9 décembre 2010

L'infanticide en France: une étude contredit les idées véhiculées par les médias

Dans les deux ou trois dernières années, on entend parler des cas d'infanticide ou d'abandon d'enfants dans plusieurs pays.

Un billet du journalist Michel Janva parle d'une étude publiée dans le Archives of disease in childhood , portant sur l'infanticide dans 26 régions françaises. Un article de Figaro la commente:

[L'étude]révèle que le meurtre d'un enfant par la mère le jour de l'accouchement serait bien plus fréquent que ne l'indiquent les statistiques officielles de mortalité. Et que les femmes néonaticides, souvent mariées et déjà mères, diffèrent légèrement du profil social et psychologique traditionnellement associé à l'infanticide.

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Au total, 27 cas ont été constatés sur ces cinq années, soit une moyenne de 2,1 pour 100.000 naissances, quand les statistiques officielles de mortalité n'en comptabilisaient que 0,39. Le phénomène est donc 5,4 fois plus conséquent que ce que l'on imaginait jusque-là.

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Les chercheurs ont également pu analyser le profil psychologique et social de 17 mères sur les 27 décès. Contrairement aux idées reçues, ces femmes n'étaient pour la plupart pas désocialisées et ne présentaient pas de troubles mentaux caractérisés.

Et voilà le fait le plus troublant:

La grossesse était cachée à l'entourage, mais aucun cas de déni de grossesse, défini comme une non prise de conscience du fait d'être enceinte, n'a été constaté.

On dit souvent qu'une femme qui tue sont bébé est en déni de grossesse. On parle aussi de femmes souffrant de dépression post-partum.

Selon cette étude, ce n'est pas du tout le cas.

Au Canada, l'infanticide est une catégorie spéciale d'homicide et la peine maximale est de 5 ans. Quand on a établi cette peine, on croyait que la femme était moins responsable à cause de ses hormones.

Mais il semble que l'infanticide est une stratégie plus éclairée que l'on croit. J'espère qu'on va étudier le phénomène au Canada.

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