15 décembre 2011

La baisse de la pratique... c'est la faute de l'Église

Seulement 7% de la population catholique pratique sa religion selon cet article.

Est-ce que l'évêque prend sa part de responsabilité?

Ben non! Il blâme "la Révolution Tranquille".

«L’État a repris ses droits en santé et en éducation, et c’est normal», de dire Mgr Morissette. Selon ce dernier, c’est tout ce mouvement social qui a conduit à une diminution de la pratique religieuse.

C'est la faute "aux autres". Pas aux prêtres qui ont pratiquement réinventé la foi en disant que tout était mythe et légende. Jésus résuscité? C'est un symbole. Les dogmes? Discutables. Interdire la contraception? Ben voyons, pas sérieux!

C'est simple. L'Église n'est pas nécessaire à l'esprit des gens, même pas pour ceux qui la gèrent.

Messe dominciale? Pas obligatoire.
Confession? Pas obligatoire.
Mariage à l'Église: Pas obligatoire.
Croire aux dogmes: Pas obligatoire.
S'éduquer au sujet de sa foi: Pas obligatoire.
Croire en Jésus résusicté: Pas obligatoire.

Quand rien n'est obligatoire, rien n'est nécessaire, alors la foi est perçue comme pas obligatoire et nécessaire. Pourquoi rester dans l'Église? Franchement, compte tenu des leçons et homélies moumounes prêchées par les prêtres et leurs successeurs laïques, les animateurs de pastoral, j'comprends qu'ils ne veulenet rien savoir. Les leçons de psychologie pop, tu peux prendre ça à la télévision. Pas besoin d'un prêtre de te le dire!

Ce sont les dirigeants de l'Église qui ont crée eux-mêmes cette crise. On n'a jamais voulu critiquer. Critiquer c'est juger. Interdit de juger! Juger c'est mal. C'est juste une belle coïncidence que cette interprétation du commandement de ne pas juger servaient les intérêts de ceux qui ne voulaient pas critiquer, et de ceux qui ne voulaient  pas en être la cible.
 
Alors, voilà le résultat de la volonté de ne pas déranger aux gens, si ce n'est pour affirmer leur gauchisme. On pensait que si on était fin avec la population, et qu'on flattait  leur esprit gauchiste, on finirait par se faire accepter. C'est comme l'adolescente sans estime de soi qui essaie de se recréer à l'image des autres. Les gens voient ben qu'elle n'est pas authentique. Les gars couchent avec, pis elle pense qu'elle se fait aimer, mais tout le monde rit d'elle dans son dos. Elle serait mieux d'être la nerd de l'école et d'agir selon ce qu'elle pense sans se soucier de sa popularité. Au moins elle se ferait respecter pour sa colonne vertébrale, si ce n'est que pour ça. On attire plus les gens quand on est vrai à soi-même que lorsqu'on essait de se refaire à l'image des autres.

Mais l'autre problème ce que les catholiques dissidents ont essayé de refaire le catholicisme pour que ça correspond l'esprit de l'époque. On est tous le produit de notre temps, c'est inévitable. Le problème c'est quand on rejette les vérités pour se conformer au monde contemporain. Il ne faut surtout pas être intégriste! Être intégriste, c'est être réactionnaire, la pire des choses! Les universitaires ne peuvent pas accepter les bases de la foi, c'est pas sophistiqué! C'est un insulte à l'intelligence, que Dieu nous a donné pour déterminer individuellement ce qui est vrai ou ce qui est faux.

Mais est-ce que les évêques ont essayé de stopper ce mouvement? Ben non, ils l'ont encouragé. C'est sûr qu'ils ne pouvaient pas faire des sorties, fallait garder face devant Rome. Mais ils ont du moins tacitement encourager cette voie. Maintentant on a des évêques qui rejettent des enseignements clairs comme ceux sur la contraception, l'ordination  des femmes et ainsi de suite. Normal! Les évêques sont issus de la génération dissidente.

Je déteste comment l'Église catholique en général ne se pose pas des questions ce qu'elle a fait pour contribuer à ce déclin.. Ah oui, on va faire son mea culpa pour les abus sexuels, il ne faut pas perdre face devant la population. Mais jamais au grand jamais on va se questionner sur la perte des âmes (perte des âmes? C'est quoi ça?). Ça remettrait tout en question le mouvement de dissidence qui a mené à cet état des choses.

Tant que l'Église ne se renoue pas avec ses bases de la foi et qu'elle ne redevienne pas authentique avec elle-même, le déclin va continuer.  J'ai hâte que les catholiques finissent par comprendre.

1 commentaire:

Daniel Arseno a dit...

Interdit de juger et de critiquer...

Les seules critiques que j'entends sortir de la bouche des prêtres sont celles envers Rome et l'orthodoxie. Tout le monde a raison sauf le Pape.

Tant que l'Église ne se renoue pas avec ses bases de la foi et qu'elle ne redevienne pas authentique avec elle-même, le déclin va continuer.

Vous avez tout compris. J'irais un pas plus loin: le déclin est chose accomplie, il est impossible de revenir en arrière. L'Église telle qu'on la connaît au Québec est morte, seulement pas encore enterrée. Le rythme de fermeture des paroisses ira en accroissant au même rythme que la dernière génération pratiquante s'éteindra. De toute façon, il n'y aura plus assez de prêtres pour les garder ouvertes.

Évidemment l'Église ne disparaîtra jamais complètement, mais elle changera de forme radicalement. Le catholicisme deviendra une religion minoritaire comme les Évangéliques. En fait, elle l'est déjà, si on considère que les véritables Catholiques sont ceux qui croient à l'enseignement de l'Église.

Pourquoi voir ce déclin comme une mauvaise chose? Moi j'y vois du positif. L'Église qui restera sera plus authentique. Nous aurons des chrétiens plus pieux.

Le seul problème, c'est les prêtres de demain qui sont actuellement séminaristes. Ces pauvres imbéciles sont pires que leurs prédécesseurs. Aujourd'hui, la prêtrise attire la médiocrité: des gens incohérents intéressés à la "spiritualité" de façon générale et qui se sentent particulièrement à l'aise dans l'Église décadente, au point de vouloir en devenir les leaders.

Mais les Catholiques de demain ne toléreront pas la médiocrité. Une petite minorité de jeunes prêtres et de séminaristes ont du bon sens, particulièrement ceux de certains mouvements européens. Ce sont ces prêtre qui verront leurs messes fréquentées par les Catholiques.

Il faut aussi se rendre à l'évidence: il existe un schisme invisible dans l'Église entre modernistes libéraux, d'un bord, et les Catholiques fidèles (conservateurs, traditionalistes, charismatiques, etc.) de l'autre. Ces derniers sont en minorité au Québec, mais l'avenir leur appartient. Prenez par exemple la Fraternité Saint-Pierre qui s'est installé au Québec. Même si elle offre la messe en latin seulement, elle attire aussi des Catholiques non traditionalistes.