10 novembre 2011

Le problème économqiue de l'Occident...c'est culturel

Dans cette entrevue avec Brian Lilley, l'auteur de renom Mark Steyn parle d'un problème majeur de notre système économique ... le crédit.

Voici ce qu'il a dit (Partie 5, vers 1:40)

Le crédit, que l'on conçoit comme un terme bancaire, ne l'est pas-- c'est un concept moral. Le crédit présuppose la confiance. La confiance présuppose la responsabilité. Alors, s'il y a un boum de crédit lorsqu'on a quasiment abolit la responsabilité personnelle, il n'est pas difficile de voir comment ça va finir...

Credit (…)  which we think of as banking term now, it’s not, it’s a moral concept. Credit presupposes trust. Trust presupposes responsibility. So if you have a credit boom in an age that has all but abolished personal responsibility, it’s not hard to figure out how it’s going to end.


Bon, on parle de crédit ici, mais on peut examiner n'importe quel concept économique sous un angle moral. Et quand je parle de "moral" je ne parle pas nécessairement du péché, de satisfaire des idées abstraites du bien et du mal (bien que j'y adhère!). La moralité, c'est la science des comportements qui sont les plus aptes à satisfaire les besoins des hommes.  C'est très pragmatique.

Alors, le crédit présuppose la confiance et la confiance présuppose la responsabilité. Pour être responsable, il faut être une personne morale. Un égoïste ne peut pas être responsable-- il va toujours chercher à blâmer  les autres pour ses problèmes et d'exploiter les gens pour trouver les solutions à ses problèmes.  Cet égoïsme est partout. On vote pour pouvoir profiter de la richesse des autres. On veut nos chèques, nos programmes sociaux, sans être vraiment dans le besoin. On s'en fout si l'État de le payer, on a juste à taxer les riches encore plus.

On voit comment l'immoralité dans notre culture sappe notre développement économique et politique.

Tant que la société rejette l'idée de la responsabilité personnelle et qu'on continue à agir de façon égoïste notre économie va continuer son trajet vers l'abîme. Si les valeurs de notre culture ne sont pas justes, notre économie et notre gouvernement ne seront jamais sains non plus.

Alors, on va me dire-- la gauche a aussi ses idées morales sur l'économie.

Et c'est vrai. Mais la gauche sépare la moralité de la responsabilité individuelle. Pour la gauche, la morale, c'est redresser les inégalités sans prendre compte de la responsabilité personnelle. Souvent elle y renonce. Elle y renonce parce que son concept de la nature humaine est défectueux. Sans une appréciation saine de l'être humain, il est impossible de développer une morale sensée. 

Donc, tous les jeux électoralistes qu'on voit dans les média-- ça ne vaut pas notre attention si on ne redresse pas le problème culturel, qui est dans le fond un problème moral et philosophique.

Ça ne vaut rien de s'exciter sur le sort de la CAQ ou de Parti conservateur tant qu'ils sont obligés de façonner leur plateforme à l'égoïsme de la collectivité. Je ne dis pas qu'on ne devrait pas s'intéresser aux partis et aux élections. Mais ce n'est pas là le veritable enjeux. Que le parti au pouvoir se dise de gauche ou de droite, il va satisfaire la volonté de la population pour rester au pouvoir-- c'est la nature humaine. Alors, au lieu de changer de parti, il faut changer la volonté de la population.

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