28 mai 2012

Ils continuent à frapper leurs casseroles....et pis?

À chaque soir on assiste à la même démonstration. Les gens descendent dans la rue et frappent leur casseroles pour manifester leur désaccord et insister que le gouvernement cède devant leurs demandes.

La question qui se pose se dit mieux en anglais: How's that workin' for you?

Est-ce que les étudiants ont réussi à faire valoir leur point de vue, à date?

Non.

Pourquoi est-ce qu'une trentaine d'autres manifestations réussiraient plus?

Sans doute, les manifestations causent beaucoup de tracas et de maux de tête.

Et alors?

À qui la faute?

Qui cause le bruit? Qui bloque le traffic?

Pas le gouvernement.

Ah, je sais le gauchiste typique ne prendra pas responsabilité pour ses gestes et va blâmer le gouvernement pour lui avoir forcer à descendre dans la rue pour faire valoir ses droits.

Mais le gouvernement ne force personne à bloquer le traffic ou  de frapper des casseroles.

Alors, le public pensant-- le public qui vote-- aurait tendance à se mettre contre les étudiants. Le québécois moyen a beau être contre la hausse des frais de scolarité, il n'aime pas que son samedi soir soit gâché par des manifestants qui bloque son chemin en s'en allant faire le party.

Franchement, si les étudiants ne changent pas de stratégie, je prévois une victoire pour le gouvernement. Comprenez-moi bien, ça fait mon affaire. Mais les étudiants semblent manquer d'intuition politique. Ils n'ont pas de "plan B". Ils ne savent plus quoi faire en cas d'intransigeance gouvernementale. Ils agissent comme s'ils étaient certains que le gouvernement allait se plier.

Les manifestants vont finir par s'écoeurer en voyant que les marches ne marchent pas. :) Mais il n'y a pas d'autre stratégie en place.

Si les manifs accomplissaient quoi que ce soit, le gouvernement aurait agi depuis longtemps. Maintenant, le gouvernement va rencontrer les étudiants pour bien paraître, mais je sens que ça va être du pelletage de mots pour gagner du temps. Rien va changer.

Tant que le gouvernement va tenir le coût, il va gagner. Aux prochaines élections, la crise étudiante sera au coeur du débat. On sait que les jeunes ne voteront pas malgré toute cette implication politique. Mais la classe moyenne surtaxée se présentera en grand nombre pour appuyer Charest. Désolée mais la CAQ n'a pas montrer aucun courage en exigeant des élections. On voyait ben qu'elle faisait uniquement du capital politique et n'avait pas de position de principe sur cette question.

Si la tendance se maintient, je crois que Charest sera réélu, malgré sa réputation pour la corruption-- parce que les autres choix seront trop durs à avaler. Marois se laisserait runner par les synidcats et les étudiants, et François Legault --on ne sait même ce qu'il représente. Aussi bin de voter pour un premier ministre qui met ses culottes.




2 commentaires:

Val a dit...

J'espère bien que les étudiants vont gagner. En France, on a fini par se débarrasser de notre Charrest (Sarko). J'espère que les Québécois vont lui mettre un bon coup de pied au cul aux prochaines élections.

France a dit...

Bonjour Val,

Je ne voudrais pas vous décevoir, mais la question est la suivante : par QUI allons-nous pouvoir le remplacer notre Charest???

La situation politique ici est désespérante....