autre pour plus de 2 minutes. C'est difficile de se faire des amis quand on manque d'attention.

Elle va à l'école 35 heures pas semaine. C'est dur de lui donner toute la thérapie dont elle a besoin après l'école. Elle reçoit des services orthophoniques deux fois par semaine. Le samedi elle va à son groupe de jeux spéciale. Je voudrais l'inscrire pour qu'elle reçoivent de la physiothérapie.

Ça fait de l'ouvrage!

Je ne veux pas qu'elle vit aux marges de la société, mais comme c'est là, elle n'est pas capable de s'intégrer du tout. Les enfants à l'école sont gentils avec elle, mais elle n'a pas de véritables amis, pis je ne leur blâme pas. C'est pas évident de jouer avec une fille qui ne comprend pas les règles du jeu ou qui est incapable de s'exprimer. Moi, je veux que ma fille ait les capacités de s'intégrer elle-même. Je ne veux pas qu'elle dépende de la bonne volonté des gens de toujours l'accommoder. Je ne crois pas que les autres devraient toujours sacrfier pour faire une place pour elle.

Je crois que les classes régulières sont pas nécessairement les meilleures place pour ce forme d'enseignement. Ralentir l'enseignement pour un enfant, me semble c'est pas juste pour les autres. Je ne crois pas que ça se fait pour ma fille (je ne sais pas en fait), mais je ne voudrais pas que l'enseignante prend tellement de temps que les autres décrocheraient (ma fille a une éducatrice).

Les activistes pur et dur pour l'intégration m'énervent un peu. Je pense que la décision d'intégrer ou non est quelque chose d'individuelle. Certains enfants sont prêts pour une classe régulière, d'autres ne le sont pas. Éliminer les classes spéciales mettent fin à la ségrégation, mais est-ce que c'est ce que l'enfant a besoin? L'intégration, ce n'est pas le seul élément dans l'éducation d'un enfant. Ma fille est pas capable d'interagir avec les autres. Elle manque beaucoup de prérequis pour faire parti du groupe. Elle s'exprime très peu. Elle manque de compréhension. Elle a des problèmes d'inattention, etc. Elle est aussi ben développer les capacités dans une classe spéciale. Mais les activistes ont leur idéologie à eux. J'ai l'impression qu'ils sont motivés par des théories abstraites que la réalité

5 avril 2008

Dénoncer l'avortement comme moyen de contraception

J'ai tombé sur ce cri du coeur d'un blogueuse sur Radio-Énergie.

Elle dit que l'avortement ne devrait pas être utiliser comme moyen de contraception.

Le problème c'est justement la pensée contraceptive.

Premièrement, on sépare l'acte sexuel de toute connotation réproductive. Je ne dis pas que chaque relation doit produire un enfant. Mais on vit de l'illusion que le sexe ne fait pas d'enfants. Ça arrive seulement aux autres.

On n'accepte pas les conséquences de l'acte sexuel.

Deuxièmement, on se convainc qu'avec la contraception, il est impossible de tomber enceinte.

Erreur.

Il y a toujours une chance, si minime soit-elle, de tomber enceinte. En fait, la majorité des femmes qui subissent un avortement le font parce que leur moyen de contraception a fait défaut-- je parle ici de condoms et de pillules.

Donc, dire aux gens d'utiliser un moyen de contraception c'est perpétuer le problème. Plus les gens vont utiliser la contraception, plus ils vont avoir des relations, plus ils vont avorter.

Si on veut diminuer le nombre d'avortements, il faut accepter l'aspect procréatif de l'acte sexuel et vivre en conséquence. C'est-à-dire, ne pas avoir de relations sans qu'on soit prêt d'assumer la responsabilité d'éléver un enfant. Quand-est-ce qu'on est prêt à avoir des enfants? Quand on est dans un couple stable, c'est-à-dire quand on est marié.

"Mais c'est pas réaliste!"-- Regarde la réalité. On rejette l'aspect procréatif de l'acte sexuel. Qu'est-ce que ça a donné? Premièrement, l'acte sexuel est perçu comme quelque chose que des gens non-mariés font (le sexe après le mariage, c'est quasiment inexistant, apparremment). Donc, les gens ont des relations hors mariage. Et ils ne sont pas prêts de faire face à une grossesse. Donc, ils cherchent des solutions. Quelle est la solution la plus facile? L'avortement. C'est une expérience pénible dans bien des cas, mais c'est perçu comme étant plus facile que de donner naissance.

Si la femme n'avorte pas, il y a des bonnes chances que le chum restera pas pour élever l'enfant. Donc la femme doit mener une famille monoparentale. Si elle n'est pas éduquée, elle doit faire face à la pauvreté. L'enfant souffre de l'absence de son père.

Et ainsi de suite.

On veut vivre selon la pensée des autres. On se dit: bien personne vit comme ça (pas vrai) donc je ne peux pas vivre comme ça. Si moi je décide de ne pas avoir de relations, qui va me vouloir? Comment est-ce que je vais vivre sans relations sexuelles? Comment je vais être perçu par mes amis?

Mais les résultats sont clairs: si on fait semblant que la contraception est la solution, on perpétue le cycle. Si on fait semblant que l'acte sexuel n'est pas un acte procréatif, on risque de vivre des déceptions.

L'avortement existe parce que les gens le voient comme une solution à un problème. C'est une solution "d'urgence" (mettons) qui en fait cause d'autres problèmes. On ne veut pas faire face aux veritables causes de l'avortement. Ce n'est pas le manque de contraception, c'est son utilisation et les croyances qui provoquent son utilisation.