13 février 2013

Chers cathophobes: un peu d'honnêteté intellectuelle, svp

Exiger de l'honnêteté intellectuelle de gens qui sont enveloppés par la haine aveugle, c'est peut-être trop demander.

Mais l'exiger, il faut.

De l'excellent billet de Mathieu Bock-Côté:

Je suis fasciné de voir à quel point à peu près tout le monde a son opinion sur Benoit XVI sans avoir lu un seul de ses livres (c’est pourtant un homme immensément cultivé), sans connaître son histoire personnelle (qui explique son attachement aux rapports singulier entre le christianisme et l’Europe), sans connaître ne serait-ce que de manière minimale l’histoire du catholicisme en général, et l’histoire du catholicisme au vingtième siècle en particulier. Normalement, on le méprise, on s’en moque, on le présente comme le chef d’une théocratie mafieuse et comme le leader d’une association mondialisée de pédophiles. Encore une fois, on ne sent pas le besoin de s’asseoir sur une connaissance minimale du sujet exprimé avant d’émettre son opinion. Non. On a lu au fil des ans quelques articles vite rédigés sur son pontificat, on mélange cela à un mépris plus ou moins avoué pour l’Église, et on croit d’un coup maitriser le sujet tellement bien qu’on lance à son endroit des bourdes immenses que l’on prend pour tout autant de saillies pénétrantes. C’est le plaisir du mépris en meute : en crachant sur une institution ou sur un homme, on se sent d’un coup coopté dans le grand club universel des vertueux, ceux qui surplombent la cité avec une conscience aussi pure que transparente.

Ma question:

Ils sont où les fidèles pour défendre l'Église?

Il y a quelques poignées, sans doute.

Mais on a besoin de plus que quelques poignées.

J'ai l'impression que beaucoup de catholiques évitent de s'informer et de défendre l'Église afin d'éviter la frustration de débattre des cathophobes et de se faire traiter de tous les noms.

Si on est pour être des vrais disciples du Christ, il faut s'attendre à être méprisé. On n'est pas plus grand que le Maître. On n'est pas sur terre pour avoir la vie facile, non plus.

On peut bien dénoncer la campagne de salissage, mais si on ne fait rien pour réfuter les mensonges, on est aussi coupable.

2 commentaires:

France a dit...

Que devrions-nous faire, selon vous? On écrit. On est pas publié. Même chez les catho! On est pas invités à TLMP, nous. Ni dans les émissions de radio. Ce sont toujours les mêmes (gauchistes catholiques) qu'on entend partout et qu'on lit partout. En tout cas, ici, au Québec, c'est le cas. Que suggérez-vous? Manifester dans les rues? Perso j'ai passé cet âge... non... vraiment... actuellement, je ne vois pas ce qu'on pourrait "faire". Il me semble que le temps est plus à former, dans l'ombre, un bassin d'esprits critiques, jusqu'à ce que le jour vienne où ce sera le bon "timing", comme on dit. Prière, jeûne, charité, implication dans nos paroisses, ou regroupements, évangélisation de nos enfants, du "one on one" aussi, c'est bon. Voilà, je crois, ce que font les fidèles. Pour ma part, je me suis écartée du "débat public", car il ne porte aucun fruit. Il faut attendre le bon moment à mon humble avis. Que Dieu vous bénisse chère Suzanne et, bon et saint carême!

Suzanne F. a dit...

Ce qu'on peut faire? Beaucoup!

--Lancer un blogue. C'est de l'effort, mais au cours des mois et des années, ça porte fruit.

Sinon--

S'exprimer sur les pages de facebook des émissions et de journaux. Par exemple, je lis souvent la page de Franchement Martineau.

S'exprimer sur Twitter en employant le bon hashtag; Retweeter des articles pertinents.

Il faut *bâtir un réseau* de catholiques qui appuyer un et l'autre. Quand on est seul, psychologiquement, c'est difficile de persévérer.

Il ne faut SURTOUT PAS s'écarter du débat public. L'échec n'est pas une option. On ne peut pas permettre que l'erreur ait le dessus sur la vérité.