6 juin 2012

Le cas de Linda Gibbons démontre le double standard de l'application de la loi

Linda Gibbons est en prison pour avoir effreint à une injonction civile contre des manifestations devant certaines cliniques d'avortement à Toronto.

À plusieurs reprises, elle a été arrêtée pour des effractions de nature criminielle au lieu d'être poursuivie pour avoir violé l'injonction civile.

Pourquoi? Les autorités ne veulent pas que l'injonction fasse l'objet d'un cas judiciaire. L'injonction, émise en 1994, était supposée être temporaire.

Temporaire.

Elle s'est encore faite arrêtée cette année à cause de cette injonction.

On ne parle plus d'une injoncton temporaire. En pratique, c'est permanent.

Mais les autorités ne veulent pas prendre responsabilité pour cette injonction. Les élites veulent que l'injonction reste en place sans qu'elles aient à voter pour.

Maintenant, le cas de Linda Gibbons sera entendu par la Cour Suprême.

L'article de Postmedia souligne l'injustice de la persécution de Mme. Gibbons.

Les manifestants du G8, les manifestants étudiants peuvent causer toutes sortes de déboires sans que la police intervienne.

Mais une femme seule, tranquille, brandissant une pancarte est arrêtée le moment qu'elle se présente devant la clinique.

Et ses gestes lui ont valu plus de temps en prison que Karla Homolka.

Il y a quelque chose qui ne cloche pas.

La loi devrait être aveugle, mais on sait que ce n'est pas le cas. La loi est appliquée selon la popularité de la cause, et non pas selon la lettre de la loi.

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