23 octobre 2013

Comment dresser les limites de la liberté religieuse?

Ou plutôt, comment la préserver.

Georges Buscemi de Campagne Québec-Vie s'interroge sur la façon de limiter la liberté religieuse (et finalement la protéger). La première solution il propose, c'est la solution "catholique":

Et donc, en dernière instance, seule l'Église catholique a l'autorité de se prononcer sur les limites à poser à la liberté religieuse de certaines religions, même si du point de vue de ces religions leurs pratiques sont « raisonnables » et « en faveur du bien commun ».

Aussi, l'État, qui doit promouvoir le bien commun temporel, a le devoir de s'enquérir auprès de l'Église catholique et de recevoir et mettre en pratique son enseignement lorsque survient un débat sur une question de loi naturelle que les intervenants ordinaires (universités, parlements, etc.) n'ont pas réussi à résoudre.



L'autre solution est la solution "démocratique", où on se fie aux legislatures et aux juges.

Il conclut:

Pour tout dire : pour une liberté politique authentique, il faut une autorité légitime. Mais qui est cette autorité ?

Le problème c'est que ce n'est pas une question d'autorité.

Il présume que la liberté religieuse est protégé par l'État et que c'est lui à l'origine des limites.

En fait, la liberté religieuse -- et ses limites-- est dressée par la culture.

Imaginez un pays où les croyants -- de toute espèce-- sont très minoritaires et que la grande majorité des gens n'ont aucune croyance religieuse et qu'ils rejettent l'idée-même de la validité de la religion.

(En passant, si la tendance se maintient, on s'en va vers ça.)

Pensez-vous sérieusement qu'une telle société va reconnaître la liberté religieuse? Si la religion est perçue comme un conte de fée, pourquoi reconnaître sa pratique comme un droit?

Une telle société va reprimer la liberté religieuse par le fait même de rejeter la religion. Par exemple, on ne permettrait pas aux parents d'enseigner à leurs enfants des idées "offensives". Endoctriner des enfants avec ces contes de fées, c'est de l'abus! Alors les parents qui enseignent leurs enfants leur religion seront en danger de les perdre.

Un exemple parmi tant d'autres.

Dans une société athée les protections pour la religion deviendront une lettre morte tout naturellement.
Dans ce cas, la religion va être complètement limitée (et même éliminée!)
Alors, la solution à la question de la liberté religieuse ne se résoud pas par l'État en premier. La solution vient de la culture.

C'est la culture qui va décider les limites de la liberté religieuse par leur acceptation ou leur rejet de la religion.

Une population religieuse va limiter la religion selon ses tendances.

Vous m'allez dire: Mais c'est vrai pour tous les droits.

En fait, non. La plupart de nos droit ne requiert pas la croyance à une idée. Nos droits sont protégés par intérêt personnel. Mais les athées, surtout ceux qui sont religiophobes, n'ont aucun interêt à preserver la religion.Même c'est le contraire, la majorité veulent l'éliminer pour ne pas être dérangés.

Alors, pour préserve la liberté religieuse et d'imposer des limites raisonnable, il faut convertir la population.

C'est le seul moyen.

Il ne faut pas se fier à un gouvernement incroyant.
 Il ne faut pas se fier la population d'aujourd'hui, compte tenu des tendances actuelles.

Je remarque que les croyants-- de toute espèce-- se taisent au sujet de la religion.

On n'entend quasiment parler de la foi. Quelque soit sa religion.

Si les croyants veulent preserver leur liberté religieuse, il faut qu'ils s'affichent.

Il faut arrêter de cacher nos croyances pour plaire aux laïcistes.

Parce que s'ils réussissent à nous limiter dans en public, ça va être encore pire dans la législature.






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