9 avril 2011

Article christophobe dans le Devoir

Pourquoi est-ce qu'un croyant a moins le droit de faire partie de la scène politique qu'un non-croyant?

C'est la question je me pose après la lecture de l'article christophobe d'Hélène Buzzetti dans le Devoir.

Le premier exemple de ces "fous de Dieu" vient d'une anecdote dont on n'a pas le nom de l'actrice centrale-- la députée libérale qui a subi une réaction allergique. On n'a pas de confirmation de la journaliste. On est supposé d'accepter la parole de la journaliste selon le ouï-dire.

On n'a pas la version des députés conservateurs en cause. La journaliste dit que les députés n'ont pas été chercher de l'aide médicale, mais elle nous dit pas si de l'aide a été obtenu par quelqu'un d'autre.

Ceux qui ont été témoins de la scène ont été choqués de ce réflexe religieux contre-productif (l'attroupement nuisait à la respiration de la députée), mais ils hésitent à le dénoncer de peur d'être taxés d'intolérance.

Donc, on est supposé d'accepter la parole du journaliste, qui ne nomme pas ses sources.

Ça c'est du journalisme!

Peut-être les députés ont raison d'avoir peur d'être dénoncer pour leur intolérance.

Mais comme on n'a pas de détails, on est supposé d'accepter sans questionnement tout ce qui vient de la plume de Mme. Buzzetti.

Deuxième exemple: le témoignage du député Maurice Vellacott concernant l'adoption.

J'ai aussi une famille biologique affectueuse avec laquelle j'ai vécu toute ma vie. Quand je dis que j'ai été adopté, je veux dire que je l'ai été par un père céleste. Ainsi, même quand je suis loin de mes parents terrestres, dans d'autres régions du monde ou du pays, ma famille indéfectible veille toujours sur moi.»

Wow, ça c'est radical. Le père céleste adopte.

Appelle la presse, un député manifeste ses sentiments religieux, ah non!

Au moins un député siégeant au comité s'est dit «estomaqué» et «choqué». «Nous n'avons pas à mêler religion et État», fait-il valoir

Encore une fois, la source n'est pas nommée. On est supposé d'accepter la parole de la journaliste.

Je suis certaine que le député en question avait ses raisons séculières pour appuyer les parents adoptifs.

Mais dans le fond, ce qui est choquant pour la gauche, et surtout la gauche non-croyante, c'est l'expression des idées religieuses.

C'est simple, ils veulent nous dire comment exprimer nos sentiments religieux. Ils veulent marginaliser la religion et ultimement l'effacer de la vie publique.

Ils ne respectent pas la liberté de religion. Ils reconçoivent la liberté de religion pour conformer à leur idée de la religion, pas l'idée de la  liberté de religion des personnes religieuses.

Un député a autant la liberté de religion que n'importe qui. Il a droit de dire ce qu'il y a sur le coeur, même si c'est religieux, dans un comité.

Mais la gauche veut que le gouvernement et le pays devient athée, peut-être pas officiellement (dans l'intérim) mais dans les faits, oui.

Mais notre Charte est basée sur la Suprématie de Dieu.

Dieu fait déjà partie de notre système politique.

Est-ce que Hélène Buzzetti va chercher la réaction des conservateurs mentionnés?

Non.

Il y a un jugement de valeurs sévère, mais aucun droit de réplique des acteurs cités.

J'ai souvent remarque que la gauche, surtout la gauche québécoise, aime parler et agir comme si des croyants n'existaient pas, ou n'étaient pas dans l'auditoire.

On parle comme si les croyants, c'étaient des étrangers, des marginaux, une minorité renfermée sur elle-même et à part.

D'une certaine manière, c'est un peu la faute des croyants, surtout les croyants québécois, parce qu'ils n'osent pas s'afficher. Bien des gens ont peur de passer pour des Talibans.

Mais c'est en ayant peur de passer pour des Talibans que les opposants réussissent à nous taguer de cette étiquette.

Ça fait que la silence, ça ne marche pas.

Si les croyants ne veulent pas être marginalisés davantage, il est grand temps qu'ils commencent à parler et à dire les choses comme elles sont.

Sans ça, on n'exercera pas notre influence et on va continuer d'être repousser dans le recoins du discours public pour par la suite perdre nos droits d'exercer notre foi comme on l'a toujours fait.

Il est temps maintenant de parler.

1 commentaire:

Gordon Shumway a dit...

Il est tout à votre honneur d'attendre d'un journaliste qu'il cite ses sources afin d'appuyer son raisonnement. C'est ce qui contribue, à mon avis, à établir un discours cohérent et clair duquel peut résulter un échange d'idées profitable à tous.


«Dieu fait déjà partie de notre système politique.» : À mon avis, l'article de la journaliste traduit peut-être un malaise d'une partie de la population à cet égard et peut-être pas une hostilité profonde envers la religion comme vous le laissez entendre.

«Ils veulent marginaliser la religion et ultimement l'effacer de la vie publique.» : Je ne peux m'empêcher de vous retourner le commentaire que vous avez fait à propos du manque de citations : mais d'où tenez vous ces informations?
Sinon je comprends mal ce que vous entendez par «vie publique». Vous voulez dire en dehors de la sphère politique? Si c'est le cas : est-ce que vous croyez que l'organisation des humains entre eux (gouvernement) devrait se faire selon les lois qu'ils décident ou selon des lois empruntées à un ordre religieux quelconque?

Mais de tout votre texte ce segment a, plus que les autres, retenu mon attention :«Sans ça, on n'exercera pas notre influence et on va continuer d'être repousser dans le recoins du discours public pour par la suite perdre nos droits d'exercer notre foi comme on l'a toujours fait.»
J'ignore encore une fois d'où vous tirez exactement ce fait : «comme on l'a toujours fait». Que définissez-vous comme une perte d'un droit de pratique religieuse? À quel moment cela s'est-il déjà produit dans notre histoire et de quelle façon?

En lisant cette partie de votre texte, la seule chose que j'avais en tête était :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pente_savonneuse

Merci pour votre temps