31 octobre 2011

Comprendre les intentions de vote de Québécois

Richard Martineau ne comprend pu rien..

Il ne comprend pas la stratégie électorale des Québécois.

Moi j'ai quelques suggestions pour résoudre le dilemme.

Premièrement: en ce qui concerne la gestion quotidienne des politiciens, c'est du "pareil au même". Est-ce que les PQ, le PLQ ou l'ADQ gérait le Québec aussi différemment l'un de l'autre?

Peut-être les groupes qui bénéficieraient de leur gestion étatiste changerait de régime en régime, mais à un moment donné, tous bénéficient de la manne gouvernementale. Les Québécois sont tellement nombreux à manger de la main de l'État qu'il est quasiment impossible de ne pas en profiter.

Deuxièmement: les Québécois tolèrent mal les différences d'opinion. Le Québécois moyen a peur d'être seul dans son opinion. Alors, il se réfère au "consensus" du moment pour savoir comment voter. Alors, si, le consensus dans le moment c'est que la souveraineté n'a pas la cote, il n'appuyera pas la souveraineté. Et si ses élites disent qu'on doit investir plus dans l'économie, il ne pose pas de questions, il s'aligne de cette façon.

Il n'essaie pas de contrarier le "consensus". Parce que les gens qui contredisent le consensus sont automatiquement fous, jusqu'à preuve du contraire, au moment qu'un nouveau consensus est établi.

Donc, le Québécois n'est pas conséquent dans ces choix politiques. Il n'a pas besoin de l'être. Les politiciens se ressemblent-- donc, ça donne le même résultat-- et il se laisse mener par le "consensus", c'est-à-dire l'opinion des élites. Il n'est pas logique parce qu'il y en a pas de logique. Il vote avec son portefeuille et ses talking heads préferés.

Quand les Québécois vont décider de penser pour eux-mêmes -- et ceci s'applique autant à la gauche qu'à la droite-- leurs choix seront plus consistents. Pas avant.

Aucun commentaire: