30 décembre 2011

Le déficit moral: comment retrouver notre chemin?

Mathieu Bock-Côté lamente le manque de valeurs dans notre société

Ce qui me tanne de ces lamentations c'est qu'on n'ose pas suggérer comment régler le problème.

Ah, on parle de prendre ses responsabilités.

Mais prendre ses responsabilités ne suffit pas si on ne sait pas c'est quoi la responsabilité ou pourquoi on devrait les prendre.

Moi mon problème avec la droite c'est qu'elle dénonce l'État comme si le but de prôner la liberté c'était de se débarrasser des fonctionnaires pour vivre sans restrictions.

Ce n'est pas ça le but de se débarrasser de l'État.

Le but de l'État c'est de vivre en liberté pour pouvoir faire les bons choix.

Quels bons choix?

Ceux qui sont conformes à la raison et la Loi Naturelle.

En fait, c'est la Vérité avec un grand "V" qui est en cause. Pas son droit de se pogner l'cul et fumer son joint.

L'Être humain a besoin de Vérité. L'État doit vivre selon lui, mais il ne le peut pas imposer. La Vérité doit être discernée et appliquée par la masse des gens.

C'est pour ça que c'est inutile de se tourner vers des politiciens pour combattre l'intimidation ou la violence conjugale. Pour combattre ces choses, il faut que les gens soient inculqués de bonnes valeurs par leurs proches et les institutions comme les écoles et les média de masse. Il faut que les gens choississent pour eux-mêmes les bonnes valeurs.

Mais on ne croit plus à la Vérité. La Vérité, c'est un dogme. C'est du brainwash. C'est un mythe.

Mais voilà ce qui se passe lorsqu'on se convainc que "le péché ça n'existe plus." Les gens ont le droit de tout faire et le droit de s'autojustifier-- c'est permis parce qu'ils pensent que c'est vrai.

Mais on ne parle plus de Vérité ou de Loi Naturelle-- des idées qui sont pleinement accessibles à tous quelque soit leur religion-- parce l'Église n'y croit plus. L'Église s'est conformer au monde. Alors on ne parle plus des idées de base-- la raison comme source de morale, l'universalité de la loi morale, l'absolutisme de la loi morale, et ainsi de suite.

Comment peut-on dénoncer l'état de nos valeurs sans avoir une  règle morale pour le faire? On ne peut pas, c'est contradictoire! On ne peut dire quelque chose n'est pas bon si on ne possède pas une mesure certaine pour le dire.

Peut-on lancer la discussion là-dessus? Je regrette que j'ai l'impression que les droitistes québécois ont un grand vide moral. Ben beau de se débarrasser de l'État, mais si le peuple n'est pas prêt à reléver le défi de la liberté avec une bonne base morale, le projet de désétatisation est foutue. La liberté et la prosperité repose sur les bonnes valeurs. Mais j'ai l'impression que les conservateurs ne veulent pas aborder la question par peur de passer pour des conservateurs sociaux ou des intégristes (malgré leur croyance faible) ou parce qu'ils se remettraient en question eux-mêmes s'ils examinaient de trop proche ce que la Loi Naturelle exige. Je crois que c'est pour ça que le libertarianisme jouït d'une certaine popularité. Pas besoin d'être vertueux pour prôner la légalisation de la marijuana.





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