22 octobre 2013

Concernant le fameux sondage sur les anglophones et leur connaissance des vedettes

Je vais commencer par reproduire un commentaire que j'ai laissé sur le blogue de Joanne Marcotte:

Il faut commenter la méthodologie. C’était un sondage dans la rue. Pas fort. Il faut aussi faire la distinction entre un anglophone né au Québec et un anglophone né à l’extérieur. Si un sondeur se plante devant l’université McGill c’est certain qu’il va pogner des jeunes nouveau-arrivés qui ne connaissent rien du Québec. Mais demande à des anglo-Québécois nés ici s’ils connaissent Guy A. Lepage. J’ai de la misère à croire qu’un anglophone renseigné sur la politique ne le connaît pas. De plus, on s’est concentré uniquement sur des Montréalais. Il y a des anglophones dans chaque région.

Il y a une grosse différence entre des anglophones qui ont grandi au Québec et ceux de l'extérieur.

Un anglophone né au Québec plus souvent que non a de la parenté francophone. Il a des amis francophones. Par ces intermédiaires, ils doivent apprendre la culture francophone.

Je dois le savoir, je l'ai vécu!

Difficile d'entretenir des relations avec ses amis et ses proches sans connaître les vedettes, à moins que ces gens-là n'ont aucun intérêt à ces choses-là.

Veut, veut pas, quand les gens se rassemblent, ils vont parler de la télé, de la musique, ainsi de suite. Au temps des Fêtes on écoute le Bye-Bye. Pour suivre le fil, il faut connaître les vedettes. Même si on n'ouvre jamais la télé, on va entendre parler de Guy A. Lepage ou de (tiens!) Richard Martineau.

Un anglophone né à l'extérieur n'a pas ses connections là. Pourquoi qu'il connaîtrait la chanson québécoise quand il vient tout juste d'arriver?

Moi, si je me retrouverais dans une nouvelle culture, ben franchement, je ne serais pas portée à écouter la télé dans une autre langue. Anglais, français, je chercherais ce qui m'est familier, même si c'était qu'un programme français de France.

Je suis un peu tannée qu'on mette tous les anglophones dans le même panier. On dirait qu'on fait exprès pour trouver une espèce de bouc-émissaire linguistique.

(Article sur le sondage).


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