21 mars 2013

Le tabou de l'avortement: pourquoi?

Châtelaine désigne l'avortement tardif comme l'ultime tabou.

On peut se demander pourquoi. Pourquoi sommes-nous mal à l'aise avec l'avortement tardif?

Certains vont dire que c'est la faute des pro-vie, qu'on culpabilise.

On essaie de trouver la tabou ailleurs que dans le geste lui-même.

L'avortement est tabou à cause de la nature du geste.

Il tue un être humain.


On essaie de rationaliser qu'il ne tue pas un être humain pour de vrai.  Parce que LÀ il serait très tabou. Ça brûlerait dans nos consciences encore plus!

Mais l'être qui est tué par un avortement est identique à ceux qu'on essaie de sauver dans les hôpitaux à chaque jour.

Mais on n'ose pas de le rappeler.

Dans notre société, on a un tabou contre tuer des êtres humains, surtout notre progéniture.

Alors on essaie d'éviter de décrire le véritable nature du geste, d'utiliser les termes précis, par souci de ne pas blesser personne surtout notre propre conscience. Ça demande un effort considérable de contourner ces réalités, verbalement et mentalement. Alors, on préfère de ne pas en parler, par peur d'être obligé de confronter la réalité de l'avortement et finalement admettre que ça tue un être humain. Admettre qu'on accepte de tuer un être humain remet en question un grand nombre de croyances en Occident. Par exemple: l'égalité des êtres humains, le droit à la vie et à la protection, le droit à la protection parentale, l'interdiction absolue de tuer (par la guerre ou la peine de mort, par exemple).

Tellement de contradictions.

De nos jours, la mode est de défendre la pratique en invoquant le prétendu droit absolu de la femme de disposer de son corps. Un droit qui n'existe pas ni en réalité ni dans nos lois. On interdit la consommation de plusieurs produits, on interdits plusieurs gestes comme la nudité en public  parce qu'on ne reconnaît pas ce droit. C'est seulement lorsqu'il s'agit d'avortement, tout à coup, on pense qu'on a droit de tout faire avec son corps.

Finalement, la nature du tabou contre l'avortement n'est pas seulement le fait qu'il tue un être humain, mais qu'il soulève un paquet de questions dont on ne veut pas aborder par peur qu'on sera obligé soit d'admettre que l'avortement tue un être humain et que c'est mal, ou soit que nos valeurs progressistes les plus chéris n'ont pas de fondements.

L'homme a une grande capacité de vivre dans la contradiction et avec la dissonance cognitive. Mais elle n'est pas sans limite. La vérité rattrape toujours le mensonge.

Aucun commentaire: