14 août 2012

Pauline Marois a raison de s'inquiéter de la langue maternelle

Pauline Marois
Don MacPherson de la Gazette s'insurge contre Pauline Marois et un communiqué du Parti Québécois pour avoir dénoncer le recul de la majorité francophone de langue maternelle à Montréal.

D'après moi, elle ne peut pas faire autrement.

La culture québécoise ne se réduit pas purement à un échange linguistique, comme si on pourrait remplacer un québécois avec un français, un suisse ou un belge.

Être québécois ce n'est pas juste parler une langue, c'est avoir un vécu partagé collectivement qui est exprimé dans cette langue.

Les immigrants ne cherchent pas à faire du tort au Québécois en s'installant à Montréal, mais la plupart d'entre eux sont en situation d'apprentissage du français et de la culture québécoise.

Le problème c'est que le Québec s'attend à ce que l'immigration comble les déficiences démographiques du Québec. Les Québécois ne veulent plus faire d'enfants, donc c'est aux immigrants de faire croître la population.

Mais, on ne leur donne pas le moyen de s'assimiler.

Quand la plupart des tes camarades de classe sont des immigrants ou des enfants d'immigrants, et que le français est purement une langue de communication et non de culture, et c'est la même chose dans ton quartier, et que l'anglais prédomine, tu ne vas pas assimiler la culture québécoise.

C'est pas que les immigrants veulent faire du tort.

C'est qu'on a des attentes irréalistes face à l'immigration.

Le problème pour le PQ c'est qu'il veut préserver la culture québécoise, mais il y a un manque de québécois natifs pour aider à la tâche de l'assimilation. Si on veut que les immigrants apprennent le français, il faut que ces immigrants soient assez minoritaires pour apprendre de leur entourage la culture majoritaire.

Quand il n'y a pas assez de québécois de souche pour forcer l'emploi du français, pour exposer les immigrants à la culture, les immigrants ne l'apprendront pas.

C'est aussi simple que ça.

Mais au lieu de s'attaquer au véritable problème démographique -- le taux déficient de natalité-- on substitue des mesures étatiques et brime la liberté des gens pour choisir leur langue d'éducation et d'emploi.

Si les québécois veulent un avenir, il faut qu'ils produisent des enfants.

Si ce n'est pas ce qu'ils veulent, c'est leur choix, mais rien peut sauver la culture québécoise, même pas la loi 101.

Pauline Marois, dans sa tête à elle, n'a aucun choix mais de s'occuper du recul des francophones de langue maternelle de l'Île de Montréal.

Son problème c'est la façon qu'elle veut en créer.

On ne peut pas remplacer la procréation avec l'immigration et préserver sa culture intacte.



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