12 novembre 2013

L'avortement tardif et les balises legislatives: forces et faiblesses


Dans l'entretien radio, Lise Ravary dit que c'est plus facile de préserver les gains sur l'avortement avec des balises que sans balises.

Il y a là une certaine logique, que même certains pro-vie reconnaissent.

Il y fut un temps que les pro-vie canadiens n'acceptaient aucun compromis sur la législation. Soit on bannit l'avortement entier ou on n'appuie pas la législation.

Justement, parce qu'une fois qu'on vote une loi, c'est difficile de faire reculer les limites gestationnelles.

Les pro-vie britanniques en ont fait l'expérience.

En 1990, les britanniques ont fait reculer leur limite de 28 semaines à 24 semaines, mais en permettant un plus grand nombre d'exceptions.

Les exceptions sont interprétées de façon vague pour permettre le plus grand nombre possible.

Elles n'offrent peu de protection aux enfants à naître, surtout lorsqu'il s'agit d'une exception de santé. Le concept de "santé" est très large. Une dame qui menace de se suicider si elle n'obtient pas son avortement peut ben pratiquer une forme d'extortion émotionnelle, mais le psychiâtre dirait que sa santé mentale est en danger, même si en fait elle n'a pas de problème concurrent.

Malgré les problèmes avec les lois sur l'avortement, je trouve que la situation s'améliorait si on avait un cadre législatif, aussi imparfait soit-il. Présentement, on n'a aucun moyen de faire avancer le bien-être du foetus. Avec une loi, le système légal reconnaîtrait que la vie d'un foetus possède une certaine valeur. En ce moment, le foetus n'a aucune existence légale avant la naissance, donc quasiment impossible de faire avancer ses droits.

La meilleure législatione incrémentale serait de bannir certaines pratiques. Par exemple, le fait d'injecter le coeur de foetus avec du chlorure de potassium. Me semble c'est évident que c'est cruel. La pratique est supposée de faciliter l'accouchement.À force de tremper dans le liquide amniotique, le corps du bébé devient plus mou et ça facilite l'expulsion.

Je crois aussi qu'on devrait bannir la pratique de démembrer les bébés au 2e trimestre. On ne ferait même pas ça à un animal, comment peut-on faire ça à son bébé?

Je crois qu'il y a une autre alternative, peu discutée d'après ce que sache, qu'on pourrait considérer dans le contexte canadien: On pourrait permettre l'expulsion du foetus après 24 semaines si le médecin ne prend aucune mesure pour tuer le foetus. Donc, par d'injection mortelle, pas de prostaglandines meutrières, juste un accouchement ordinaire. Si le bébé vit, il vit, s'il meurt, il meurt. Ça donne la dame la possibilité de mettre fin à sa grossesse, mais aussi au bébé la chance de vivre. [Aux ÉU, 1/2 à 3/4 des bébés naissants à 24 semaines échappent à la mort.]

Ah, vous m'allez dire que cet enfant sera sûrement handicapé. Et, s'il est né en grand prématuré, oui c'est fort possible. Mais ne mérite-il pas de vivre?

Finalement, je trouve que dans le débat sur l'avortement, on ne donne aucune valeur au foetus. Les féministes qui disent que la femme doit primer ne donne aucune considération au bébé, comme si la femme était le membre vulnérable de  cette paire, et qu'elle serait toujours infaillible dans sa décision. Tsé, si le bébé doit mourir, so what! C'est un peu ça la mentalité féministe.






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