18 décembre 2012

L'avortement l'a fait souffrir: elle blâme l'Église

Dans cette affirmation qu’avorter est un geste répréhensible parce qu’il atteindrait à la vie, je me demande quelle est cette vie qu’on invoque de manière répétée. On en parle comme s'il s’agissait de Dieu lui-même alors que ce que l'on désigne par Dieu est au-delà de tout et aussi de toute nomination.

Dans la spiritualité catholique, chaque être humain est un autre Christ aux yeux du croyant.

Le foetus est un être humain.

Alors, c'est normal qu'on "sacralise" les foetus.

Plus la personne est faible, plus elle ressemble au Christ.

Pourtant il me semble que la vie du Christ nous enseigne d’aimer jusqu’au bout… de donner sa vie ou au moins de se donner sans limite. Plutôt que la vie, c’est la personne humaine que le Christ nous enjoint de respecter.

Est-ce qu'il existe une vie humaine qui n'est pas une personne.

Ce concepte n'existe pas dans la foi catholique. Chaque vie humaine est une personne, créée à l'image de Dieu.

Il ne faut plus craindre de se dire, d’exposer ses faiblesses, ses incapacités, car il n’est pas parmi nous pour nous rejeter. Non, ses bras sont grand ouverts. C’est pour cela qu’on veut s’en approcher en brûlant d’un feu intérieur.

Les bras de Dieu sont grands ouverts à ceux qui ne refusent pas d'aimer.

La question est de savoir si nous avons les bras ouverts à l'enfant à naître.

J'ai l'impression de lire une dame qui blâme l'Église pour l'avoir culpabilisée, au lieu de blâmer son geste. Un autre ne peut pas nous culpabiliser si on croit honnêtement à ce qu'on fait.





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