8 mars 2012

Les causes de la pauvreté dont on parle très peu

 1. Drogue, alcoolisme et faire le party.

L'effet de la drogue s'opère à plusieurs niveaux. Bien sûr si on souffre de la toxicomanie, ce n'est pas long avant tout notre argent sert à acheter de la drogue.

Mais, même les gens qui ne sont pas toxicomanes se tirent dans le pied. La drogue nous rend incapable de raisonner correctement, ce qui augmente notre risque de prendre des décisions qui sont contraires à notre intérêt économique.

Exemple:

Après qu'on est drogué:

* Les chances sont fortes qu'on ne portera pas de condom pendant des relations sexuelles. Donc risque de grossesse ou de maladie qui peut nuire à notre situation financière. (Je ne supporte pas le port du condom, MAIS, si on décide d'avance que c'est le moyen qu'on va choisir pour empêcher une grossesse, la drogue n'aide pas. De toute façon ces échecs font partie de la raison pourquoi je m'oppose à la contraception.)

* On peut se faire arrêter par la police pour conduite avec facultés affaiblies. Les coûts sont très chers.

* On peut faire des choses qu'on n'aurait jamais fait sans les stimulants: faire la casse,  se battre, et autres actes criminels mineurs.

Sans parler des matins d'après la veille où on décide de ne pas entrer travailler.

Bref, la drogue et l'alcoolisme nous empêche de prendre les bonnes décisions et lorsqu'on n'est pas capable prendre les bonnes décisions, ça nous coûte de l'argent.

Peut-être une brosse n'affectera pas notre avenir (ou peut-être oui) mais il y a des gens qui organisent leur vie autour du party. Combien de temps avant que les conséquences viennent leur hanter?


2. Désintégration de la famille

Le meilleur moyen de se préserver de la pauvreté, c'est de se marier. La recherche est claire là-dessus. Les chances d'être pauvre *chroniquement* après une union *stable* (et voilà pourquoi je parle de mariage) est très faible.

Le meilleur moyen de garantir qu'un enfant ne grandira pas sans un parent (normalement le père) ce n'est pas avoir de relations sexuelles hors mariage.

Ah je sais on va me traiter de vieux jeu, mais c'est la réalité.

La sexualité hors mariage, d'un point de vue collectif, mène inévitablement à la généralisation et l'acceptation des naissances hors mariage et donc des familles monoparentales.

Premièrement, bien sûr, parce que la fille donne naissance sans l'aide et/ou le "consentement" du chum et donc sans son apport financière ou psychologique. Ou peut-être le père était d'accord mais au cours des années, il s'éloigne de ses enfants.

Deuxièmement, parce que lorsque le mariage n'est pas le lieu exclusif de la sexualité, la séparation du couple est plus envisageable, donc la rupture est beaucoup plus facile. On se trouve une autre blonde ou un autre chum,  et on n'a pas besoin de refaire le long processus de la découverte de l'autre, donc on peut reprendre une vie sexuelle assez facilement, etc.

Donc, les couples sont plus prêts à se séparer de nos jours, sans penser de l'effet que ça peut avoir sur les enfants.

 La solution serait d'adopter des comportements qui préviennent ces situations. Comme ne pas avoir des relations hors mariage. Et se marier en renonçant au divorce. Et résoudre de toujours prendre la décision qui est bonne pour les enfants, et non pas pour soi. Les problèmes de couples ne devraient pas devenir le problème des enfants.

Une société où les gens adopteraient cette mentalité couperait le taux de pauvreté en moitié.


3. Convoitise et Surconsommation

Vivre selon ses moyens. Accepter ce qu'on a. Ne pas vouloir trop de bébelles. Se contenter des petits plaisirs de la vie.

Tellement simple comme philosophie. Tellement économe.

Tellement ignoré.

Le gars voit son voisin s'achètent une télé 60 pouces, il en veut un parce que sa télé  de 27 pouces-- qui fonctionne très bien-- ne lui plaît plus.

