10 février 2015

Le suicide assisté: la question qui tue

Depuis que la Cour suprême a légalisé le suicide assisté, j'a lu beaucoup de chroniques sur ce sujet, mais je n'ai pas vu un seul chroniqueur saisit le véritable enjeu.

Plusieurs objection ont été soulevées: la pente savonneuse comme, le fait de donner au système de santé le droit de tuer, la menace pour les handicappé et les aux gens vulnérables.
Ce sont des préoccupations valables, mais ne vont pas au coeur de la question.

En fait, personne ne semble se demander si c'est valable de mettre fin à la vie d'une personne-- c'est à dire, la détruire-- uniquement parce qu'elle le demande,

On a l'air de prendre pour acquis que le consentement personnel justifie tout ce qu'on reclame concernant son propre corps, dans la mesure qu'on ne fait pas de tort à autrui.

Il semble que la société valorise plus l'autonomie de la personne plus que la personne elle-même.

Il ne faut pas faire semblant qu'il s'agit d'un débat sur le fait de mettre fin à la souffrance. Tout le monde est d'accord cet objectif. En discutant le suicide assisté, on oublie vite qu'on peut mettre fin à la souffrance sans tuer en les endormant pour qu'ils puissent s'échapper à la douleur.

Ce que les supporteurs du suicide assisté veulent par dessus tout c'est de mettre en pratique le slogan mon corps, mon choix, de pouvoir mettre fin à la souffrance, selon leurs termes, même si ces termes sont dégradants pour la personne humaine.

Je vois arriver la réplique: Mais, ne pas respecter la volonté de la personne remonte à ne pas la respecter.

Est-ce vrai? Si quelqu'un vous demande de lui faire violence, est-ce qu'on est obligé de respecter cette demande?  Bien sûr que non. On ne doit pas faire mal aux autres même si c'est fait avec permission.

Pourquoi? Parce que le respect ne se résume pas par le slogan mon corps, mon choix. Le respect, c'est de reconnaître en la personne humaine une valeur inhérente, même si le souffrant ne la reconnaît pas. La subjectivité du malade, sa souffrance, ne change pas la valeur objective et absolue de la vie humaine, et donc la personne humaine.

Et voilà pourquoi on doit s'opposer au suicide assisté. Je crains qu'en mentionnant toutes les autres bonnes objections on n'aurait pas le vrai débat concernant la nature du respect de la personne.

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