16 avril 2012

L'avortement tardif n'est pas si rare que l'on croit

Aujourd'hui dans Cyberpresse, il est question de la motion 312 qui demande au Parlement d'examiner l'humanité de l'enfant à naître. Dans l'article, une porte-parole du Centre de santé des femmes affirment qu'il y a moins de dix avortements tardifs au troisième trimestre au Canada.

Ce qui est archifaux.

«Les avortements tardifs (au troisième trimestre) sont très rares; on parle de moins de 10 cas par année», souligne Anne-Marie Messier, du Centre de santé des femmes de Montréal.

Sa citation est imprimée sans explication.

Ce qu'il faut retenir, premièrement, c'est que les avortements après 20 semaines ne sont pas techniquement des avortements selon la définition médicale de l'Association Médicale Canadienne. D'après cette organisation, un avortement est une termination de grossesse avant 20 semaines.

Donc, l'avortements après 20 semaines n'est pas comptés comme un avortements dit "thérapeutiques". Il n'entre pas dans les statistiques.  La procédure elle-même est classée comme une "termination médicale de grossesse" ou une "induction" ou elle est désignée par un autre euphémisme qui cache sa réalité. Le foetus mort-né d'un avortement tardif est classé comme une mortinaissance, même si l'enfant n'est pas mort naturellement. Cette catégorisation porte à confusion pour les chercheurs parce qu'il est important de savoir si l'enfant est mort d'une condition naturelle ou par une intervention, de la façon les statistiques sont collectées dans le moment, il n'y a pas moyen pour le public de le savoir.

On ne peut pas savoir donc le nombre exacte d'avortements tardifs, et le système de soins de santé préferait le garder secret justement afin d'éviter toute discussion et tout débat.

Cependant, on sait que le gouvernement du Québec subventionne à chaque année des dizaines d'avortements tardifs procurés aux États-Unis. Si on les envoit aux États-Unis, c'est qu'il n'existe pas de médecin qui veut gérer ce cas. Donc, on peut s'imaginer qu'il ne s'agit pas surtout de problèmes graves d'anomalies, mais d'avortements "thérapeutiques" ou des problèmes médicaux moins graves. Mais, comme Suzanne Carrière, la responsable des avortements tardifs à CLSC des Faubourgs à affirmé lors d'une présentation, les avortements tardifs sont pratiqués sur des femmes au Canada qui ne peuvent pas entrer aux États-Unis (ex: situation extra-légale, dossier criminel, etc).

Donc, en l'année fiscal 2008-2009, 105 avortements tardifs après 24 semaines ont été arrangés hors États-Unis.

Si ces femmes ont pu obtenir des avortements aux ÉU, on peut soupçonner qu'il y a au moins autant d'avortements qui se sont fait au Québec. Bien sûr, on ne parle pas nécessairement des milliers. Cependant, on parle beaucoup plus que 10.

Mais même si ce n'était que dix, c'est dix de trop. Les enfants ne devraient pas mourir selon la volonté des parents. Ils ont droit à la protection et à l'amour de leur parents.

Tuer, ce n'est pas de l'amour.

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