23 mai 2011

La vie privée des politiciens, ça compte

Qu'est-ce que ça peut ben faire si un politicien trompe sa femme? C'est de ses affaires.

On entend souvent dire ça.

Personne ne veut juger. Surtout, je crois, personne ne veut s'autocondamner, soit pour une tricherie antérieure, ou peut-être pour un adultère à l'avenir. C'est comme un genre de passe-droit moral. Si on ne condamne pas les autres pour leurs fautes, c'est comme si on se donnait le droit de le faire nous-mêmes.

Richard Martineau donne l'heure juste sur les histoires de scandales sexuels:

Mais un politicien qui flirte tout ce qui bouge, qui pogne le cul des agentes de bord et des serveuses et qui passe son temps à coucher à droite et à gauche, vous trouvez vraiment que ça ne dit rien d’essentiel sur sa personnalité ?

Hmmmm, pas sûr…

Si le gars est prêt à mentir à la personne qui est le plus proche de lui, je me demande pourquoi il ne mentirait pas à de purs inconnus.

Et s’il est incapable de respecter un serment qui le lie à sa femme, je ne vois pas pourquoi il respecterait un serment qui le lie à des étrangers qu’il n’a jamais vus.

Sauf qu'il se contredit quelque peu:

Tout le monde peut tromper sa douce moitié. Mais il y a une marge entre avoir une aventure, et être incapable de garder sa bizoune dans son pantalon.

Soit tu respectes ton voeux de mariage ou tu ne le respectes pas.

L'adultère c'est un défaut de caractère. Le caractère, ça compte en politique. Peut-être ce n'est pas tout, mais ce n'est pas rien, non plus.

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