1 novembre 2013

Le Québec: religiophobe et fier de l'être

Extrait d'un texte d'Isabelle Saint-Maurice qui a paru dans Le Devoir:

Pour mieux nous mettre en contexte, posons-nous la question suivante : est-ce qu’un juif doit révéler sa religion et la synagogue dont il est membre ? Est-ce qu’un protestant doit dire à quelle branche il est affilié ? Est-ce qu’un catholique doit dire qu’il appartient aux Focolari, à Communion et Libération, aux Chevaliers de Malte, aux Chevaliers de Colomb, à l’ordre du Saint-Sépulcre, à Marie-Jeunesse, ou à la communauté de L’Emmanuel ? Devraient-ils commencer un mémoire à l’Assemblée nationale avec une telle introduction ? La réponse est évidente.


Et pourquoi alors faudrait-il qu’un catholique mentionne qu’il fait partie de l’Opus Dei ? Pour pousser plus loin l’exemple, est-ce qu’un athée devrait dire qu’il est athée avant de parler en commission parlementaire sur sa position sur l’euthanasie ?

Au coeur de toute cette question est la peur que les convictions religieuses teintent les prises de position. À ce prix, seulement les athées auraient pleinement droit au débat sur la place publique. Ils apportent pourtant eux aussi leurs couleurs particulières et leur conception de l’être humain. La neutralité est une construction idéologique et une illusion. Il est évident que chaque personne arrive avec son bagage d’éducation, de valeurs, de lectures, etc.

Ensuite dans les commentaires, on commence avec toutes les accusations contre l'Opus Dei.

Tous les Opus Dei sont pareils, voyez vous.

Mais on oublie qu'aucun régime athée n'a jamais permis les croyants de pratiquer en paix.

La généralisation sélective, quoi.
 Et voilà un commentaire qui dit tout:

Le propre de toutes institution religieuse est de s'inflltrer dans toutes les sphères de notre société, bien au-delà de leur soi-disante implication religieuse. Celle-ci en est une qui date, à travers le monde. A l'heure où le Québec essaie d'empêcher les religieux venus d'ailleurs de s'imposer dans la sphère publique, on a vu récemment que la dite institution religieuse a bien tenté de noyauter une Commission parlementaire sur la question délicate d'un projet de loi sur les soins en fin de vie. Rien de moins! Plus grave encore que le port de signes religieux ostentatoires, ces membres de sectes essaient d'influencer un débat capital en commission parlementaire de facon non seulement discrète mais secrète! Comme toutes les autres sectes, celle-ci doit être combattue par tous les moyens pour garder une société civile à l'abri de tout ce qui pourrait ressembler à une intrusion du religieux dans nos vies.
Donc on doit empêcher tous ceux qui sont religieux de s'exprimer et exclure d'avance leurs idées, parce qu'elles sont automatiquement mauvaises.

C'est un peu ça le Québec d'aujourd'hui.


Aucun commentaire: