9 février 2011

J'en ai marre du prétendu consensus québécois

Une chronique de Patrick Lagacé démolit Maxime Bernier de façon carrément injuste.

L'attitude de Lagacé, de Réjean Parent, et de tout l'appareil de la création du prétendu "consensus québécois" me répugne.

Eux-autres ils se croient ben fins pour avoir des opinions illuminées et progressistes et s'imaginent que tout le monde pensent comme eux parce que les syndicats, les universitaires, les journalistes et les artisses et tout le monde qu'on voit à la télé pensent tous comme eux.

Mais dans le fond on connaît la vérité: pour faire partie de ce beau monde, il faut partager les bonnes opinions au Québec, surtout des opinions montréalaises.

Si une personne a la malchance d'être en désaccord avec le consensus québécois, non seulement il n'a pas le droit de cité (demande à un fédéraliste) mais il est exclut de la compagnie de bonnes gens.

On ne permettrait jamais un véritable croyant d'être admis dans le cercle des créateurs d'opinions, des têtes parlantes de la télé. Ou un libertarien. Ou un non-nationaliste.

Alors, les gens qui se déplacent dans ce monde de "consensus québécois" pensent que tout le monde ont les mêmes opinions qu'eux, et que les gens qui ne les partagent pas sont un infime petit nombre de marginaux qui grognent dans leur coin, inécoutés par les "vrais gens".

C'est de l'élitisme au plus haut point, même s'ils prétendent de défendre les intérêts des pôvres et des exclus.

Chèque ben l'attitude de Lagacé:

Je ne veux pas dire de M. Bernier qu'il n'est pas un vrai Québécois. Toute personne qui choisit de vivre ici est un Québécois, point. Mais je me demande parfois dans quel Québec il vit. Ce Québec où la loi 101 est inutile va peut-être plaire aux adeptes du libertarisme et à quelques Prix Nobel de la radio de Québec, mais sinon, c'est difficile d'être aussi divorcé du réel.

Voilà un montréalais qui parle. Le Québec de Maxime Bernier, c'est la Beauce, où l'anglais a très peu de place, et où les écoles anglaises n'auraient aucunement mis en danger la langue française. Mais comme le montréalais nombriliste typique, Lagacé pense que la situation sur l'Île de Montréal représente la situation de TOUT LE QUÉBEC, même si c'était loin d'être le cas.

Alors on a voté la loi 101 en somme pour les Montréalais. Et même après les anglophones sont tous partis des régions et que l'Île de Montréal était plus francais de jamais, on a décidé de le garder la loi. On a dit: Ben de valeur citoyens des régions: On doit limiter vos choix en éducation pour le bien des consciences fragiles du Plateau.

Alors, le citoyen moyen des régions étaient carrément incapables d'accéder à des écoles qui ne leur posaient aucun danger au point de vue de la culture. Même, dans les écoles anglaises des régions, c'est souvent le français qui primaient dans les corridors. J'en sais quelque chose.

Et maintenant, M. Lagacé a le culot de dire:

Avez-vous déjà entendu Maxime Bernier parler anglais? Allez sur YouTube, il y fait des éditoriaux dans les deux langues officielles. Sur son blogue aussi, je crois. Son anglais est manifestement rudimentaire. Son accent, à couper au couteau. Peut-être que, au lieu de travailler au cabinet du très péquiste et très pro-loi 101 Bernard Landry, dans une autre vie, Maxime Bernier aurait dû faire un stage chez Berlitz. Un homme fier comme lui ne peut pas être fier de son anglais, quasiment incompréhensible.

Ben peut-être si Bernier aurait eu la chance d'aller à l'école anglaise, son accent ne serait pas aussi marqué. Facile de critiquer quand Lagacé a eu la chance de fréquenter l'Université d'Ottawa. Une chance qui a eu le privilège d'apprendre l'anglais dans une région à forte population anglaise.

Maxime Bernier s'étonne de ce que ses commentaires sur la loi 101, inutile selon lui, aient suscité autant de réactions négatives au Québec. En fait, à part ses camarades libertariens, partisans d'un laisser-faire total de l'État, et le journal The Gazette, l'ancien ministre conservateur est à peu près seul dans son camp.

C'est comme ça ça marche pour les porte-étendards du consensus québécois-- quand personne dans les élites partagent ton point de vue (ou n'osent pas le dire) on isole la personne qui remet en question le consensus québécois pour ensuite transmettre le message aux gens que son opinion n'est pas bon parce qu'elle est la seul à le penser.

Peut-être les gens croiraient autrement s'il n'était pas endoctrinés à louer la Loi 101 et ne jamais le remettre en question.

Les québécois ont tellement peurs d'avoir des opinions autres que celles qui font parties du "consensus" justement parce qu'elles ont peur de cet isolement, de cette humiliation publique du genre que Lagacé essaie d'imposer sur Bernier.

Il est grand temps qu'on se tient debout pour dire que les gens ont le droit d'avoir d'autres opinions que celles de la majorité et que le tenors du consensus québécois n'ont pas le droit moral de faire du bullying médiatique à cause de cette remise en question.

J'en ai assez des gens qui essaient d'imposer leur opinion en invoquant ce consensus pour ensuite essayer de dépeindre leur opposants comme des losers.

Si on est pour briser le pouvoir médiatique des élites gauchistes, il faut dénoncer leurs tactiques et de plus continuer à publier des opinions qui remettent en question ce consensus. Plus on se tient debout ensemble, moins ils ont du pouvoir.

