4 avril 2013

Les femmes au pouvoir: pour ou contre?

Mon titre est déliberément provacateur, suite à un billet de M. Benelli chez Les Amis de la Vérité qui a suscité tout un émoi. Après avoir dénoncé le gouvernment de Pauline Marois, M. Benelli a commenté:

On remarquera que ce n’est pas un hasard si la très grande majorité des dirigeants, à travers l’histoire des nations, sont des hommes. Cela n’a rien à voir avec le sexisme; c’est en revanche un fait historiquement avéré, et inscrit dans la nature: le sexe faible, qui parvient à peine à gouverner un ménage, n’est pas fait pour gouverner un peuple entier. La turpitude du règne de Madame Marois nous en offre une preuve accablante.

C'est vrai que physiquement, la femme est le sexe faible.

C'est vrai que la grande majorité des dirigeants dans l'histoire étaient des hommes, même de nos temps.

La force physique était essentiel pour gouverner dans un monde guerrier. Il ne faut pas se conter des histoires. Il fallait que les hommes soient aggressifs et dominateurs au nom de protéger la maisonnée, leur propriété, leur territoire ou leur pays...

Qu'on attribue  ces caractéristiques à l'évoluton ou à la socialisation, les hommes sont plus aptes à mener. C'est plus dans leur caractère.

Mais on ne vit plus dans l'ère des rois généraux qui mènent leurs troupes sur le champs de bataille.

La gouvernance est une affaire de tête.

Les femmes peuvent aussi bien diriger. Margaret Thatcher et Golda Meir sont deux têtes fortes qui ont réussi à gouverner leur pays à travers des conflits armés.

Mais ce sont des exceptions. Le leadership est plutôt une tendance masculine, compte tenu de l'histoire de l'homme.

Que ça soit bien ou mal, c'est la réalité.

Les hommes ont des traits qui leur donne l'avantage. Ils veulent dominer, compétitionner, accomplir. Ils sont plus ambitieux. Il y a des femmes dominantes, compétitives et ambitieuses, mais elles sont moins nombreuses. En général, la priorité des femmes est ailleur.

Pis c'est correct. Je ne vois pas en quoi c'est sexiste de décrire la réalité.

Mais ce que je trouve drôle c'est que, malgré son sexe "faible", Pauline Marois a réussi à se faire élire.

À quelque part, la madame a du talent. On ne parvient pas à ce poste en étant faible.

Et, si elle est Première Ministre, c'est parce qu'à quelque part, les hommes "forts" étaient corrects à se faire mener par une femme. Qui est faible? Le leader qui est "faible", ou ceux qui se laissent guider par un leader "faible"?

Et le dernier paragraphe du billet concernant le Parti libéral passe complètement à côté de la track. S'il y a bin un parti incapable d'avoir une colonne vertébrale, c'est bien le Parti libéral. C'est un parti de suiveux. Ils gouvernent selon l'opinion dominante. Leur seule politique permanente, c'est l'opposition à la souverainté. 

Malgré mon désaccord avec le billet, je suis contente qu'il y ait le courage d'exprimer sa pensée.

Je suis tannée de la pensée unique.

Je déteste la mentalité qui pensent pouvoir censurer un individu par l'intimidation en lui traitant de tous les noms.

J'haïs les comeback genre "on est en 2013, comment peux-tu croire ça!" ou "mais t'es dont bin débile!" Comme si c'était un argument ou une remarque de substance.

J'apprécie que le monsieur a assez de colonne vertébrale pour faire face à la psychologie du groupe.

On recule beaucoup trop devant le règne de la populace. Qu'on ait le courage de dire notre façon de pensée. C'est comme ça qu'on va briser l'emprise de la gauche sur le discours public.








 

2 commentaires:

Julie Deblois a dit...

Je suis aussi d'accord avec les vraies discussions.
Mais le monsieur qui a écrit le billet dans le blogue que vous citez, dès que nous ne sommes pas d'accord, sort les mots suivants : féministes, gauchistes, homosexuels, sexe faible...
On peut être à droite et avoir envie d'ouvrir le dialogue (j'en connais) être à gauche et le vouloir aussi.
On peut aussi ne pas avoir d'opinions du tout.
C'est le ton qui est questionné, la virulence des propos qui est débile...
Moi je suis prête à discuter réellement avec des gens qui ne pensent pas comme moi.
Mais pas de me faire traiter de noms (qui soit dit en passant, ne sont pas des maladies honteuses) et sentir que tout ce que je dirai sera tout de suite mis dans une case : gauche-droite, féministe, hommiste ou quoi que ce soit d'autres.
On est ouvert?
Alors on ne dilipende pas ce genre de propos qui sont agressifs.
On dit ce qu'on pense, sans traiter les gens de sexe faible, d'homosexuel (heu... c'est quoi le rapport de l'orientation sexuelle dans un débat politique??) ou de quoi que ce soit d'autres.
Je vais lire votre blogue avec plus d'intérêt... Vous semblez avoir plus le goût aux réels échanges...

Suzanne F. a dit...

Moi je n'ai pas trouver ses propos virulents. Fermes, mais pas aggressifs.

Lui il pense que la femme est le sexe faible.

Il s'agit de savoir: qu'est-ce qu'il veut dire par ça, et est-ce que c'est vrai?

Moi je pense que physiquement, la femme est le sexe faible. Je crois que la psychologie de la femme fait en sorte qu'elle est moins adepte aux défis du leadership, bien qu'il y a des exceptions.

Moi je trouve que le nom est juste, et je ne crois pas que le bonhomme parler avec des mauvaises intentions.