2 janvier 2014

Il faut sortir du cadre minorité/majorité

Le billet de Gentilblogue me fait réfléchir.

Un des problèmes avec la question de la Charte et des questions de minorités/majorités et la fixation québécoise sur l'État comme l'expression de la vie collective.

Du moment qu'on accorde l'État le statut d'expression de la vie collective, on donne une importance inouïe aux collectivités et donc, aux relations entre la majorité et les minorités. Est-ce qu'on donne plus de poids à la volonté majoritaire, ou est-ce qu'on protége les minorités des impositions de la majorité?

Quel dilemme!

L'être humain n'existe pas à travers les majorités ou les minorités. Un être humain est un individu. L'État existe pour assurer que l'individu a les droits nécessaires pour vivre son individualité.

Ultimement, c'est la culture qui détermine les questions politiques. Pas l'État. Les valeurs, ce sont les individus qui les adoptent, pas des minorités ou des majorités.

On veut que l'État résoud un problème de religion sans que la culture ait vraiment digéré la situation. L'État impose sa solution, et on pose le problème selon le cadre des minorités/majorités.

Quand on pose la question comme ça, qui tu penses va gagner?

La majorité, bien sûr. Donc c'est à l'individu à renoncer à sa liberté individuelle, à sa croyance, à sa pratique, pour le plus grand bien. Que la majorité ait raison ou non.

Est-ce que l'individu a le droit d'imposer ses idées et ses pratiques sur la société?

Bien non.

Mais voilà la sagesse de la liberté personnelle et le retrait de l'État.

Les individus peuvent accommoder une pratique ou non. En toute liberté.

Quand l'État se mêle de toutes les sphères de la société, les individus ont de moins en moins cette option.

Ça fait l'affaire des élites et de la majorité.

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