2 octobre 2012

Le paradoxe sur le débat sur l'avortement

Philippe David:

Il est quand même intéressant de voir des organisations féministes comme la FFQ, qui se confessent à gauche de l’échiquier politique et que typiquement, la gauche s’attribue le monopole du cœur; vociférer contre une motion qui vise à défendre des êtres foncièrement faibles et sans défense des abus d’un système trop permissif. Dans ce débat, c’est la droite qui détient le monopole du cœur alors que la gauche revendique une liberté à tout crin.


Normalement, dans le discours féministe, la femme est «victime». Victime de discrimination, victime de des structures sociales, victime des attitudes sexistes. Elles sont fortes, capables, et compétentes, mais «victime».

Les féministes veulent nous faire à croire que lorsqu'il s'agit de l'acte de l'avortement (je ne parle pas ici des circonstances qui peuvent l'entourer), la femme est en situation de faiblesse, dénuée de tout pouvoir. Si le foetus obtient le droit  de vivre, on est supposé croire que la femme deviendrait son esclave, lui qui n'aucune puissance. En fait, c'est la femme qui a tout le pouvoir dans sa relation avec le foetus. C'est elle qui décide qu'il ne doit plus exister. Mais c'est elle la victime. Le foetus, lui, c'est le problème.

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