29 novembre 2012

Retour sur le débat sur l'avortement à MaTV

Ce soir, à OpenTélé, le programme s'intitulait "faut-il rouvrir le débat sur l'avortement?"

Il y avait une dizaines d'intervenants dans la salle. Aucun pro-vie.

Ça commence mal.

L'animatrice Sophie Durocher a voulu faire ce débat non pas pour recriminaliser l'avortement, mais pour laisser parler des gens qui sont en quelque sorte dans le milieu, sur la question.

Avec autant d'intervenants, et avec l'absence de pro-vie, j'ai l'impression qu'on abordait la question sur les marges. Il fallait respecter les femmes. Surtout. Beaucoup sur les femmes. On ne peut pas juger les femmes. Il faut appuyer le droit de disposer de leur corps, etc.

Femmes-ci Femmes-ça FemmesFemmesFemmes.

Alors. C'est quoi un débat sur l'avortement si on ne parle du foetus? Eh où la question, si le statut du foetus est ecarté de la discussion?

J'étais contente quand certains de mes tweets étaient lus à la télé, mais au moment qu'on les lisait, mon vidéo sur internet a boggé...aah!. J'aurais tellement voulu les réécouter. M'enfin, on a soulevé la question du foetus, sans je puisse entendre la réponse.

On a beaucoup parler d'avortement en tant que phénomène social. C'est-à-dire, ce qui se passe à la femme et aux femmes. MAIS, et c'est ce que je regrette dans ces discussions-- on ne parle jamais du déroulement d'un avortement. J'avoue que je n'ai pas vous toutes les discussions, mais je suis pas mal certaine que l'opération elle-même n'a pas fait l'objet d'examen.

Si on est pour parler d'avortement, ne devrait-on pas connaître la procédure? Me semble que c'est évident. Si on est pour faire tout un débat sur cette procédure, peut-être on devrait savoir en quoi qu'il s'agit.

On dit que l'avortement est tabou. Peut-être en regardant l'avortement, on pourrait savoir pourquoi.

Bon ce n'était pas tout négatif. C'est bien que des gens se sentent libres de pouvoir s'exprimer sur l'avortement. Plus les gens s'expriment, mieux c'est. On a abordé le phénomène des avortements tardifs. Lise Ravary a cité Margaret Somerville en disant que le vrai chiffre d'avortements tardifs (après 20 semaines) et de 2300. On a dit que les plupart sont des cas extrêmes. J'ai twitté: oui mais pas toutes.

J'ai pu aussi intervenir souvent sur Twitter en répandant certains arguments, faits et images.

J'aurais aimé qu'il y a ait moins d'invités. À dix, quand la chicane pognait, c'était difficile d'entendre la discussion.

Bref, ce n'était pas un moment brillant pour le mouvement pro-vie dans notre cheminement vers les droits du foetus, mais au moins ils ont lancé la balle. Ça serait le fun si on pourrait explorer la question un peu plus en profondeur.

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