7 août 2014

L'avortement illégal plus "sécuritaire" selon une étude

L'étude a été publié par l'Institut national d'études démographiques en France.
Un résumé plus complet se trouve ici. Le voici:
La fréquence des avortements volontaires a baissé dans le monde au cours des années 1990, passant de 35 avortements pour 1 000 femmes en âge de procréer (ayant entre 15 et 44 ans) en 1995 à 29 ‰ en 2003. Mais elle s'est stabilisée dans les années 2000 (28 ‰ en 2008), parce que la diffusion de la contraception a marqué le pas dans les pays en développement. La proportion d'avortements non sécurisés, c'est-à-dire, selon l'OMS, « pratiqués par des personnes non qualifiées ou dans un environnement non conforme aux normes médicales minimales, ou les deux », n'a pas baissé et représente encore près de la moitiédes avortements volontaires (49 % en 2008). De façon paradoxale, la mortalité liée à l'avortement a diminué de manière continue depuis deux décennies, passant de 60 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes en 1990 à 40 décès en 2008. La baisse a été particulièrement marquée en Amérique latine alors que l'avortement y reste pourtant fermement condamné. Cette évolution est liée en partie à la diffusion de l'avortement médicamenteux dans des pays où il reste illégal. Aujourd'hui, illégalité ne rime plus systématiquement avec insécurité.

D'après moi, les méthodes de calculs sont douteuses. Comment savoir le véritable taux d'avortement en absence de statistiques fiables?

Cependant, je suis d'accord que la pratique d'avortement est très répandue.

Je crois que les pilules abortives ont largement contribué à ce phénomène. On voit de moins en moins de chirurgies.

Un facteur qu'on ignore souvent en discutant la mortalité et l'avortement est la qualité du système de soins de santé. On compare des taux d'avortement de pays africains contre ceux de l'Occident. C'est normal qu'on meurt moins en Occident, on a un système de santé en place pour soigner les complications. De plus, les femmes sont plus éduquées dans les pays développés, donc, elles connaissent mieux leur corps et des principes de santé, donc elles posent moins de gestes dangereux.


 

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