7 juillet 2011

Le Québec anti-intellectuel

Le Québec n'est pas seulement une société anti-intellectuelle. C'est une société profondément anti-intellectuelle. Où la culture et le savoir ont une odeur suspecte. Où la suffisance et la prétention se mesurent au nombre de diplômes que l'on a pu obtenir, au nombre de livres que l'on a pu lire ou encore au nombre d'auteurs que l'on ose citer, en s'excusant presque chaque fois d'admettre leur existence.

L'anti-intellectualisme est un trait nord-américain, soit. Mais c'est un phénomène ancré dans la culture québécoise, où il vaut mieux, non seulement ne pas faire étalage de son érudition, mais masquer sa curiosité intellectuelle, pour ne pas être perçu comme un élitiste hautain, détaché des préoccupations de ses concitoyens.

Vrai!

D'après moi, c'est une des raisons pour laquelle les gens ont peur de bien parler. Je parle en joual comme tout le monde parce que si m'essayais dans un français conventionnel, je me ferais regarder à travers. C'est une des raisons pour laquelle j'ai toujours eu du mal à écrire. Je n'ai jamais appris à bien parler. Je ne blâme personne. Je fais simplement le constat.

1 commentaire:

Exzo2 a dit...

Ca vaut aussi la peine de lire ceci Suzanne : http://www2.lactualite.com/jean-francois-lisee/le-quebec-anti-intello-wo-menute/10072/