4 commentaires:

Éléonore a dit...

Autant je suis d'accord sur toi, sans même être catholique, sur beaucoup de point concernant l'église, la foi, la place de Dieu, etc, autant je suis en désaccord avec toi sur les questions linguistiques car se sont des questions sociales que tu abordes avec ta culture et la foi n'a rien à y voir.

Et je n'habite pas Montréal, n'ai jamais habité Montréal et n'habiterai jamais Montréal.
J'ai le double mandat d'être historienne et d'habiter en région, après avoir habité le Sud du Québec pendant 30 ans.

L'historienne et la citoyenne te diront que la loi 101 fut et est toujours utile, mais peut-être que toi tu ne peux comprendre, il me semble que tu as déjà écrit que tu serais prête à déménager en Ontario, je me demande même si tu n'est pas anglophone de naissance. J'ai pu constater que parfois tes tournure de phrases sont anglophones, es-tu en train de perdre ton français ?

Protéger le français au Québec, c'est comme protéger une perle d'eau douce dans une mer d'eau salé, si on ne le fait pas personne ne le fera pour nous. Car le poids de la masse anglaise en Amérique sera toujours prête à écraser notre minorité française. Même dans un couple si l'un parle anglais, le francophone cède toujours la place et les enfants sont rarement bilingues. Je l'ai vu dans des centaines de cas. Les francophones on est trop docile.

Et pas besoin d'aller à l'école en anglais pour bien parler anglais, les moyens sont à la porter de tous. Mes enfants et mon mari ont un excellent niveau d'anglais sans avoir été à l'école anlais. Ma fille parle même espagnole et a appris en autodidacte.

Éléonore a dit...

"Alors on a voté la loi 101 en somme pour les Montréalais. Et même après les anglophones sont tous partis des régions et que l'Île de Montréal était plus francais de jamais, on a décidé de le garder la loi. On a dit: Ben de valeur citoyens des régions: On doit limiter vos choix en éducation pour le bien des consciences fragiles du Plateau. "

Le bout ou tu dis que Montréal est plus français que jamais est terriblement faux, Montréal est plus anglais que jamais et le phénomème monte vers les Laurentides et les gens des "régions" sont de moins en moins à l'aise avec ce Montréal anglophone, alors dis-moi ce que cela deviendrait si on disait à tout le monde parler et afficher dans la langue que vous voulez ??? Dans le temps de le dire il n'y aurai plus un mot de fraçais à MTL ! et le reste de la province suivrait...

Éléonore a dit...

tu devrais peut-être lire le bog de jean-françois lysée, vers la fin il parle de Trudeau grand défenseur du libre-choix et du recul due fait français au Canada.


http://www2.lactualite.com/jean-francois-lisee/a-la-defense-de-maxime-bernier/7545/

Trudeau déclarait que la canda serait un rempart pour le fait français !

"Nous avons les résultats de cette expérience de libre-choix, débutée par Pierre Trudeau en 1968. Nous avons des statistiques sur plus d’un demi-siècle sur l’évolution du fait-français dans le reste du Canada. Les voici...

Pierre Trudeau était un libertarien de la langue. Chacun de ses arguments est repris aujourd’hui par les libertariens québécois. Sa politique a été un échec cuisant pour les francophones hors-Québec, dont le taux d’assimilation est désormais de 50% par génération"

Alors quand on me dit que la loi 101 n'est pas utile, je suis en totale désaccord !

Suzanne a dit...

Éléonore

Je suis une anglophone de la région de Québec. Oui, mes tournures de phrases sont anglaises. Mais à Ottawa, tout le monde s'en fiche de mes tournures de phrases.

Je ne suis pas en train de perdre mon français, je suis plus bilingue que jamais, parce que j'habite un endroit où le monde me regarde pas à travers à cause de mon accent ou de mes fautes de français. Je parle et écrit le français plus que jamais, parce que ici le français n'est pas une affaire politique, c'est une langue, point.

Ce n'est pas la masse anglaise qui menace le français. C'est faux. C'est la dénatalité. Le français a toujours survécu à cause du taux de natalité malgré les tentatives d'assimilation. Tant que les québécois veulent parler français et ont des enfants, rien va les empêcher de continuer.

Même dans un couple si l'un parle anglais, le francophone cède toujours la place et les enfants sont rarement bilingues.

Ça dépend du contexte. Mais frères sont accouplés avec des francophones pis leurs enfants sont beaucoup plus francophones qu'anglophones. La plupart d'entre eux vont ou ont été à l'école française.

L'assimilation au Québec ce n'est pas automatique.

Et pas besoin d'aller à l'école en anglais pour bien parler anglais,

Non mais ça aide. Et c'est aux parents de choisir l'éducation conveniable à leurs enfants.

Le bout ou tu dis que Montréal est plus français que jamais est terriblement faux, Montréal est plus anglais que jamais et le phénomème monte vers les Laurentides et les gens des "régions" sont de moins en moins à l'aise avec ce Montréal anglophone, alors dis-moi ce que cela deviendrait si on disait à tout le monde parler et afficher dans la langue que vous voulez ???

Alors le monde serait libre. Mais pourquoi les francophones ne sont pas plus nombreux? C'est là le bobo. Ce n'est pas la liberté des gens.

Je ne suis pas non plus pour l'étatisme de Trudeau. Trudeau est un peu derrière le problème en légalisant l'avortement et le divorce et promouvant la centralisation massive et l'étatisme.