11 novembre 2014

Pourquoi les campagnes de déstigmatisation contre l'IVG ne fonctionnent pas


Ces campagnes se basent sur un principe:

Si seulement les gens apprennent à connaître des femmes qui ont subi des avortements, leur opposition va se dissipper. Si ils conçoivent que c'est leur mère, leur soeur, leur  fille qui s'est fait avorté, l'amour pour leurs proches va changer leurs valeurs. 

Le problème c'est que ces campagnes ne s'attaquent pas à la véritable source de stigmatisation.

C'est vrai que l'avortement se vit dans des circonstances stigmatisantes: pauvreté, violence, rencontre éphémère, problème de couple, maladie, etc.

Mais ce n'est pas ça qui stigmatise l'avortement.

C'est le fait que ça tue un être humain.

C'est comme si ces campagnes essaient de noyer ce fait, de l'ignorer, de le mettre au côté.

C'est toujours comme ça que les activistes pro-ivg fonctionnent: elles mettent l'accent sur la femme et ignorent l'enfant.

Mais l'enfant tué reste le non-dit dans cette affaire. On peut supprimer l'expression publique sur la nature de l'avortement, mais le non-dit demeure l'éléphant dans la campagne.

Les activistes pro-ivg ne peuvent pas confronter la véritable source de la stigmatisation. Le moment que les activistses mettent le moindre importance sur l'enfant à naître, déjà c'est stigmatisant, parce qu'on admette que l'avortement supprime un foetus.  Les pro-ivg veulent faire comme si ce n'était qu'un rien.

Mais ce n'est pas rien. Si les pro-ivg le traitent comme un rien, elles vont se heurter contre la masse des gens qui valorisent en quelque sorte l'enfant à naître.

C'est justement pourquoi ces campagnes ne réussiront jamais.


1 commentaire:

Le Gentil Astineux a dit...

Ce qu'on nous dit jamais c'est le nombre exact sur les 25 000 avortements pratiqués chaque année au Québec sont dus à un viol.
La vérité se situerait à moins de 50 par année même si 50 c'est encore trop.
L'ouverture et la légalisation des bordels et de la prostitution pourrait aider.