3 janvier 2011

Les prétendus "extrémistes" pro-vie

Le Nef:

Nous avons vu aussi se déployer la sempiternelle critique frontale, par certains milieux catholiques eux-mêmes, des initiatives (à 90 % animées par des laïcs), qui depuis plus de 30 ans, interpellent les consciences par leurs actions spirituelles et non violentes sur la question de l’avortement : « Nous sommes pour la vie mais pas comme ces extrémistes, ces violents “pro life” », etc. Quelle ineptie ! Vous connaissez des gens qui sont « contre la vie », vous ? Ce que défend l’Église contre le monde est bien plus concret : c’est qu’un embryon est un véritable être humain et que sa suppression est tout simplement un crime !

Il y en a assez que des catholiques eux-mêmes mêlent leur voix aux loups pour stigmatiser une mouvance qui n’existe pas. C’est un fantasme d’imaginer que des groupes paramilitaires pourchassent les médecins avorteurs ou les femmes à l’entrée des cliniques d’avortement ! Qu’ils aillent donc, ces bien-pensants, prier le rosaire à genoux devant une clinique pour les âmes de ces enfants sacrifiés avec les courageux militants de « SOS Tous petits », sous les hurlements, les œufs ou les pierres des gauchistes… ils pourront ainsi voir de près un vrai « extrémisme ». Face aux questions « l’embryon est-il un être humain innocent ? », « l’avortement est-il le meurtre d’un innocent ? » il n’y a pas de catholiques intransigeants ou de catholiques bien pensants, il n’y a qu’une seule réponse, et la seule chose qui est extrême et intransigeante dans cette affaire, c’est que ces enfants non nés n’ont aucune chance de s’en tirer, de faire entendre leur voix pour échapper à la mort.

Ça fait un peu plus d'une décennie que je milite dans le mouvement pro-vie.

La seule violence sur le terrain dont j'ai entendu parler c'était de la part des pôvre-choix. Dans les dernières années à Ottawa, un manifestant pro-vie a perdu une dent lors d'une aggression dont il était la cible, et une autre vieille dame s'est cassé le bras après une chute lors d'une attaque. Ce sont des événements exceptionnels, mais beaucoup moins exceptionnel que la violence pro-vie.

Certes, il existe des gens qui ont tué des avorteurs ou employés de cliniques. Surtout des américains. Soit. Mais, de là à caractériser le mouvement entier comme violent, lorsque ses événements se déroulent dans le plus grand respect de la loi, c'est une exaggération délibérée, voire, un mensonge.

Le mouvement souverainiste des années 60 n'étaient pas violent, mais le FLQ l'était. Alors, a-t-on permis que le mouvement soit défini par des terroristes?

Il ne faut oublier non-plus que les féministes ont un fâcheux penchant pour l'inflation verbale. Pour elles, un attouchement non-consenti c'est une aggression sexuelle (pratiquement un viol); une farce cochonne, c'est de l'harcèlement; un point de vue contraire, c'est de la misogynie, etc. D'après elles, prier le rosaire devant une clinique c'est une oppression intolérable. Leurs pauvres coeurs sont blessés à voir des gens exprimer leur désaccord. Pour les féministes, les femmes sont fortes, sauf quand ça leur sert de ne pas l'être. Laisse faire qu'on déplace mer et monde pour aider les femmes enceintes en difficulté... on est là pour causer du tort.

Alors, il faut prendre ce qu'elles ont à dire avec un grain de sel, et encourager les autres à le faire.

1 commentaire:

Éléonore a dit...

il y a aussi des médecins contre l'avortement, ils n'ont pratiquement pas le droit de le dire, c'est ma vue.
Oui tu as bien raison, les féministes-extrémistes aiment bien la liberté de parole et la liberté de manifester.... car ce sont elles qui l'exerce !
Richard Martineau dans sa chronique a dénoncé les abus de langage de ses femmes qui lors du drame de polytechnique avaient écris des horreurs du genre "il ya un Lépine qui dort en chaque homme !"