14 décembre 2011

Tu sais c'est l'enfer quand...

... on est rendu qu'on doit expliquer à des catholiques éduqués la signification du mot "apologétique".

Tiré d'un article concernant le Cardinal Marc Ouellet:

Les futurs évêques doivent être "des hommes de foi profonde, capables d’en exposer les raisons, d’un dialogue avec la culture, et aussi d’une certaine apologétique (branche de la théologie, dont l’objet est de montrer la crédibilité de l’énoncé de la foi chrétienne, ndlr)



La Nouvelle Évangélisation était supposée être basée sur l'apologétique.

Elle est où cette évangélisation? Elle est où, cet enseignement?

L'esprit moderniste ne croit pas aux fondements de la foi catholique. Tout est subjectif, tout est une question d'émotion. Tout est discutable. Il n'y a pas de véritable faits selon lui. La foi n'est pas basée sur des faits, mais sur des symboles, des événements qu'on n'est même pas certains ont eu lieu.

Normal qu'on n'enseigne plus l'apologétique!

L'Église est incapable de transmettre ce qu'elle ne croit pas.

Suite de l'article:
Le préfet de la Congrégation pour les évêques fait part de son inquiétude face au développement de mouvements, en Occident, qui contestent aujourd’hui l’autorité épiscopale. Et de rassurer: "Ces mouvements sont parfois moins importants qu’on ne le dit", notamment en Autriche.

Il a un peu raison. C'est vrai que ces groupes sont moins importants que l'on croit. Mais leur pouvoir repose sur l'indifférence de la masse des catholiques. Ces groupes croient que tout le monde pensent comme eux, ce qui n'est pas nécessairement vrai. Le moment que les catholiques ne sont plus indifférents-- le moment qu'ils apprennent l'apologétique, ces groupes dissidents perdent automatiquement leur pouvoir et leur influence.

1 commentaire:

Daniel Arseno a dit...

"Ces groupes croient que tout le monde pensent comme eux, ce qui n'est pas nécessairement vrai."

En général, les masses indifférentes qui s'appellent catholique partagent l'esprit moderniste des mouvements du style "Nous sommes église".

Quant à la nouvelle évangélisation, le Saint-Siège a toujours été (volontairement) vague à ce sujet. Les modernistes y voient la propagation de leurs erreurs qu'ils qualifient d'évangile. Les conservateurs interprètent ce terme comme signifiant un renouvellement de l'identité catholique en premier lieu, ensuite il faut freiner la déchristianisation.

Tant qu'à moi, la nouvelle évangélisation est un pléonasme. Il s'agit simplement de défendre la foi (l'apologétique) et de propager la vérité comme des générations de croyants l'ont fait avant nous.