14 juin 2011

La mentalité pro-avortement à l'oeuvre

La mentalité pro-avortement traite les enfants non-désirés comme des punitions, et non des bénédiction. En voilà un exemple, dont le lien a été publié sur twitter tout récemment, mais qui date de l'année passé. Ce blogueur athé accuse la journaliste Sophie Bédard de faire l'apologie du viol parce qu'elle souligne le cas d'africaines violées qui ont mené leurs grossesses à terme.

En commentant le billet sur enlignetoi, il dit:

Le ton à la fois mièvre et cruel de l’article est assez révoltant. Si ce que raconte Bouchard est en train de faire l’apologie du viol… dans la mesure où la victime tombe enceinte. T’es pas contente, petite? T’as qu’à apprécier ce beau cadeau de la vie…

Mais voyons. Comme si une grossesse diminue la violence du viol.

La grossesse qui en résulte du viol n'est pas quelque chose de désirable.

Mais un enfant est toujours une bénédiction.

Comprenez-moi bien: lorsqu'on dénigre la vie, on dénigre l'enfant.

De plus, le blogueur écarte les témoignages des africaines elles-mêmes.

C'est souvent le cas dans le mouvement féministe: quand les témoignages des femmes ne cadrent pas avec l'idéologie féministe, leurs expériences sont mises de côté. Ce sont ces femmes qui ont subi le viol. Ce sont ces femmes qui disent que l'enfant est une consolation.

Est-ce que ces femmes nieraient que les aggressions contre elles étaient une bonne affaire? Je le doute fortement. Mais malgré ces violences, elles sont capables de retirer de ce qui est positif de leur expérience: un enfant.

Mais la mentalité pro-avortement n'est pas capable de voir ça. Pour eux, ils voient juste la violence. Le moment qu'ils reconnaissent que les femmes peuvent passer à travers leur situation et mener une grossesse à terme après un viol, ça remet en question un des arguments les plus utilisés pour justifier l'avortement légal-- que porter un enfant d'un violeur est cruel eet opprimant. Est-ce que ces femmes parlent comme des opprimées? Au point de vue de leur viol, c'est certain qu'elles ont été opprimées. Mais du point de vue du respect de leur enfant, non, elles n'ont pas été opprimées. Elles ont su faire face à leur responsabilité envers ces enfants malgre la violence commise contre elles. Est-ce que c'est juste qu'elles ont tombé enceinte après ces viols? Pas du tout. Mais il y a des choses injustes qui nous arrivent dans la vie qui nous imposent des responsabilités. Et le résultat de ce respect de la vie, c'est la présence d'un enfant.

Mais le mouvement pro-avortement pense que la vie humaine, c'est relative. Ça a moins d'importance que la femme. Pour le féminisme, tant que ça avantage la femme, elle est forte; quand ce ne l'avantage plus, elle est victime. Quand ça devient dur pour une femme, ce n'est plus juste; elle est une victime.

Et notez bien comment le blogueur écarte les témoignages et les perspectives des femmes pro-vie sur les sites de centres de grossesse. Il n'est pas capable de croire qu'il existe des femmes qui ne veulent pas avorter malgré une décision de terminer. Il est tellement trempé dans l'idéologie pro-avortement qu'il pense que l'aide qu'on cherche dans les centres de grossesses sont offerts dans les cliniques d'avortement. Pas vrai. Beaucoup de femmes qui se font avorter ne veulent pas mais elles ne savent pas quoi faire et elles n'ont personne dans leur entourage pour leur donner les arguments et le support nécessaire pour faire ce qu'elles ont envie de faire.

Une femme qui veut avorter à tout prix ne mettra pas le pied dans un centre de grossesse. Les femmes qui consultent ces centres sont souvent ambivalentes face à leur situation. Elles veulent du support, mais elles ne le retrouvent pas. Voilà la fonction du centre de grossesse: de donner le raisonnement et l'aide matériel pour que la femme voit que mener cette grossesse à terme est possible.

De plus ces centres de grossesses servent une autre fonction importante: elles offrent du support après l'avortement. Beaucoup de femmes regrettent leur décision et subissent des séquelles importantes. Mais le mouvement féministe commence à peine à reconnaître leur douleur, et elle a tendance à la sous-estimer, parce que ça contribue à la stigmatisation de l'avortement, que les féministes essaient à tout prix à éliminer.
Mais ça fait tellement longtemps que le mouvement pro-avortement est incontesté au Québec, que les gens sont pas habitués de voir leurs précieux dogmes remis en question. Attendez-vous à ce que la pensée pro-vie soit plus répandue au Québec.

2 commentaires:

Patrice Drapeau a dit...

Que faites vous si une fille tombe enceinte parce qu'un prête l'a violer?

Pensez-y?

Suzanne a dit...

On fait la même chose avec n'importe quel violeur: on le dénonace à la police.