14 février 2011

Thomas de Koninck parle contre l'euthanasie

Thomas de Koninck:

«Voyez comme elle est énorme déjà sur nous tous et toutes, avant même toute législation, la pression du politically correct entretenue par les médias, qui fait dire à tant de gens que votre jugement est à coup sûr déjà rendu», a-t-il dit aux parlementaires présents.


En outre, le philosophe a soutenu que la légalisation de l'euthanasie et du suicide assisté créera de la pression auprès des malades et des personnes âgées. «Faire du suicide un droit a des terribles conséquences, dont celle d'une pression inadmissible sur le malade ou la personne âgée, à qui on reprochera et qui se reprochera de ne pas se sentir "de trop" et de ne pas solliciter dès lors de se faire supprimer», a-t-il affirmé.

«Quoi de plus inhumain qu'une pareille pression sur la conscience de cette personne, je vous le demande? Car il s'agit à toutes fins pratiques d'un rejet radical et d'un déni de toute dignité à cette personne, pire épreuve, on peut le penser, que celle d'un être souffrant entouré de soins», a ajouté le professeur.

D'autre part, M. De Koninck croit qu'une loi sur l'euthanasie serait injuste pour la grande majorité des Québécois et ne servirait pas le bien commun. «Faire une loi pour quelques cas individuels sans tenir compte du point de vue de l'ensemble des citoyens, ça ne peut pas être une bonne loi», a-t-il fait valoir.


Notre système médical ne devrait pas devenir l'industrie de la mort.

Ça ne finira plus.

On ne voudra plus traiter les gens âgés avec des maladies sérieuses-- on va se dire-- pourquoi "gaspiller" nous resources sur eux-- ils vont mourir bientôt de toute façon.

Le système médical devrait se dévouer exclusivement à guérir et à supprimer la souffrance.

Quant la valeur de la vie devient relative, tout peut devenir plus important: sa volonté, la volonté des parents, les resources, l'argent et tout ce que tu voudras. La dignité humaine deviendra négociable.

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