2 février 2012

Quand on ne reconnaît plus le droit à la vie

Claude Roy pense que les fameuses parole du Sénateur Boisvenu ne sont pas aussi folles que ça:
Si collectivement vous acceptez de payer des prisons dorées à tous ces criminels, libres à vous, pour ma part, ils n’ont aucun droit. Ils avaient une vie de liberté totale, ils ont réduit à néant la vie des autres, brisés des rêves, ils ont poussé eux-mêmes des gens vers le suicide, maintenant qu’ils sont derrière les barreaux, nous devons les chérir et en prendre soin, ou est la logique? Ce sont des criminels qui ont perdu leurs droits, leur privilège leur liberté de penser ou d’agir.

Le problème avec le fait d'être pro-vie, c'est qu'on défend les gens qui ne sont pas populaires. S'ils seraient populaires, il ne serait pas nécessaire de les défendre.

Lorsqu'on ne reconnaît plus la valeur intrinsèque de la personne humaine, même la personne qui a commis des crimes horribles, on n'a plus de mesures, plus de bornes.

Le blogueur dit qu'un tueur en série perd tous ces droits.

Mais ce n'est pas vrai, et ça ne peut pas être vrai parce que ça rend les droits dépendants sur la bonne conduite de l'individu.

Voyez-vous où ça peut mener?

Imaginez un monde où, si vous n'agissez pas politically correct, vous perdez vos droits. Jusqu'au point que vous devriez subir la peine capitale pour vos "transgressions". Bien sûr, c'est politically correct de s'opposer à la peine de mort, mais cette opposition peut se facilement transformer si on adopte la position que les droits-- incluants le droit à la vie-- est méritée et peut se perdre.

Déjà on voit les catholiques perdent leur droit à la liberté religieuse pour leur opposition à l'homosexualité. Ce n'est pas très farfelu d'imaginer les gens être dépourvus de leurs droits par cause de mauvaises idées politiques ou religieuses.

L'avortement, l'euthanasie sont deux sujets qui sont les manifestations les plus tragiques de la volonté de ne pas reconnaître le droit à la vie.

On a toujours dit que l'euthanasie mene à l'obligation de mourir. En voilà un exemple.

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