18 juin 2011

Les test prénataux -- une boîte de Pandore

NEW YORK, États-Unis - Imaginez: vous êtes enceinte et une simple prise de sang vous permet de connaître l'intégralité de l'ADN de votre futur enfant. Supposez que cette carte génétique vous révèle non seulement des maladies, comme la trisomie 21, mais également sa future taille, la couleur de ses yeux, voire la probabilité qu'il soit un jour atteint de la maladie d'Alzheimer ou homosexuel.

Cette éventualité est pour l'heure de l'ordre de la science-fiction, mais les spécialistes ont déjà avancé dans cette direction et, pour des questions de bioéthique, certains experts souhaitent que ses implications éventuelles soient évoquées dès à présent.

...

Et lorsque ces informations sont accessibles, doit-on permettre à une femme d'avoir un avortement pour n'importe quelle raison, y compris la taille que le bébé aurait à l'âge adulte et la couleur des yeux, interroge Jaime King. Certains États ont approuvé des lois interdisant les avortements sélectifs en raison du sexe du foetus. Mais rien ne dit que ces textes sont conformes à la Constitution américaine, et un couple pourrait tout simplement taire les véritables raisons de son choix.

Au Canada, il n'y a aucune loi contre ce genre d'avortement. Et même si les avorteurs ne voudront le faire ici au Canada, ça n'empêchera pas les canadiens de voyager aux États-Unis.

C'est simple: le but premier d'un test prénatal c'est de permettre la femme l'option de flusher son foetus avant la naissance s'il n'est pas désirable.

Quand la grande majorité des foetus avec des diagnostiques positifs sont "flushés" comme ça, on ne pourra pas conclure autrement.

Je ne suis pas contre l'idée d'un diagnostique en soi. C'est normal de vouloir savoir si son bébé est malade ou non.

Mais on a complètement perdu l'idée d'aimer son enfant inconditionnellement.

Bien sûr, certaines gens pensent qu'avorter son enfant c'est "miséricordieux". C'est comme ça qu'ils rationalisent leur décision.

Pensez-y: on pense que FAIRE TUER son enfant, c'est un geste d'amour, parce qu'on a peur qu'il souffre.

Donc, on élimine la personne, et non pas la souffrance elle-même.

La souffrance, ça se soigne. On a ben de la misère à le croire. Mais c'est vrai. De nos jours, on est capable de faire face à la douleur.

La question est de savoir si les parents sont capables de faire face à la douleur de leurs enfants?

On a tendance à projeter ben des émotions sur des personnes qui souffrent. On s'imagine à leur place et on se dit que ça serait invivable, tandis que les personnes souffrantes n'ont pas cette même perception.

On a perdu la véritable notion de l'amour. L'amour, ce n'est pas tuer. L'amour c'est faire l'effort que ça prend pour rendre l'autre heureux. Je trouve que dans notre société, on a perdu cette idée. On pense que l'amour c'est éliminer toutes conséquences néfastes à tout prix. Ce n'est pas ça. C'est d'aider la personne dans la situation qu'elle se trouve. Parfois, on est incapable d'éliminer la souffrance. Est-ce aimer la personne en voulant la voir mourir? Non. On ne détruit pas ce qu'on aime.

Parfois l'amour c'est douloureux. Ça serait douloureux de regarder son enfant mourir à petit feu au lieu de prendre les choses en main et le faire faire soi-même. Mais est-ce le confort de l'enfant qui compte ici, ou le parent? Il faut soigner sa souffrance, mais il ne faut pas détruire le pétit miracle qu'il est. Il mérite l'amour de ces parents et leur estime, et non pas leur désir d'éliminer leur propre souffrance.

C'est encore plus vrais pour des conditions non-mortelles. On peut prévoir des gens avorter des enfants parce qu'ils vont être obligés de porter des lunettes (et faire "nerd") ou parce qu'ils seront de petite taille. Le monde pense que ces "petite souffrances" ruinent la vie des gens.

Quand on est handicappé et apprécié par son entourage, ce n'est pas ces petits handicappes qui comptent. On apprend à vivre avec eux. C'est l'attitude perfectionniste des gens qui rendent malheureux, la volonté de tout vouloir parfait au lieu d'accueillir les gens tels qu'ils sont.

Le bon côté de ces tests, d'un point de vue pro-vie, c'est qu'on va pouvoir fournir une meilleure idée de l'identité des foetus. Imagine le cas d'une femme qui désire un avortement qui se présente à un centre de grossesse. On lui fait passer le test d'ADN. On est capable de lui dire la couleur des cheveux de son petit, son sexe, sa taille, même peut-être son poids en âge adulte. L'embryon ne sera plus un "amas de cellules". Il aura une identité plus claire.

Mais c'est une épée à deux tranchants, comme l'a été l'échographie.

On a franchement besoin des lois, mais les féministe vont les contrer selon leur idée absurde et extrémiste d'autonomie.

1 commentaire:

Finton a dit...

Décidément, les féministes vont tout faire pour cacher la vérité à propos de l'avortement!Jamais je n'ai vu de pro-choix exposé des photos d enfants avortés pour prouver que les photos des pro-vie sont truqués.