21 août 2013

Est-ce qu'on a le droit de faire sortir un enfant autiste qui crie?

TVA:

C'est ce qui s'est passé le 14 août dernier au Super C du 1000, boulevard des Laurentides, à Laval.

Ce jour-là, Philippe était incapable de se calmer, et ce, malgré les efforts de sa mère. Une employée du Super C lui a alors demandé de sortir, parce que l'enfant dérange les clients.

«La caissière est venue me voir pour me dire: "Il faut que tu sortes du magasin, tu déranges. Le magasin est en panique parce que ton fils crie", raconte Mélanie Dubé. J'ai dit: "Oui, mais madame, mon fils est autiste". Elle me dit: "Ca ne me dérange pas, il faut sortir."»

Du haut de ses dix ans, Jérémie Lou, le frère aîné de Philippe, a ressenti lui aussi l'humiliation.

«Mon frère, il est autiste. Tout le monde devrait être capable de comprendre», explique le petit Jérémie Lou.


Je n'étais pas là. Mais j'imagine que ça dû être pénible pour que ça fait les manchettes.

On caractérise cette épisode de "discrimination".

Comme si expulser un enfant pour comportement dérangeant est au même niveau de refuser de servir un Noir.

On dit que l'enfant et sa famille était humiliée.

C'est vrai que c'est embarrassant quand un enfant pique une crise et que le monde regarde.

Mais est-ce que ça oblige les gens aux alentours de tolérer des cris et des hurlements qui sont potentiellement douloureux?

Moi la compréhension qui n'est pas accompagner du gros bon sens, j'accepte pas ça.

Si un enfant n'est pas capable de se comporter convenablement en public, il ne devrait pas être en public.

C'est la règle pour tout le monde: handicapé ou non, enfant ou adulte.

 S'il n'est pas capable de se capable de se calmer, pourquoi est-ce que les gens aux alentours doivent souffrir?

Je ne dis pas que ça ne prend pas une certaine tolérance. Tous les parents on vécut des crises de leurs petits à un moment donné.

Mais après quelques minutes, si le flot est dérangeant, c'est le temps de partir.

Comprendre ne devrait pas signifier "faire souffrir".

Je le sais que on va me traiter de sans coeur.

Mais j'en ai des enfants autistes.

C'est une des premières choses que j'enseigne à mes enfants: en public, on se calme, si non on s'en va. Je ne tolérais pas leurs cris. Ce n'est pas juste mes enfants qui ont des droits, les gens ont des droits aussi et ils ont droit à la paix.

Pour madame Dubé, cette situation est impardonnable. Elle qui aurait seulement voulu être aidée plutôt que d'être ostracisée.

D'après moi, ce n'est pas la job de la cassière d'élever les enfants.

Peut-être certains parents autistes devraient sensibilisés aussi.


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