La fille voit sa collègue de travail acheter des vêtements designer, elle en veut aussi. "Pourquoi je n'y aurai pas droit moi aussi?"

Ces scénarios se répètent. Les gens s'achètent des choses dont ils n'ont strictement pas besoin. Les bijoux. Le maquillage (ça coûte cher!). Les systèmes de vidéos (pour les gars) les cellulaires (pas strictement besoin d'un Apple Iphone) Les teintes de cheveux. Les tatouages. Les sorties au restaurants. Les gadgets, etc etc.

Rien de mal d'avoir ces choses-là si on a l'argent pour le payer.

Les gens de la classe moyenne ne sont pas nécessairement des gens qui ont tous ces choses-là. Ce sont des gens qui sont capables de se payer un style de vie de la classe moyenne parce qu'ils font attention avec leur argent. Ils n'achètent pas tout ce qu'ils veulent à coup de coeur. Et s'ils le font, ils ne feront pas partie de la classe moyenne pour longtemps.

Donc des gens qui seraient capables de pourvoir à leurs besoins s'ils étaient un peu moins matérialistes vont chialer au gouvernement que la vie coûtent chère et qu'ils méritent un autre programme social pour payer pour leurs choix personnels, quand ils seraient complètement en mesure de se payer leurs affaires s'ils étaient plus économes.

Avez-vous remarquer que les pauvres ont toujours de l'argent pour la bière et les cigarettes? Ils se trouvent les moyens de payer les cigarettes, mais leurs enfants vont à l'école le ventre vide.


4. Le surendettement

Le surendettement est la conséquence naturelle de la convoitise et de la surconsommation.

Il n'y a rien de mal de s'endetter pour un bien d'une très grande valeur, qu'on ne serait jamais capable de payer toute suite,  qu'on a absolument besoin aujourd'hui et qu'on sait qu'on est capable de repayer.

Donc, d'endetter pour une maison, une voiture essentielle (donc quand on vit en campagne ou en banlieue éloignée) ou des appareils électro-ménagers, c'est très correct.

Mais s'endetter pour des niaiseries comme des vêtements non-essentiels (il me fallait ces chaussures à $200, je ne pouvais pas m'en passer!) des télévisions 60 pouces, des hobbies, des sorties, des cadeaux des Noël c'est stupide. 

Les gens s'endettent non pas pour payer l'épicier mais pour obtenir des cossins. Ensuite ils sont pognés à payer les frais d'intérêts exorbitants. Pis ils chialent contre les compagnies de cartes de crédit quand c'est DE LEUR FAUTE que leurs comptes sont très élevés.

Pis ils chialent que la vie coutent cher et ils exigent aux élus d'avoir de la manne.


5. Manque d'épargnes.

C'est un peu la même histoire que les deux derniers items. Les gens ont de l'argent pour la bière, mais ils n'ont pas d'argent pour mettre de côté pour une urgence.

Alors quand l'urgence arrive, ils s'endettent.

On ne peut pas prévoir toutes les urgences. Mais on peut prévoir certaines urgences communes: des maladies (donc, achats chez la pharmacie), perte d'emploi, réparations urgentes sur la maison (plombier, électricien) etc.

Les gens ont de l'argent pour aller au resto, mais pas d'argent pour mettre de côté même une piasse par jour?


6. Absence de bonnes valeurs

Je ne parle pas ici d'être des bons petits catholiques.

Il s'agit de valeurs que n'importe qui peut avoir.

Par exemple, vouloir tenir sa tête haute parce qu'on gagne notre propre vie et on ne dépend pas des autres.

Il y a des familles et des communautés où tu te fais traiter comme un fou pour refuser de vivre sur l'argent du gouvernement. 

Il y a des gens qui ne comprennent pas la fierté de pouvoir se lever le matin et se rendre au boulot et faire une bonne job.

Parmi bien des pauvres chroniques, il y a une absence d'éthique de travail.

Quand tu ne  sais pas travailler, comment peux-tu obtenir et garder son emploi?

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