7 septembre 2012

Le féminisme ne peut pas être fidèle à lui-même

Lise Ravary:

Par contre, je suis exaspérée d’entendre encore et toujours que les femmes en politique font mieux les choses, qu’elles sont plus résilientes, qu’elles ont moins d’ego, qu’elles dirigent autrement parce qu’elles n’ont pas peur de consulter. Qu’elles valorisent le consensus, le compromis —  certainement un trait de caractère qu’ont en commun Margaret Thatcher et Angela Merkel — au lieu de la confrontation.

LA femme, éprise de justice sociale, conciliante, maternante, ça n’existe pas.

Aux yeux de nombreuses féministes, les femmes qui foncent dans la vie avec de la vigueur full testostérone, surtout quand elles ne crèchent pas à gauche, sont des traîtresses à leur sexe. Des semblants d’hommes. Dixit Renaud et Lise Payette. C’est exactement ce qu’elle m’a dit pendant une émission de ­Radio-Canada pour marquer le 50e anniversaire du vote des femmes : « Mme Ravary, vous êtes devenue comme ces hommes qu’on n’aime pas. » C’est pas beau, la solidarité féminine ?



Le féminisme était supposé de rendre la femme libre.

La femme est supposé être libre pour penser pour elle-même.

Mais le moment qu'une femme se distance de la pensée féministe, elle devient "comme les hommes qu'on n'aime pas."

Remarque-bin, les hommes n'ont pas cette contrainte. Un homme peut adopter la politique qui lui plaît.

Mais le spectre d'idées acceptables pour les femmes selon les féministes est plus étroit.

Alors, c'est quoi le but du féminisme, si les femmes ne sont pas aussi libres dans leurs idées politiques que les hommes?

Si les femmes ne peuvent pas avoir les mêmes ideés que les hommes, on ne parle plus d'égalité.

Prouvant encore une fois que le féminisme n'a rien à voir avec les femmes, mais avec des idées concernant les femmes.

(Et c'est encore dix fois pire au moment qu'on parle d'avortement...)

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