10 janvier 2012

La dictature athée menace la liberté religieuse

Le Gentil Astineux et Campagne-Vie ont repris le thème du laïcisme ambient de notre époque.

Mon problème avec le laïcisme intégriste est qu'il s'agit d'une tentative d'athées de dicter à des gens religieux comment pratiquer leur religion.

Par exemple, on dit que les croyants ne devraient pas mêler leur croyances à la politique. En d'autres mots, un chrétien ne devrait jamais prôner la reconnaissance des droits du foetus ou le mariage traditionnel parce qu'il s'agit de croyance religieuse.

(C'est drôle, mais les chrétiens gauchistes qui appuient ces mêmes pratiques par croyance religieuse ne se font jamais disputés.)

Alors, dans la religion catholique, on est obligé de s'en mêler.

Mais le laïciste dit qu'il n'a pas le droit.

Donc, le laïciste essaie de dicter au catholique comment pratiquer sa religion.

Mais non, répond le laïciste, vous avez le droit de pratiquer votre religion, mais en privé.

Cependant, le catholicisme exige qu'on le pratique en public. On est obligé de porter témoignage de nos valeurs sur la place publique, incluant dans l'arène politique.

Ça vaut quoi la liberté religieuse si les croyants ne sont pas libres de pratiquer leur religion en public, de parler et voter selon leurs croyances religieuses?

L'athée répondra: mais lorsque vous voter selon vos croyances, vous imposer votre religion.

Mais il ne pense jamais qu'il fait la même chose en imposant ses valeurs sur la place publique.

Ne trouvez-vous pas ça ironique que des gens invoque la liberté religieuse pour se débarrasser de la religion?

La liberté religieuse a été conçue pour des croyants. Des non-croyants n'exercent pas la liberté religieuse parce qu'ils n'ont pas de croyances religieuses. Ils trouvent que la religion c'est une absurdité. Comment puissent-ils défendre la liberté d'une chose qu'ils trouvent nocives dans la société?

Les athées utilisent la notion de la séparation de l'Église et de l'État pour justifier le nettoyage du religieux de l'espace publique.

Mais cette notion n'a pas été conçue pour protéger les gens de la religion. Premièrement c'est une idée américaine qui n'a pas d'équivalence au Canada. Deuxièment, cette notion a été conçue pour éviter qu'on établit une religion d'État pour que chacun soit libre de croire ou non. Troisièmement, c'est une notion qui adresse les actions du GOUVERNEMENT-- pas celles des individus. Donc, un individu qui vote selon ses croyances religieuses et qui militent dans l'arène électoral selon sa religion ne la contredit pas.


Cependant, la position laïciste utilise l'amalgame pour tout brouiller pour faire passer leur message, quand les idées qu'ils invoquent n'ont rien à voir avec ce qu'ils défendent.

Leur notion fondamentale c'est que la reilgion est nocive et doit être marginalisée pour éviter qu'elle influence les gens.

C'est juste ça qu'ils croient.

Mais ils ne peuvent pas faire passer cette idée d'avance. Les gens ne sont peut-être pas croyants, mais ils reconnaissent la contribution de la foi à notre société. Que serait la société québécoise sans la contribution de l'Église catholique? C'est simple, elle n'existerait pas.

D'après moi, on ne devrait pas passer par quatre chemins pour discuter du véritable enjeux: la liberté religieuse et la place de la religion dans notre société.

Si j'ai tort et que la majorité des gens choississent de marginaliser la religion et de priver le droit des croyants de militer selon leurs croyances, il faut ensuite se poser la question: est-ce que les croyants sont prêts pour le martyre? Ou vont-ils encore une fois compromettre leurs valeurs pour rendre les autres heureux?

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