5 janvier 2011

VIDÉO: Une jeune dame raconte son avortement

Voici (à la fin du billet) le témoignage d'une femme dans la vingtaine qui parle de son avortement et de sa réaction face à la "propagande" pro-vie.

Vous allez comprendre qu'elle a été vraiment trempée dans le brainwash féministe.

La première chose qu'elle avance c'est qu'une "grossesse" de 8 semaines (mettons 6 semaines dès la conception) est un amas de cellules.

Il y a un site d'images et de films sur les foetus prénataux que je vous conseille fortement. Il s'appelle Endowment for Human Development ou ehd.org.

C'est le meilleur parce que les images proviennent d'une caméra qui a été placée directement dans l'utérus pendant la grossesse. Tu ne peux pas avoir mieux que ça.

En plus, les films ont des sous-titres dans 88 langues, dont le français.

Lorsqu'un regarde ces films, on ne peut pas dire que l'embryon est un amas de cellules. Même à 6 semaines.

Les cliniques d'avortement ne vous montreront jamais la vérité. Même les conseillers et les activistes sont ignorants à l'égard du développement prénatal. Ce n'est pas dans leur intérêt de connaître la vérité.

Une autre chose que j'ai trouvé drôle c'est qu'elle dit que les photos d'avortement propagées par les pro-vie sont truquées.

On entend souvent dire ça.

Comment le sait-elle?

Est-ce que les militants pro-avortement lui ont montré des images de foetus avortés?

Mais non. En douze ans de militantisme pro-vie, je n'ai jamais vu un seul militant pro-choix montrer des images de foetus avortés pour montrer comment celles des pro-vie étaient "truquées". La prise de photo serait assez facile: il s'agirait de prendre la photo dans la salle de pathologie où le médecin est censé de reconstituer le foetus après l'intervention pour s'assurer que chaque membre du petit à été aspirer.

Où encore, une militante pro-choix qui subit un avortement chimique pourrait prendre une photo des restes de l'embryon, si la grossesse est assez avancée. Bon, avant 5-6 semaines de grossesse, ça pourrait être difficile compte tenu du fait que les embryons peuvent passer inapperçus dans les mottes de tissus ensanglantés, mais il est complètement possible de le faire après 8 ou 9 semaines de grossesse, et dailleurs ça s'est déjà fait et j'ai les images pour le prouver (mais ce n'était pas une militante qui les ait pris.)

J'ai cherché longtemps des images de foetus ou d'embryons avortés prises par des avorteurs ou des partisans de l'avortement. Ce que j'ai pu recueillir n'était pas le foetus, mais l'embryon dans un sac vitellin. Comprenez bien que l'embryon à ce stade mesure environ entre 5mm et 1cm, et que le volume des autres tissus est plus important que celui de l'embryon-- alors c'est normal qu'on ne voit pas l'embryon à l'oeil. Mais il ne serait pas difficile de dévoiler l'embryon si le but était de montrer le développement humain. Mais les partisans de l'avortement n'ont pas intérêt à éduquer le public sur le développement prénatal. Ils comprennent que la réaction de la personne moyenne devant des images de foetus seraient : "mais c'est un être humain". Alors, ils ne prennent pas la liberté d'informer les femmes, parce que dans leur tête, que ça soit un embryon de 5mm ou un bébé de 30 semaines, la femme décide, et quand la femme le reste est secondaire. Si elle est ignorante concernant le développement humain, c'est son problème, pas la leur.

La chose la plus atroce dans le vidéo est quand elle raconte la façon dont la clinique lui a traité. Le médecin n'a même pas pris la peine de lui offrir un médicament pour l'anésthasiée.

Bon, peut-être l'étatisme du système de santé a ses bon côtés. (Bien que je ne suis pas certaine que c'était dans le système public, mais on peut toujours spéculer.)

Alors, elle a été obligée de subir l'intervention sans médicament anti-douleur. Je crois c'est parce qu'elle n'a pas été accompagnée par son partenaire, puisqu'elle aurait pu subir des effets néfastes des l'anésthésie après son intervention. Dans la clinique Morgentaler, normalement, si le femme se présente toute seule, le rendez-vous est raporté. (Mais j'ai déjà vu des femmes vomir devant la clinique après leur sortie, sans que personne se soucie de leur sort. C'est clair qu'il y a problème).

J'ai l'impression que la femme se sentait un peu pressée à cause du nombre de patientes qui attendaient leur intervention. C'est comme ça que ça se passe dans bien des cliniques d'avortement: c'est comme une chaîne de production. En quelque sorte c'est ce qui attire certains médecins dans le domaine: c'est de l'argent facile est les coûts sont relativement peu élevés. Alors le médecin a intérêt à en faire le plus possible.

Je termine avec son discours sur l'histoire de l'avortement. Elle est nettement exaggérée. Bien qu'il est vrai que certaines femmes prenaient des aiguilles à tricoter pour s'avorter, c'était assez rare. La grande majorité des avortements avaient lieu sous l'oeil d'un profesionnel de la santé qui les faisait comme un sideline, et voilà pourquoi l'avortement était disponible pour les femmes au moment de la légalisation: il y a avait des médecins qui savaient déjà comment les faire.

La chose la plus ridicule c'est la notion que si l'avortement est banni, les femmes vont retourner à utiliser des aiguilles à tricoter pour s'avorter.

Franchement, à notre époque, c'est quasiment inimaginable. Même dans le Tiers-monde, les femmes ne le font pas. Les avortements clandestins se font par médicament. Les activistes pro-choix ont tellement bien publicisé les méfaits des avortement par aiguilles que ça fait partie de la culture commune des gens.

Au moment de la légalisation de l'avortement, il fallait que les féministes inventent une histoire engageante pour pouvoir vendre leur projet. On a largement exaggéré le nombre d'avortements clandestins, et le nombre de victimes. Pourtant, en Ireland et en Pologne, l'avortement est illégal et les avortements par cintre ne se font pas. Oui, il est vrai que des femmes voyagent à Angleterre pour les obtenir, mais ce n'est pas tout le monde qui est capable de se payer un billet d'avion (en plus des frais médicaux).

(Soit dit en passant, ce ne sont pas les féministes qui ont fini par obtenir la légalisation de l'avortement au Canada, mais les avocats et les médecins. Les féministes ont cependant influencé nos perceptions culturelles.)

H/T Nephtar et Nephtali


2 commentaires:

Fraddé a dit...

Me demande si les huer (en groupe) à la sortie de la clinique est un crime … C’est quoi qui est le pire : d’avorter (tuer) la vie d’un innocent ou bien de commémorer la mémoire de cet innocent en exprimant publiquement notre dégoût vis-à-vis ses parents irresponsables ?

Si nos élus politiques sont incapables de légiférer dans l’intérêt de la vie, c’est alors aux activistes d’agir et de démotiver les irresponsables. Vous voulez que la boucherie cesse ? Vous trouvez que trois millions commencent à faire pas mal ? Alors sortez de votre petit confort et allez confronter les pro-morts sur le terrain.

*Ici, le «vous» s’adresse à quiconque qui a encore du respect pour la vie humaine.


Fraddé
P.S : «Reconnais le moment favorable» – Pittacos de Mytilène

Finton a dit...

Vraiment cela m'a donné la nausée de l entendre parler de son avortement comme si elle avait été se faire arracher une dent!

Pardonnez-leurs car ils ne savent pas ce qu'ils font!