10 février 2011

Aide la société: renonce à ta liberté

Voilà en quoi se résume l'attitude de Richard Martineau face à la Loi 101.

Il dit:

En d’autres mots : pourquoi empêcher les résidants de Chicoutimi d’envoyer leurs enfants à l’école anglaise alors que le français, là-bas, n’est absolument pas menacé ?

Bonne question.

Cela dit, on fait quoi ? On créée une loi 101 asymétrique qui s’appliquerait différemment selon l’endroit où l’on habite ?

Cela n’aurait aucun sens.

Déjà que la loi est difficile à appliquer comme c’est là, vous imaginez le bordel si on créait des exceptions géographiques ?

...

Effectivement, le dossier de la protection de la langue française touche d’abord et avant tout Montréal. Et alors ?

Ça vous arracherait la gueule de nous aider ?

Je comprends la frustration des gens vivant en région, c’est vrai que pendant longtemps, Montréal s’est foutue du reste de la province.

Mais on ne répond pas à l’indifférence par l’indifférence.

N’en déplaisent aux citoyens de Val d’or ou de Québec, qui ont un haut-le-cœur dès qu’ils entendent parler du Plateau Mont-Royal, Montréal n’est pas une ville comme les autres. C’est le poumon du Québec.

Si elle tombe, c’est toute la province qui va tomber.


Le nombrilisme de ce billet est épatant.

C'est Montréal qui est important: vous pis vos droits ne le sont pas.

Heille, pis le monde se demande pourquoi les gens des régions détestent Montréal!

Alors, renonce à l'éducation que tu souhaites pour tes enfants, on a besoin de garder Montréal français.

Qu'on le dise tout haut chers lecteurs: le problème c'est que les québécois, et surtout les Montréalais, ne veulent pas avoir d'enfants.

Avant de demander aux autres de renoncer à leurs libertés, commence à faire les efforts personnels nécessaires à préserver la langue. Commence par avoir trois enfants minimum.

Si toi tu n'es pas prêt à faire cet effort-- qui est toute une corvée, j'en conviens-- pourquoi est-ce juste de demander aux autres de priver leurs enfants  l'éducation qui leur est dû? -- Ces enfants que d'autres ont pris la peine de créer!

Ah, mes c'est aux autres de souffrir pour le bien d'un groupe "importante".

Des échos d'Animal Farm d'Orwell.

C'est du socialisme tout craché.

Mais j'ai une théorie: Les francophones qui déménagent à Montréal ne sont pas du tout dérangés par l'anglais. Même, c'est cette diversité qu'ils recherchent.

Si on n'aime pas l'anglais, onn peut étudier en région. Peut-être les universités ne sont pas aussi prestigeuses que celles de Montréal. Mais ce sont des bonnes universités tout de même. Peut-être un diplôme de l'Université de Montréal vaut plus ce celui de l'Université Laval au Québec, mais dans le fond, dans notre monde global, les gens à l'extérieur ne reconnaissent pas la différence.

D'après moi, la question de la langue, c'est la préoccupation d'une certaine intelligentsia (les créateurs du consensus québécois) et une partie de la population suit cette opinion, sans que ça vient les chercher dans les tripes.

Les Québécois veulent que le Québec reste français. Pourvu que ce sont les autres qui en payent le prix.

Le seul moyen de préserver une langue, c'est d'être plus nombreux. Plus nombreux que les immigrants. Plus nombreux que les autres groupes qui risque de t'assimiler. Plus nombreux que la génération précédante. Ce n'est pas l'État qui est capable de faire des enfants. Ce sont des citoyens qui doivent décider que les enfants et tout ce qu'ils représentent sont une priorité. Si ta carrière, ton couple,tes bébelles ou tes voyages  sont une plus grande priorité qu'avoir des enfants, ben tu récoltes ce que tu sèmes. Blâme pas les autres pour ne pas avoir rénoncer à leurs libertés par égoïsme quand tu t'attends à ce qu'aux autres agissent selon tes priorités.

C'est une vérité impopulaire, mais la vérité a une façon d'imposer sa réalité, même si on ne la reconnaît pas.

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