28 octobre 2011

Il ne faut pas donner TROP d'informations aux femmes qui veulent avorter

Quand j'ai subi une opération Lasik pour corriger ma vision, il fallait que j'écoute tous les détails de l'opération pour pouvoir passer à l'acte.

Je suis sensible par nature à ces choses-là. Je ne voulais pas entendre que le chirurgien allait projeter un laser dans mon oeil pour corriger la courbe de ma cornée.

Mais la madame ne m'aurait pas laisser entrer dans la salle d'opération sans que je sois complètement au courrant.

Dailleurs, il a fallu que je signe un formulaire de consentement de 8 pages. Je devais signer mes initials après chacunes des propositions pour assurer que je les avais lues. J'ai signé plusieurs dizaines de fois.

Vous m'allez dire que ç'a été fait pour le bénéfice du médécin pour prévenir des poursuites judiciaires.

Mais ne trouvez vous pas ça normal qu'un adulte soit informé avec tant de détails pour une opération aussi majeure et pleine de conséquence?

Mais voilà, en Caroline du Nord, on croit que montrer l'image du foetus, c'est une violation des droits de la femme. Selon un activiste "cela revient à considérer les femmes comme incapables d'être des adultes compétentes".

Non, au contraire. Ne pas montrer les images revient à dire que la femme n'est pas capable de vivre avec la vérité. Si cela est le cas, comment peut-on permettre une telle opération? Si elle n'est pas capable de digérer la réalité, est-ce qu'elle est compétente de subir une telle opération? Moi, j'étais sensible à ce qui allait arriver à mes yeux. Mais, si je refusais de faire face à la réalité, est-ce que j'étais vraiment prête à consentir à une telle opération? La maturité, c'est pouvoir faire face à la vérité, et non de la refuser. Être compétente, c'est pouvoir accepter les informations pertinentes, et non pas vivre dans le déni.

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