10 juin 2012

Le féminisme n'a rien à voir avec la volonté des femmes

Le Gazette des femmes consacre son numéro de juin sur la question des mères au foyer.

Comme si on était des drôles de créatures exotiques, comme une tribu primitive.

Il faut expliquer notre existence.

*Facepalm*

Voilà un extrait du billet d'introduction de la rédactrice en chef:


Je l’admets. À une certaine époque, j’ai porté un jugement sévère sur le choix que faisait une voisine : rester à la maison pour s’occuper de ses deux enfants et en mettre au monde un troisième. Une décision qui l’a conduite à quitter son emploi dans la fonction publique. De mon point de vue, ce choix signifiait fragiliser son autonomie financière, mais aussi sacrifier une part d’elle-même à une tâche que j’estimais beaucoup moins valorisante que d’occuper un « vrai » travail, rémunéré et productif pour la société. Où est l’intérêt, me disais-je? Se rend-elle compte des difficultés qui l’attendent lorsque les enfants auront grandi? Des années plus tard, voilà que je traite des mères au foyer dans un webzine féministe. C’est mon karma, j’imagine.

Quel est l'intérêt? Oui, quel est l'intérêt de rester proche des enfants et les éléver soi-même. Qu'est-ce qui pourrait pousser une femme à vouloir passer TOUTE la journée longue avec son flot? Ayoye, tellement ennuyant, il faudrait payer quelqu'un d'autre pour s'en occuper...

Ce que je trouve drôle, c'est qu'on parle du danger financier de dépendre sur son mari. Pendant ce temps-là, la plupart des mères monoparentales travaillaient et travaillent après la rupture de leur couple. Tout ça pour dire, que tu travaille ou travaille pas, si ton couple pète, tu risques de te retrouver parmi les pauvres...

Une des thèmes qu'on voit revenir dans les numéros, c'est la peur que les rôles traditionnels reviennent à la mode:

Élisabeth Badinter, femme de lettres et philosophe féministe française, met tout de même en garde celles qu’elle nomme les filles et les petites-filles du féminisme. Dans son livre Le conflit, la femme et la mère (Flammarion, 2010), elle s’inquiète de voir des jeunes femmes faire des études et avoir des enfants sans réaliser l’insidieuse régression culturelle qu’elles subissent. Force est d’admettre que si certaines femmes se donnent le choix de travailler ou pas, elles sont rarement imitées par les hommes. Badinter y voit un retour à la spécialisation des rôles : les femmes se consacrent aux tâches domestiques et à l’éducation des enfants, les hommes se chargent du revenu familial. "« Il faut faire attention, car la sexualisation des tâches revient très vite »", signale également Maria De Koninck. Elle rappelle par ailleurs qu’après l’accouchement et l’allaitement, les deux parents sont physiquement égaux dans le « prendre soin ».

Et si c'est ce que les femmes veulent?

Si les femmes choississent de leur gré de retourner à la maison en masse pour éléver les enfants, est-ce que les féministes vont appuyer leur choix?

Il y a une raison pour laquelle la femme moyenne préfère les rôles où les relations interpersonnelles priment.

C'est parce que son cerveau et ses hormones la prédisposent à vouloir s'occuper des autres.

Comme l'homme moyen est bâti pour aimer tout ce qui est physique et objectif.

Les femmes aiment s'occuper de leurs enfants et la maison. Pas tout le monde aiment les mêmes tâches. Ma mère aimait plus les tâches ménagère, moi j'aime plus cuisiner, d'autres aiment le jardinage, etc. Mais la maisonnée occupe une place spéciale dans la tête d'une mère.

Pourquoi est-ce qu'on essaie de nier ce qu'est la femme?

Je sais qu'il y a des exceptions, mais les exceptions ne refutent pas les généralités.

Si la majorité des mères faisaient ce qui leur tenteraient, les féministes auraient de la grosse misère à atteindre leurs objectifs sociaux, c'est-à-dire voir les femmes occuper au moins cinquante pour cent de tous les postes dans tous les sphères d'influence. Les féministes voudraient voir les hommes rester à la maison, mais un homme n'est pas fait comme une femme. L'homme n'a pas les hormones d'une femme. S'occuper des enfants n'est pas aussi emballant pour un homme. Comprenez-moi, il va le faire si nécessaire, mais ça ne fait pas surgir ses hormones comme dans le cas de la femmes

Le problème avec le féminisme c'est que c'est une idéologie du pouvoir collectif.  Selon lui, si les femmes n'ont pas autant de pouvoir que les hommes, c'est une injustice. Le problème c'est que la quête du bonheur se vit individuellement et donc les choix sont faits individuellement, sans nécessairement chercher à obtenir un pouvoir social, quelconque. Souvent les choix des femmes leur affaiblissent, comme par exemple, choisir des professions avec des bas salaire et une situation précaire, ex: l'enseignement, garde d'enfants, etc. Donc les femmes elles-mêmes perpétuent l'injustice de l'inégalité du pouvoir. Les féministes ont beau dire qu'elles respectent la liberté individuelle,  mais les féministes en quelque sorte veulent diriger les choix des femmes (ou des hommes!)  sinon, elles ne seront jamais capables d'atteindre leur objectif d'avoir le pouvoir égal dans tous les sphères.

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