19 janvier 2012

Sur les avortements clandestins les journalistes ne se posent pas de questions

Aujourd'hui Cyberpresse a publié un article sur les avortements clandestins au Tiers-Monde.

Selon l'étude, chaque année, environ 8,5 millions de femmes des régions en développement souffrent de complications d'avortement et parmi celles-ci trois millions ne reçoivent pas les soins nécessaires.Le continent africain est le principal point noir: cette région ne rassemble que 17% de la population féminine du monde en développement en âge de procréer, mais représente la moitié de la mortalité imputable à l'avortement non médicalisé.Forte disparité régionale en Europe «la mortalité et l'incapacité liées à l'avortement non médicalisé» seraient «totalement évitables», notamment avec des législations adaptées, a estimé l'un des signataires de l'étude, Iqbal H. Shah de l'OMS.

On essaie de faire à croire que si l'avortement était légal, les femmes ne mourraient plus d'avortement.

Même si l'avortement était légalisé, les femmes continueront de mourir. Pourquoi?

Premièrement, dans les endroits du monde ou les femmes meurent d'avortement, le système des soins de santé est sous-développé pour ne pas dire inexistant. Même si une femme voulait un avortement "sécuritaire" elle n'aurait pas endroit pour l'obtenir.

Deuxièmement, même si l'avortement serait légal et accessible ça ne voudrait pas dire que les femmes voudraient y avoir accès. En Inde, l'avortement est légal au premier trimestre. Même chose en Afrique du Sud. Cependant, il existe des trafiquants de pillules abortives. Parce que les femmes ne veulent pas ou ne peuvent pas obtenir un avortement dans une clinique.  Soit c'est cher, soit elles se sentent embarrassées, soit elles ne sentent pas la nécessité.

Troisièmement, même si les femmes pouvaient avoir accès à une source fiable de pillules abortives, elles sont sous-éduquées dans le Tiers-monde. Elles ne savent pas nécessairement comment lire les instructions; elles ne connaissent pas les complications potentielles, les signes de danger, etc. Le pire c'est que les féministes encouragent ce genre d'avortement-- un avortement par pillule qui est potentiellement fatale, c'est mieux que l'absence de tout avortement. Comprenez bien que ce type d'avortement a un taux d'échec entre 5 et 20%.  Qu'est-ce que la femme fait dans ce cas s'il n'existe pas d'hôpital dans sa région?

Si les femmes au Tiers-Monde avaient un système de soins de santé, l'éducation et un moyen de supporter leurs enfants, elles ne sentiraient pas le besoin d'avoir recours à un avortement.


L'avortement est une solution de rechange pour éviter à confronter les situations difficiles.

De plus, on peut se demander si les autorités se forcent pour faire respecter la loi. Si autant de femmes ont recours à autant d'avortements, et que c'est un secret de polichinelle, si les avorteurs peuvent opérer sans être arrêtés, c'est probablement parce que les autorités s'aveuglent à la pratique. Alors, si les autorités ne font pas respecter la loi, est-ce que c'est vraiment la faute de la loi que les femmes meurent d'avortements?

En plus, on peut  douter des statistiques de Guttmacher, un institut pro-avortement.

Si les femmes ont accès à un bon système de santé, même si les lois contre l'avortement sont strictes, le taux de mortalité reste bas, comme c'est le cas en Ireland, au Chili et en Pologne.



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