25 novembre 2010

Quand la vie n'est plus sacrée

Nathalie Elgrably-Levy:

Toutefois, même si la thèse du réchauffement anthropogénique a perdu de son élan depuis le Climategate, elle a néanmoins jeté les bases d'une «logique» qui ouvre la porte à des dérives idéologiques aux conséquences potentiellement tragiques. Selon l'évangile écocatastrophiste, nos émissions de CO2 sont responsables du réchauffement climatique, d'où la nécessité de les réduire aussi rapidement que radicalement.

Or, toutes les activités humaines produisent du CO2, même le simple fait de respirer. Entre lutter contre les émissions de CO2, et s'attaquer à l'Homme, le glissement est donc facile. D'ailleurs, un nombre grandissant de voix s'élèvent à présent pour dénoncer la surpopulation terrestre et défendre la nécessité d'un contrôle démographique par de multiples moyens, allant de la limitation des naissances à l'avortement forcé, en passant par la stérilisation. Le plus inquiétant, c'est que le contrôle démographique n'est plus appuyé que par quelques marginaux fanatiques, mais bien par des personnes respectées et influentes, dont Bill Gates et David Rockefeller.

Jusqu'à tout récemment, rien n'était plus sacré que la vie humaine. Partout et par tous, elle était célébrée, défendue et protégée. Aujourd'hui, certains ont réduit l'être humain à un vulgaire parasite dont l'existence menace l'environnement, un cancer à combattre. On disait que la vie n'avait pas de prix. Maintenant, on la mesure à son empreinte carbone.

Assisterons-nous un jour à des génocides au nom de l'environnement? Qui sait! L'Histoire nous a montré que l'homme est capable du meilleur comme du pire.

Quand on a décidé que la vie d'un foetus n'était pas sacrée parce qu'il ne satisfaisait pas nos standards d'être humain, on a semé les graines de ce mouvement.

Tout devient plus important que l'être humain. L'État. La planète. La nature. Le niveau de vie. Le développement économique. L'autonomie de la femme. La génétique. Le bonheur des autres.

Alors en voilà la conséquence. Quand la vie humaine est moins importante que tout autre chose, on en souffre les conséquences.

Si on veut prévenir la tuerie, il faut metter la vie humaine par dessus toute chose.

Quand tuer devient la solution à un problème-- n'importe quel problème, ça veut dire qu'on est moralement paresseux.

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