7 février 2011

Inconduite sexuelle dans les centres jeunesse

Aujourd'hui un article choque dans Cyberpresse révèle des abus sexuels dans les centres jeunesse. Appelle-les choses par leur nom:

Spécialiste de la délinquance sexuelle féminine, la criminologue Franca Cortoni abonde dans le même sens. «Quand le jeune et l'éducatrice ont presque le même âge, on peut se demander lequel des deux exploite l'autre. Certaines jeunes femmes sont naïves», avance cette professeure de l'Université de Montréal.

Naïves?

Come on.

Peronne ne leur explique leurs obligations légales quand elles font leurs cours au CÉGEP?

Le délinquant qui a 16 ans a beau être manipulateur, l'éducatrice devrait être préparée pour ça et savoir qu'on n'entame pas des relations intimes-- encore moins des relations sexuelles-- avec des gens sous notre charge. C'est sa job de le savoir et de le pratiquer, qu'elle ait 18 ans ou 40.

J'ai l'impression qu'on essaie de blâmer la vraie victime.

J'en conviens qu'un délinquent de 16 ans n'est pas une victime dans le même sens qu'un gars peut l'être à 11 ans.

Cependant, cette maturité qu'on lui attribue est carrément superficielle. Yé en-dans, ce n'est pas pour rien.

Les adultes qui l'entourent devraient plus matures qui lui-- beaucoup plus matures. Le délinquant a le droit d'avoir des adultes qui agissent selon son bien même si lui il ne sait pas ce qui bien pour lui.

Les gars ne sont pas assez matures pour éviter la prison, et puis les éducatrices qui sont supposés l'aider ne sont pas plus brillantes et ils font des bébés ensembles? Voyons!

Dans ce contexte, le gars, dans ce sens-là, est victime, parce que le système n'a pas vu à son bien-être. Être père à 18 ans quand tu es délinquant, c'est ridicule. Mais le système l'a permis
(Chèque ben le bébé sera remis à la DPJ. C'est facile à prédire).

Mais on vit dans une société qui résiste aux limites. Personne ne veut plus s'autoimposer des limites à cause des "pulsions sexuelles" ou leurs carences affectives ou whatever.

Alors, les jeunes en souffrent. Ils ne voient pas de modèles de gens qui se maîtrisent, qui se sacrifient pour le plus grand bien.

Pis ah oui:

Au centre jeunesse, c'est la loi du silence, jurent de nombreux intervenants des deux sexes et de tous âges, qui avaient tous très peur d'être reconnus. D'après eux, c'est pour mieux étouffer ces histoires que plusieurs fautifs - réels ou apparents - se sont vu conseiller de démissionner en douce.

Avec toute l'histoire des abus sexuels dans l'Église, on n'a pas encore appris notre leçon.

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