31 août 2012

L'identité québécoise: un autre monopole à défaire

J'ai bien aimé le cri du coeur de Doom Dumas concernant l'identité québécoise:

Comme j’ai noté plus haut, je me reconnais très peu dans le milieu culturel québécois subventionné. J’écoute peu la télé québécoise, la musique québécoise ou le cinéma québécois. Je suis pourtant cinéphile! J’écoute beaucoup de télévision américaine et à en juger par les discussions que j’ai avec beaucoup d’autres Québécois, je ne suis pas le seul. La musique québécoise me semble formatée pour la matante de 40 ans et avoir peu évolué depuis 1972. Celle qui me rejoint n’est habituellement pas bien vue par l’industrie.

Parfois, j'ai l'impression que les québécois sentent le besoin d'aimer leur artistes plus par devoir que par désir.

Prenons par exemple Gilles Vigneault et Félix Leclerc.

Désolée, je n'ai jamais compris l'attrait pour ces artistes-là.

Je sais que c'est une question de goût. Mais je soupçonne qui je ne suis pas seule.

La preuve: combien de jeunes téléchargent leurs tunes spontanément?

J'en ai jamais vu. Je suis certaine qu'il y a quelques étudiants en études québécoises ou quelques chansonniers qui trippent dessus, mais dans mon cercle élargi de connaissances, il n'y a personne.

Mais on les glorifie. C'est pratiquement blasphème de parler autrement.
 
Tu vas peut-être me dire que le goût des jeunes doit être formé, qu'ils ne savent pas ce qui est bon.

D'une certaine manière je suis d'accord. On m'a appris à apprécier la littérature anglaise à l'école.

La différence, c'est qu'en anglais lorsque quelqu'un dit que du Shakespeare c'est de la marde, les anglophones ne se sentent pas attaqués dans leur identité ou leur culture. 

Parce que l'identité anglophone ne repose pas sur un consensus imposé et obligatoire par une petite clique.

Un exemple parmi tant d'autres. Remplace Gilles Vigneault et Félix Leclerc par les vedettes du jour.

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