11 septembre 2012

Le problème c'est avec le féminisme lui-même

Miss Marie Travel:
Pour plusieurs raisons, en 2012 je m'insurge quand on parle en mon nom en tant que femme au Québec. Je ne m'y retrouve pas.
En conclusion, je crois que le mouvement féminisme du Québec a encore sa raison d'être mais qu'il serait plus que le grand temps qu'il revampe son message, son exécutif et qu'il redéfinisse sa raison d'être et de ses principaux objectifs. Une mise à jour s'impose. Car à les regardant aller aujourd'hui, je pense qu'une majorité de femmes du Québec ne se sentent pas du tout concernées par leurs valeurs véhiculées.



Il y a longtemps, le féminisme était l'instrument pour rendre la femme libre. Et cette liberté était la marque de l'égalité entre hommes et femmes.

Maintentant le féminisme n'est plus l'instrument de la liberté. Ce n'est plus un moyen, c'est un objectif. La liberté de choix des femmes ne suffise plus. Il faut que les résultats des efforts des femmes soient equivalents (ou supérieurs!) aux hommes. Alors, toutes les structures sociales doivent être reconstruites pour y arriver, peu importe les conséquences.

Si les hommes en souffrent, si les femmes n'y sont pas d'accords, bin tant pis pour eux!

Mais, on n'ose pas parler contre le féminisme parce que ça représente le mouvement des femmes. Pis être contre le mouvement des femmes, et ses demandes, c'est être contre les  femmes. On confond les trois-- féminisme, mouvement des femmes et les femmes elles-mêmes pour mieux détourner la critique.

On sait que c'est de la foutaise, mais nos institutions agissent et pensent comme si c'était le cas. On finance des organismes comme le Conseil du Statut de la femme, Condition féminine Canada, des programmes d'études féministes et ainsi de suite, sans parler de la rectitude politique quasi-universelle des institutions publiques, avec la prétension qu'on avance la condition de la femme-- sans même consulter les femmes elles-mêmes!  On consulte les féministes, mais jamais les femmes.

C'est le féminisme institutionnel financer avec vos impôts.

Est-ce qu'on a besoin, en 2012, un organisme gouvernemental dévoué à la condition féminine? Est-ce que la disparition de ces organismes nuieraient véritablement à la vie quotidienne de la femme moyenne au Canada?

Est-ce que ça t'empêcherait de dormir? Pense pas.

Il ne suffit pas de repenser le féminisme. Il faut le rejeter. Le féminisme n'a rien à voir avec la liberté des femmes. Il se sert de sa position comme représent incontestable des valeurs de la liberté et de l'égalité pour dépeindre toute critique à son endroit comme étant misogyne. Il faut dénoncer cette confusion, et ne pas se laisser intimider par ceux qui exercent cette malhonnêté intellectuelle.

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