8 septembre 2013

Le Message de la Contraception

En raccontant le déroulement de son avortement, une bloggueuse décrit ses sentiments vis-à-vis une grossesse imprévue:


Je me sens dépossédée. En colère. Prise en otage. Et tellement coupable. Pas vis-à-vis du parasite, qui n’est absolument rien pour moi, pour lequel je ne ressens rien, et que je suis incapable de percevoir autrement que comme un amas de cellules dérangeantes, mais vis-à-vis de moi : je me sens coupable d’avoir échoué. J’ai si bien intériorisé l’obligation de résultat symbolique de cette contraception accordée à reculons par la loi française que, comme la plupart des femmes, j’ai été programmée à considérer une grossesse non désirée comme un échec personnel, une rupture de contrat moral, un manquement à des obligations que le contrôle de mon corps m’aurait engagée à respecter. J’ai échoué. Je mérite tout ce qui va m’arriver de merdique. Je sens confusément que je risque, d’une façon ou d’une autre, d’être punie.

On a crée l'illusion qu'il est possible de contrôler sa fertilité à 100% avec la contraception.

Ceci est la source de sa culpabilité. Dans sa tête, il est impossible que la contraception soit  à l'origine de son "échec" donc ça doit être à elle la faute.

Mais la contraception fait souvent défaut, plus souvent que l'on pense. Même des méthodes dites sans échec, comme la vaséctomie.

Les militantes pro-avortement le savent. C'est pourquoi qu'elles exigent l'avortement libre et gratuit. La contraception n'est jamais fiable à 100%.

Et c'est pour ça qu'il est impossible pour une société utilise à grande échelle la contraception sans qu'elle légalise l'avortement à grande échelle.

Pourquoi?

On dit souvent que la contraception est la solution au problème de l'avortement, parce qu'elle prévient des grossesses indésirées.

Mais en fait, l'avortement existe pour compenser pour les échecs contraceptifs.

Tant qu'une société rejette la fertilité comme quelque chose de naturelle, tant qu'elle se serve de la contraception pour la combattre, il y aura toujours des avortements.

Alors la solution au problème de l'avortement n'est pas un rejet encore plus aggressif de la fertilité par l'emploi de plus de contraception.

La solution à l'avortement est d'accepter l'aspect procréatif de la sexualité.

Mais on pense que si la femme accepte l'aspect procréatif de la sexualité, elle se transforme en incubateur.

Cette attitude en dit plus long sur les féministes que sur les femmes qui acceptent leur fertilité. Et elle révèle justement le problème qu'on a avec la fertilité.

Aucun commentaire: