28 janvier 2013

Désolée, Rona Ambrose,on veut parler d'avortement

On dit qu'on ne veut plus parler d'avortement.

Mais on parle rien de ça depuis plusiers jours pour marquer le 25ième anniversaire de l'arrêt Morgentaler.

Si on ne voulait plus parler de ça, pourquoi est-ce qu'on en parle toujours?

Parce qu'on veut en parler.

Ça me rappelle de l'intervention de Jean Chrétien lorsqu'il a dit que la question de l'avortement était clos. Je crois que c'était en l'an 2000.

Ce n'est pas clos.

Ça ne sera jamais clos, tant que les foetus n'ont pas la protection légale et sociale auquelle ils ont droit.

J'ai l'impression que M. Ambrose a mangé la claque (politiquement) après son vote sur M-312 pis elle essaie de refaire son image. Je ne peux pas croire que son vote à plu au Premier Ministre, surtout qu'elle n'est pas pro-vie d'avance.

On va continuer de parler d'avortement parce que ça nous dérange. Parce que ça implique la vie humaine. Mais comme société, on ne veut pas trop examiner l'affaire, craignant de tirer des conclusions qui nous obligerait (moralement) d'intervenir, et ça nous obligerait de défaire la vache sacrée de "la femme a le droit de disposer de son corps" comme si nos corps n'étaient pas déjà l'objet de la réglementation de l'État.

En fait c'est ça qui dérange, pas le fait de débattre l'avortement. Il y en toutes sortes de débats dans la société. On n'a pas peur de ces débats. On a peur des débats qui pourraient changer quelque chose. C'est pour ça que les élites pro-choix continuent d'en parler de marquer l'affaire Morgentaler -- pour étouffer le débat.



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