1 décembre 2011

Ça se passe comment dans une clinique d’avortement?


Jane Roe, c’est le pseudonyme de Norma McCorvey, la femme derrière Roe contre Wade, le jugement qui a légalisé l’avortement aux États-Unis.

Elle est maintenant une activiste pro-vie et catholique, mais pendant des années, elle a travaillé dans une clinique d’avortement. Le blogue de Campagne Québec-Vie publie des extraits de son autobiographie, maintenant traduite en français :
Elle raconte : « La salle des pièces détachées », où étaient gardés les bébés avortés, était particulièrement sinistre. Personne n’aimait avoir à y faire quelque chose, et encore moins à la nettoyer. De plus, comme il était interdit aux patientes d’y entrer, nous la laissions plus ou moins tomber en ruine. Si un bébé ne rentrait pas dans le seau, c’était tant pis pour lui; on le laissait traîner là. D’autres bébés étaient entassés comme du bois mort après que tous leurs membres aient été rassemblés et comptés (après les avortements, les médecins doivent compter les membres principaux — bras, jambes, tronc et tête – pour s’assurer de n’avoir rien oublié dans le ventre de la mère).

Cette pièce sentait horriblement mauvais. On avait beau utiliser les détergents aux odeurs les plus fortes, elles étaient à nouveau noyées en quelques heures par la puissante odeur des déchets médicaux et de pourriture – cela explique pourquoi les rats aimaient tant nous visiter chaque nuit. » (p.26-27) « Le congélateur était plein de bocaux, il y en avait des dizaines, et chacun d’entre eux était rempli de tout petits membres. Ronda a eu le souffle coupé en voyant les minuscules pieds et mains, gelés dans leur bain de sang, collés contre la paroi des bocaux. » (p.131)
Rappelez-vous toujours que les gens impliqués dans l'avortement ne peuvent jamais dire la vérité toute crue. Parce que ça dévoilerait trop de secrets, les secrets qui préservent la légitimité de l'avortement. On essaie de présenter l'avortement comme une opération médicale comme n'importe quelle autre. C'est certain que ce n'est pas vrai, mais si les pôvre-choix n'y croient pas, les gens vont finir par savoir que l'avortement tue un être humain, et que ça affecte profondément les gens impliqués.

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